mercredi 24 août 2022

Jacques Halbronn Réflexions sur le caractère prométhéen de la Bible.

Jacques Halbronn Réflexions sur le caractère prométhéen de la Bible On a parfois un peu de mal à imaginer que les lecteurs d'un tel corpus ne prennent pas assez vite conscience de l'existence de certains contradictions et autres incompatibilités. Le rôle des commentaires, de l'exégèse, ne serait - il pas justement de masquer un tel désordre que nous avions observé à propos du "corpus" Nostradamus? Nous avions déjà relevé la confusion entre ce qui concerne la maison d'Israel et celle de Judah -et rappelons que Jésus déclare être venu pour les "brebis perdues de la maison d'Israel", ce qui en fait le Messie des populations du Nord (Samarie, Galilée). Apparemment, les Juifs qui invoquent le nom d'Israel dans leur "Ecoute Israel" n'ont pas connaissance du contexte historique dans lequel leur "corpus" s'est constitué. Et d'ailleurs, l'usage ne s'est-il pas imposé de rendre synonymiques les termes 'peuple juif" et Israel. Nous même, dans notre étude, déjà ancienne, de certains passage du Talmud avions abordé sans état d'âme la formule "Ein mazal leIsrael" (Traité Shabbat) comme visant la relation des Juifs aux astres. On se perd en conjectures quant aux raisons d'une telle confusion et de sa perpétuation à travers les âges. Cela dit, le "Nouveau Testament "n'est pas davantage épargné au prisme d'un tel phénoméne. Comme nous l'avons montré récemment, deux camps sont ici en présence et cohabitent: le camp des adeptes d'un Dieu créateur du Ciel et de la Terre ( Genése, ch. 1) et le camp des adeptes d'un chef capable de rassembler autour de lui en vue de la construction de son Eglise.(épisode avec Pierre). Dans un cas, on célébre un acte déjà bien ancien (d'où la formule d'Ancien Testament) alors que dans l'autre, l'on se projette vers un horizon à investir ( Nouveau Testament). Pour le lecteur lambda de la Bible, il faut croire que l'on a affaire à un ensemble d'un seul tenant dont les décalages s'expliquent d'une façon ou d'une autre par une certaine forme d'évolution. Certes,. il est bien question de deux volets qui sont en tension l'un par rapport à l'autre mais c'est oublier les tensions au sein même des dits volets. Dans nos travaux sur la périodicité astrologique, nous avons montré que tantôt l'on accentue les différences externes, tantôt les différences internes, à tour de rôle car l'on ne saurait gérer simultanément toutes les différences à la fois. Quelles conséquences tirer de telles observations? Nous pensons que le christianisme est l'héritier spirituel du Royaume d'Israel et que cette structure est liée à une théologie radicalement différente de celle du Royaume de Judée, l'une repose sur une reconnaissance du rôle de Dieu alors que l'autre met en avant le rôle des humains à construire leur propre monde, en l'occurrence leur Eglise vouée à se substituer au peuple de Dieu. La dimension prométhéenne de Jésus est pleinement assumée et n'est nullement contradictoire avec les valeurs de l'ex Royaume d'Israel, lequel vénére des idoles tel que le Veau d'Or, en l'absence de Moîse.(Livre de l'Exode). D'ailleurs, le Livre de l'Exode n'est -il pas centré, de bout en bout, sur les "enfants d'Israel? En fait, c'est toute la Bible, en ses deux volets, qui est truffée de références à Israel, dont le nom signifie celui qui lutte avec Dieu.כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים Gensése XXXII כט וַיֹּאמֶר, לֹא יַעֲקֹב יֵאָמֵר עוֹד שִׁמְךָ--כִּי, אִם-יִשְׂרָאֵל: כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים וְעִם-אֲנָשִׁים, וַתּוּכָל. 29 Il reprit: "Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté (Sarita) contre des puissances célestes (Elohim) et humaines (Enochim) et tu es resté fort." Il nous semble donc que toute la Bible ait été formatée autour de ce personnage d'Israel qui est présenté comme celui qui a tenu tête à Elohim, ce qui nous renvoie à Prométhée voire à Lucifer. Ce Prométhée qui sera puni et supplicié comme le sera Jésus, prix à payer pour son audace. JHB 24 08 22

Jacques halbronn Linguistique franco allemande ; le passage du EU au O...

lundi 15 août 2022

jacques halbronn Linguistique La déclinaison des articles "définis"" en français.

jacques Halbronn Linguistique. La déclinaison des articles "définis" en français On a coutume de dire que l'article se décline en allemand par opposition au français wikipedia "En français, l'article défini peut être : Masculin : le = der. Féminin : la = die. Pluriel : les = die. Nominatif : ein Accusatif : einen" Or, nous nous portons en faux contre une telle description. D'ailleurs, l'on trouve par ailleurs la notion d'"article contracté". "Masculin singulier Féminin singulier Pluriel Articles définis le, l' la, l' Les Articles indéfinis un une des Articles partitifs du, de l' de la (des) Un article défini contracté est un déterminant qui se forme à partir d’une préposition “à” ou “de” et d’un article défini (le, la, les, l’). • « à » + « le » = au • « à » + « les » = aux • « de » + « le « = du • « de » + « les » = des" Le français comporte, selon nous, une anomalie au nominatif lequel se confond avec l'accusatif. Le chien aboie , je le vois qui aboie La chienne aboie, je la vois qui aboie Les chiens aboient, je les vois qui aboient. Comment se fat-il donc que l'on en soit arrivé là puisqu'ill s'agit certainement d'une corruption grammaticale, morphologique? Par ailleurs, selon nous, autour de la notion d'article "contracté", nous voyons un génitif et un datif, ce qui nous donne en tout quatre formes. Comme on s'en est expliqué dans un précédent article, le L est souvent remplacé par le U à moins que ce ne soit l'inverse. D'où "à le" qui laisse la place à "au", de le à du, ce qui n'affecte pas le féminin, de la, à la. Revenons donc à cette bizarrerie du nominatif de l'article défini en français. Dans les autres langues latine, l'article au nominatif ne se confond pas avec sa forme accusatif . En espagnol, on a El , la, los, las pour le nominatif et lo, la, los, las pour l'accusatif. Il n'y a qu'au féminin singulier et au pluriel que les formes sont identiques. Le probléme se focaliserait donc sur l'article défini au masculin singulier. El hombre, Yo lo veo. Le chien, je le vois. En anglais, on a "the" dans tous les cas, mais pas lorsque le nom n'est pas repris, ce qui donne alors he et him, she et her, they et them. Que s'est-il donc passé pour que la forme" le" soit présente pour l'article défini masculin en français? Quelle a pu être la forme d'origine? Prenons le cas des pronoms personnels dont la forme est visiblement liée à celle des articles définie: el, ella, ellos, ellas en espagnol. Seul ici l'article défini masculin est identique avec la troisiéme personne du masculin singulier de l'espagnol: dans les deux cas "el" mais autrement la et ella, los et ellos etc/ En français, on a au pluriel, les et ils ou elles et au singulier : la et elle. Seul au masculin singulier du français, on a le et....le au lieu de "el" comme en espagnol pour le nominatif face au féminin, elle. En revanche, le pronom personnel masculin singulier du français est bien "il". On en conclura que l'article défini masculin singulier en français devrait être identique au pronom personnel singulier comme c'est le cas au féminin, ce qui rejoint le cas de l'italien. JHB 15 08 22

Jacques Halbronn Linguistique; Le français est une langue initiatique ...

dimanche 14 août 2022

Jacques Halbronn Linguistique La fortune du passage du L au I ou du U au l en français

Jacques Halbronn Linguistique La fortune du passage du L au U ou du U en L en français. Nous avons mis en évidence le rôle du N en français, notamment dans la formation de certains sons, de diphtongues que l'on retrouve en anglais avec le "I don't, I can't " évidemment emprunté au français tant dans sa forme orale qu'écrite avec le "on" et le 'an". On s'intéressera ici au cas du "ou" et au "au" passés également en français dans "you", dans "daughter", dans 'cause". Autant de cas qui ne sont nullement dans une autre langue germanique comme l'allemand et pas davantage dans d'autres langues latines comme l'italien ou l'espagnol. L'origine de la combinaison "ou", "'au", "eu" se trouve dans la conversion en français du L en U. Le latin "ultra", "alter", -en italien altro" devient "autre " en français. Le "à le" du français se change en "au". A la différence du "n", le "u" ne produit pas un son nouveau mais produit un son connu mais par d'autres moyens. encore que le "ou" français, ne se retrouve pas ailleurs en français alors que cela correspond au "u" allemand, italien ou espagnol. Autrement dit, le "ou" anglais ne peut avoir qu'une origine française tout comme le "on " et le "an" anglais. même quand cela ne s'applique pas à un lexique issu du français, ce qui tient à un processus de contamination à l''ensemble de la langue anglaise comme dans le cas du "wanted", qui emprunte sa terminaison à 'ancie français en "ed" pour le participe, servant en anglais également pour former le préterit. Revenons sur quelques exemples du passage du l au U e français: bel donne beau, vieil, donne vieux, castel donne chateau, cheval donne au pluriel chevaux, travail donne travaux, ciel donne cieux etc. Le passage du L au U vaut ici pour marquer le pluriel et le masculin; cheval/chevaux etc. Vieille donne vieux, belle donne beau, beauté etc Que conclure? En dépit des apparences, il semblerait bien que la forme en "u" préc"derait la forme en "L" qui en dériverait comme dans le cas déjà signalé du passage du masculin au féminin pour l"adjectif français : bon donne "bonne" et perd , ipso facto, le son "on", soit une dégradation, un appauvrissement. On serait donc passé, en réalité, de beau à bel./belle et non de bel à beau, de "au" au masculin à "à la" au fémin et ainsi de suite. Rappelons, par ailleurs, dans le cas du traitement des noms propres, le duo Rimbaud, rimbaldien, Pompidou, pompidolien. Selon notre sociologie linguistique, les langues renoncent à une certaine sophistication notamment quant à la production sonore, quand elles font l'objet d'emprunt, non seulement lors du passage à une autre langue mais aussi à une autre classe sociale. C'est ainsi que Monseigneur, devient "Monsieur". Que conclure? Dans l'exemple du latin "ultra" et du français autre, il est désormais tentant de penser que le latin serait une forme appauvrie du français et il faudrait aller voire éventuellement du côté du grec ancien αὐτός , autós (« être soi-même »). Force est de constater que les autres langues latine ne pratiquent ni le "on, ni le 'an" avec la richesse de la sonorité française ni ne rendent comme en français les sons "au" et "ou" qui semblent relever d'un état supérieur et sacré de la langue. JHB 14 08 22

vendredi 12 août 2022

jacques Halbronn Aspects du pronom possessif

jacques halbronn Aspects du pronom possessif français On mettra en évidence certaines particularités du possessif et de l'article dans la langue française. I Un accord avec l'objet et non avec le sujet Etrangement, le possessif français ne renvoie pas au possesseur mais au possédé. Le "sa" de sa voiture n'indique pas que la voiture est possédée par une femme mais que le "genre" de la voiture est féminin, à la différence des langues germaniques : his et her, sein, ihr. Il faut ajouter "à lui" ou "à elle" pour préciser la situation. Par ailleurs, le marqueur de genre en français pour le possessif n'est pas comme dans les autres langues latines en o, au masculin et en a au féminin. On dit ma femme, mon chat. Mais l'on notera néanmoins l'usage du "o" au masculin (mon, ton, son), accompagné du "n" qui modifie le "o" en "on". Enfin, on abordera le cas de l'article défini en français :le, la, les, alors que dans les autres langues latines, on a el, ella en espagnol mais "los" et "las" au pluriel. Or les formes le, la et les viennent en fait du cas accusatif: je le vois, je la vois, je les vois. On se demandera pourquoi le nominatif a laissé ici la place à l'accusatif. En ce qui concerne l'article indéfini, nous ne trouvons pas "uno" et "una" comme en espagnol et en italien mais "un" et "une", ce qui se rapprocherait plutôt de l'allemand: ein et eine si ce n'est que la forme masculine fait disparaitre le son "n" au masculin pour le remplacer par une diphtongue :"un". On treminera avec le cas de l'hébreu qui utilise le marqueur "o" et "a" pour le possessif: (shé)lo et "shé) la. indiquant ainsi le genre du possesseur.

mardi 9 août 2022

jacques Halbronn Astrologie et sociologie politique. Quelle valeur accorder aux valeurs actuelles de gauche et de drote?

Jacques Halbronn Astrologie & Sociologie politique. Quelle valeur accorder aux notions actuelles de gauche et de droite? Est ce que l’on connait l’essence du judaisme en interrogeant un Juif lambda? Un tel questionnement semble bien être de mise pour toute enquéte passant par la pratique actuelle, populaire d’une tradition. On se trouve ici confronté à un certain nombre de stéréotypes, tant de la part du groupe concerné que du point de vue de l’extérieur au dit groupe. On en reste généralement au stade des clichés ressassés et éculés (comme pour un pantalon usé qui aura trop servi, depuis trop longtemps: un disque rayé. lors des dernières élections, le clivage gauche droite aura été quelque peu mis à l’épreuve notamment quand il s’agit de penser l’alternance. Mais ce qui vient compliquer les choses tient aux effets de la cyclicité telle que nous la concevons. La question qui se pose à nous est la suivante: comment un homme de gauche vit une période de droite et vice versa. Jusqu’à quel point toutes les forces politiques en présence ne se trouvent elles pas peu ou prou -c’est le cas de le dire- sur la même longueur d’onde? Pour nous, il est essentiel de penser structurellement l’alternance comme la nécessité d’un changement périodique d’enjeu et de priorité et toute la question serait de savoir si la Gauche et la Droite assument pleinement une telle alternative. Pour notre part, nous avons proposé un certain schéma qui se formule actuellement ainsi: la gauche et les divisions verticales face à la droite et les distinctions horizontales. Cela dit, la question des distinctions « verticales » est épistémologiquement en crise et plus ou moins inaudible; du moins durant la phase « solsticiale » que nous traversons tous autant que nous sommes, laquelle privilégie les constructions humaines et met en question les constructions sur lesquelles nous n’aurions pas prise, comme la race, le sexe, le cycle. Cela conduit en effet la gauche à surfer sur un certain universalisme, assez peu structuré qui serait avant tout dans le déni des frontières tant géographiques qu’historiques, arguant d’ une sorte de laïcisme assez vague. Or, notre projet est de préciser l’alternative au découpage externe entre nations d’où émerge la question des migrations- qui tend à refouler les autres clivages internes. En d’autres termes, nous pensons que la gauche doit proposer une alternance « scientifique » à une création politique juridique, linguistique, qui fait écran à la reconnaissance de différences plus fondamentales. Nous rappellerons la rhétorique scientifique et « objective » du marxisme, avec notamment la Lutte internationaliste des Classes mais aussi une certaine forme prophétique de sens de l’Histoire. Nous dirons qu’il y a là un retour du refoulé que la Gauche doit assumer, notamment en ce qui concerne la question « visuelle » des hommes et des femmes. Il ne faut pas se leurrer : si la Droite favorise les conflits entre nations, la Gauche tend à susciter la guerre civile, ce qu’ André Barbault n’avait pas compris (Les astres et l’Histoire) quand il fait alterner la guerre et la paix/. Cela dit, tenir compte des divisions de temps et d’espace nécessaires au bon fonctionnement d’une société signifie que celles ci sont à assumer et à gérer et certainement pas à nier. Il ne s’agit pas de supprimer, d’exterminer l’autre – comme les nazis l’ont voulu- mais pas davantage de nier son altérité!Or, force est de constater de nos jours que l’on assiste à une fin de non recevoir, à une stigmatisation des « pseudo-sciences », pronant une prise en compte des structures de temps (astrologie) et d’espace (la dualité sexuelle voire la dualité entre l’élite et le peuple). Il y a là un apparent paradoxe en ce sens que ces questions renvoient à une problématique théologico-biblique qui serait l’apanage de la Droite. Dans nos travaux en rapport avec la sociologie du judaisme, nous avons récemment insisté sur le fait que les Juifs laïcs auraient tout intérêt à repenser leur rapport à la théologie, à la Nature et à ce que nous appelons la Surnature en laissant à la Droite les sirénes nationalistes ( ce qui renvoie au sionisme israélien). JHB 09 08 22

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