vendredi 28 novembre 2025
jacques halbronn Linguistique. Les affixes relévent de l'oralité et les radicaux du stade écrit. Le rôle de l'erreur dans la transmission
jacques halbronn Linguistique. Les affixes relévent de l'oralité et les radicaux du stade écrit. Le rôle de l'erreur dans la transmission
Selon nous, les affixes n'ont pas à figurer à l'écrit mais ne doivent apparaitre qu'à l'oral. On a là une division majeure du lexique qui n'a pas été suffisamment soulignée, du moins à notre connaissance. Cela signifie que la présence d'affixes à l'écrit n'est pas pertinente et reléve d'un facheux empiétement. L'écrit s'épelle mais ne se parle pas. Dans le cadre de notre modéle triangulaire, l'écrit se situe dans la neutralité poysémique, ce qui implique un certain suspense, une liberté mais aussi une charge pour le locuteur . Ce n'est qu'à l'oral que tout va se décider, positif ou négatif, masculin ou féminin, passé ou futur.
Nous ajouterons que le passage du nom à l'adjectif et à l'adverbe obéit à ce même principe. On passe ainsi d'essence à essentiel et à essentiellement par l'adjonction de la lettre "L", comme nature et naturel/naturellement.
Il importe de recourir à des affixes liés à un même radical plutôt qu'à des synonymes qui occultent complétement la transparence morphologique. On prendra le contre exemple du français quand il oppose fermé à ouvert au lieu de couvert. De meme il importe que le locuteur ait conscience que découvrir s'oppose à couvrir et l'interface entre couvert et ouvert. On aura compris que pour nous, une langue trop synonymique (du fait de ses emprunts) n'est pas appropriée pour la didactique des langues et notamment pour l'éveil de l'enfant qui dépendra trop d'une aide extérieur alors que le respect des affixes lui rend l'apprentissage bien plus aisé. Il apparait que le masculin du français est la forme la plus accomplie du processus de liaison et qu'il laisse le plus d'initiative au locuteur et permet notamment la diphtongaison, laquelle tend à disparaitre au féminin (un/une) mais c'est aussi celle qui exige la plus grand attention de la part du récepteur qui risque de manquer la perception d'un affixe à l'oral. En outre, pour l'émetteur, la liaison exige une gymnastique qui doit s'acquèrir très tôt. En ce sens, la langue française nous apparait comme fortement initiatique et donc élitique, générant toutes sortes de corruptions de la part des étrangers. C'est ainsi que le préfixe négatif "n" peut échapper à l'oreille distraite et ne pas être identifié comme tel, dès lors qu'il s'accompagne d'un e muet. Force est de constater que la plupart des langues que nous connaissons n'offrent pas la même sophistication que le français. Le cas de l'anglais est assez particulier en raison de sa dépendance chronique par rapport au français, d'où des forme en "don't, can't" etc comportant une apostrophe censée remplacée non pas un "e" mais un "o" (I do not, I cannot) formes étrangères aux autres langues dites germaniques d'où notre classement de l'anglais comme relevant de la francophonie tant au niveau lexical qu'au niveau phonologique. L'usage intensif du "o" et du "a" (en français, la, ma, sa, ta) casse le rythme du discours oral et alourdisse la communication.
Le shewa marque le passage de l'écrit à l'oral. Ce qui est écrit ne se prononce pas, sinon ce serait de l'oral. Les autres langues latines ne reconnaissent pas un tel passage et ne mettent donc pas suffisamment en évidence cette dualité fondamentale fort bien illustrée avec le suffixe "ment" tant pour l'adverbe que pour le substantif. On écrit en français "mouvement" mais on prononce "mouv'ment, on écrit "clairement" mais on prononce "clair'ment" de façon à souder l'affixe au radical;
Qu'en est-il en hébreu?. Le shewa apparait au passé. On passe du radical consonantique 'Heith Shin beith" à Hashav-nou ( à partir d'anahnou: nou (nous avons pensé, au futur nous penserons) En allemand . Ich mache. Ich mach'te, gemacht. (j'ai fait) Ich sage,ich sagte. On a bien en allemand le e à l'écrit disparaissant au passé/
Seul le shewa permet de faire apparaitre la structure duelles des mots affixés. Remplacer le "e" qui est un signe diacritique par une voyelle (é, i, o, a) c'est s'interdire de pratiquer une telle approche. Ptenons le cas de movimiento. en espagnol, si on le compare au français mouvement, on note que le shewa fait bien apparaitre l'adjonction du suffixe (cf supra): mouv - ment, ce qui contribue à la transparence de la langue. La question qui se pose à l'historien des langues est celle de la diachronie: est-on passé du françaiis à l'espagnol ou de l'espagnol au français? S'agit il d'une dégradation du français ou bien d'une réduction de l'espagnol vers un état plus abouti qu'est le français? De même quand on aborde le rapport du mascvlin au féminin, en français, s'agit il d'un passage de petit à petite ou bien d'une réuction de petite à petit? Dans le cas de l'usage des apostrophes en français, celles-ci sont un alignement de l'écrit sur l'oral et l'anglais a été piégé, en empruntant au français, en supposant que l'adjectif était neutre alors qu'il ne s'agit que d'un état voué à être précisé à l'oral. A coup sûr, l'emprunt est cause de corruption de la langue commune et donc d'une certaine diversité babélique à partir d'une même matrice, notamment à partir d'une perception déformée du modéle français de référence.
Il y a là une dialectique en 4 temps ; un premier temps de chaos évolutif, diachronique puis un deuxième temps, un formatage synchronique, puis une corruption du systéme mis en place, puis son reformatage. Cela ne vaut pas seulement au niveau linguistique mais plus largement au niveau théologique, astrologique, anthropologique. En 1987, nous avions intitulé un mémoire de thèse
Mémoire sur les emprunts linguistiques, sous la direction de Louis Jean Calvet . Paris V 1987 jacques HALBRONN Linguistique de l'Erreur et Epistemologie Populaire (en ligne sur la plateforme SCRIBD)
Epitre aux Romains XI, 17
17 De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches, et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier.
18 Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte.
19 Tu vas me dire : « Des branches ont été coupées pour que moi, je sois greffé ! »
20 Fort bien ! Mais c’est à cause de leur manque de foi qu’elles ont été coupées ; tandis que toi, c’est par la foi que tu tiens bon. Ne fais pas le fanfaron, sois plutôt dans la crainte.
JHB 28 11 25
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire