LA LANGUE SACREE, CENTRALE, LE FRANCAIS
Approche théologique et historico-critique des langues
jeudi 28 mai 2026
jacques halbronn Tétralogie I Linguistique. Francologi
jacques halbronn Tétralogie I Linguistique. Francologie.
La thèse que nous soutenons vise à montrer que la langue française est l'héritière d'un processus de reformatage de langues terrestres primitives ayant abouti à une certaine cristallisation alphabétique qu'il s'agissait de dépasser en lui superposant une tradition orale articulée sur une dialectique consonnes-voyelles, sous-tendue notamment par un double usage de la lettre "e", laquelle permettrait de constituer tantôt des ensembles dominés par les consonnes en position d'ouverture, tantôt des ensembles dominés par les voyelles, en position de fermeture. Nous avons donc affaire à des marqueurs consonantiques ayant pour pendant des marqueurs "vocaliques";
I Le e et les consonnes. l'apostrophe
Le français oral tend à relier les consonnes entre elles en faisant disparaitre les voyelles. L'on connait le rôle des apostrophes à l'écrit mais le processus s'impose à l'oral sans le support de l'écrit. La phrase "je veux que tu te taises" doit se prononcer en français oral: "j'veux qu'tut 't-aises". Pour ce faire, la langue doit disposer d'un fort usage de formes comportant à l'écrit la lettre"e" comme le,(article défini singulier masculin) te, que, ne, se etc faisant usage du shewa (e muet en hébreu)
II le et les voyelles. l'accent
Le français oral peut jouer un rôle inverse en neutralisant les consonnes. Cela conduit, notamment, à ne pas "oraliser" la lettre "r" de l'infinitif comme manger, parler, ce qui n'est pas respecter en italien ou en espagnol. Le participe passé qui se terminait autrefois en "ed" (comme en témoigne l'emprunt anglais) est remplacé par un é, accomplissant une fonction de fermeture. Le marqueur de pluriel en "s" n'est pas prononcé en français à la différence l'anglais ou de l'espagnol, même s'il subsiste à l'écrit. Notons l'article défini au pluriel "les" où le s ne s'entend pas.(idem pour des)mais s'écrit.
III Les lettres non oralisées : le N et le L
On ajoutera l'usage de la diphtongaison consistant à ne pas prononcer la lettre "n" quand elle suit une voyelle, ce qui renforcera le pôle vocalique. On trouve cette forme à la première et à la troisiéme personne du pluriel en français: nous mangeons, ils feront (futur formé à partir de l'auxiliaire avoir, ils ont) ou encore "bien", "rien". En ce qui concerne l'usage vocalique pour marquer le pluriel, on a cheval et chevaux, le L laissant la place au U.
Nous avons hésité à propos de l'avant et de l'après; Etait ce le français qui avait été déformé ou bien était-ce le français qui avait reformaté un état antérieur. Nous avons finalement opté pour l'intervention tardive du français, tout comme nous l'avons fait pour les trois autres corpus de notre tétralogie, l'approche comparative faisant pencher la balance dans un sens plutôt que dans un autre.
Le cas de l'anglais est intéressant du fait de ses emprunts au français comme la marque du "ed" pour marquer le participe passé et le prétérit, l'anglais prononçant cette finale ed qui a disparu en français et qui en outre n'était pas censée se prononcer. L'anglais a à sa façon reformaté le français en produisant par imitation des barbarismes, tant au niveau écrit qu'oral.
JHB 28 05 26
lundi 25 mai 2026
jacques halbronn Linguistique et théologie. Le français, langue post-latine, solsticiale
jacques halbronn Linguistique et théologie . Le français, langue post-latine, solsticiale
Au cours de nos travaux, on a pu se demander si le français était une langue première ou bien au contraire, une langue ultime Or, notre théologie s'articule sur une idée de dieu qui intervient sur un terrain déjà balisé à l'inverse d'un dieu originel; En ce sens, quand le français diffère de telle ou telle autre langue, la question ne laisse de se poser. Récemment, nous avons pu donner l'impression que le français avait pu etre déformé en raison des emprunts qu'il a eu à subir. Mais actuellement, nous envisageons la thèse inverse. La forme suffixale "ment" aurait préexisté mais sans recours à une diphtongaison; Ainsi, l'italien "altramente" auraitr précédé le français '"autrement" et non l'inverse et ce , à deux titres. C'est le français qui aurait converti altro en autre, en évcuant la consonne "l" et cest le français qui aurait diphtongué le "mente" italien; Dans les deux as, le français aurait rejeté la prononciation consonanatique, du L (de altro) et du T (de mente). A contrario, le français aurait évacué les voyelles par le jeu du shewé, en début de mot(avec que, ce, te, le, me, re, ne, se, etc) Les consonnes auraient été ainsi perçues comme propres à l'ouverture, au commencement alors que les voyelles auraient été assignées à la fermeture, donc à la fin d'un processus à boucler; Consonnes et voyelles serviraient donc de marqueurs de début et de fin de proposition. Mais il s'agit là d'un traitement oral et le français aurait en quelque sorte instauré un nouvel étage en surplomb, générant ainsi un nouvel état de la langue selon une procédure que nous qualifirons de solsticiale en astrologie septénale - le solstice étant une élévation alors que l'équinoxe serait un nivellement; Hous avons en effet expliqué ailleurs que les sociétés avaient beson de nouveauté afin de dépasser les clivages babélliques. D'où le mythe de la construction de la Tour de Babel
sur le web
"Le récit de la tour de Babel se trouve au chapitre 11 du livre de la Genèse (au début de l'Ancien Testament), après l'histoire du déluge et de Noé. Il s'agit d'un récit mythologique portant sur l'unité humaine, la diversité des langues et les conséquences de l'orgueil humain"
C'est par cette langue remarquable dans son organisation orale que l'Humanité est en mesure de trouver son unité, au prix d'un reformatage du matérieu initial..
jeudi 21 mai 2026
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française . La frontière entre le radical et le suffixe,
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française .la frontiètr entre Le radical et le suffixe
"Chantons sous la pluie" (Singin' in the Rain) 1952
Chantons sous la pluie — Wikipédia
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Chantons sous la pluie — Wikipédia
Chantons sous la pluie | « Singing In The Rain » (Gene Kelly) - YouTube
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Chantons sous la pluie — Wikipédia
On connait en franglais les formes en "ing" du type listing, briefing, mailing, smoking chewing gum etc qui y sont prononcées sans la diphtongaison habituelle, à l'exception de shampoing. Le suffixe en ing correspond en anglais au participe présent (I am going) lequel se forme en français -(gérondif) avec le suffixe "ant"(e), souvent précédé de 'en" : en mangeant, en lisant, en buvant. (= en train de lire). Dans le présent article, nous entendons montrer qu'il s'agit d'un emprunt de l'anglais au français lequel dispose d'un ample usage de la forme IN(G)-IGN : sang/saigne, loin, éloigne, poing; poignée, soin et soigne, bain baigne, témoin, témoigne; clin, cligne etc Souvent, en français, la forme ING perd la consonne finale G, ce qui empêche éventuelleent de percevoir le couple ING/IGN. On trouve également Btetagne, autrefois écrit Bretaigne, ce qui donne en anglais Great Britain.
On nous objectera peut être que l'anglais -comme l'allemand- connait des mots en "ing" comme thing, sing, wing, bring, ring, mais aussi hang avec "ANG", wrong avec ONG, qui sont, eux, diphtongués ainsi que long (lang en allemand), among, along. Signalons aussi le cas de angel, Engel (allemand), qui sont à rapprocher du français Ange avec cette fois un G qui se prononce "j"en français, le G subissant diverses prononciations avec ou sans le U, selon qu'il est suivi d'un"e" .
Selon nous, la forme verbale en "ing" en anglais serait un calque du français ANT tout comme "ly" le serait de MENT. Il importe de ne pas confondre le ING sufffixe et le ING au sein du radical. D'un côté, c'est une question de morphologie, de grammaire, de l'autre de lexique. D'ailleurs, l'on peut trouver singing! Dans le cas de meaning, (happy) ending il s'agit bien d'une suffixation à la française à distinguer de ring wing etc C'e'st la confusion entre ces deux paramétres en dialectique le radical et ses affixes qui a pu créer quelque confusion. Rendons à César ce qui est à César! C'est ainsi qu'age, rage, sage relève du lexique, bavardage est suffixal. On distinguera donc emprunt lexical et emprunt grammatical. Ce dernier peut affecter une langue dans sa globalité et pas seulement les emprunts de mots mais aussi de formes. Le suffixe ING est pris du français (cf supra) dans le couple ing/ign et va servir à la forme progressive de l'anglais, tous verbes confondus meme si le lexique anglaise comporte des mots en ing/ Cela tient au fait que les suffixes empruntent au lexique. C'est ainsi que le suffixe -ment dérive du corpus lexical comme moment, tourment, élément, segment où ment n'est pas suffixal mais radical et n'est pas associé à un adjectif, ce qui est la base des adverbes, avec un adjectif au féminin:; active-ment. Idem pour Parlement, Gouvernement.
Le mot. Pied a pu servir à former les suffixes en ed Il convient d'inclure dans la catégorie des suffixes toutes les terminaisons qui ne sont pas, selon nous, assimilables au radical/ C'est ainsi que dans notre mémoire de 1989 Essai de descriptions du systéme du français, nous avions recensé (pp; 372 et seq) une bonne centaine d' emprunts anglais au français sous le titre "Les suffixes" avec la liste suivante: groupe ON, comme cordon) groupe URE (comme nature), groupe ET (comme regret), groupe AGE,(comme barrage) groupe ADE comme brigade, groupe ANCE (comme performance), groupe en ANT (comme dormant), Groupe en é comme cliché, groupe en ARD. (comme hasard), ce qui montrait le poids des finales sur la formation des mots.
JHB 21 05 26
mardi 19 mai 2026
jacques halbronn L'astrologie septénale et le cycle du modéle dominant.
jacques halbronn L'astrologie septénale et le cycle du modéle dominant.
En 1978, lors de la création du Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive (CERIJ), nous avions lancé la problématique du modéle dominant. On dira qu'en phase équinoxiale, on assiste à une quete d'un modéle dominant voué à surplomber les diversités alors qu'en phase solsticiale, il y a crise du modelé dominant et retour de la diversité refoulée. Il y a alternance de ces deux tropismes, tous les 7 ans, lors du passage de Saturne alternativement sur l'axe équinoxial (printemps, Automne) et sur l'axe solsticial (Eté, hiver). C'est ainsi que le terme laicité sera tour à tour compris comme favorisant la diversité ou au contraire comme soumettant la diversité (des cultes, des langues etc) à un modéle universel et transcendant et marginalisant les modéles en présence, ce qui implique qu'il leur soit étranger, nouveau. Si on prend le cas du statut de l'hébreu moderne en Israel, il a pu, à certaines époques, être perçu comme un modéle capable de dépasser la diversité d'origine des immigrés et à d'autres, il est devenu supplétif,les gens préférant communiquer dans leurs langues d'origine. En Astrologie, comme ailleurs, on aura connu tantôt la création de nouvelles formulations visant à l'emporter sur d'anciennes (on parle de "paradigme universel" dans notre seconde édition des Clefs pour l'Astrologie. 1993) tantôt la résistance des particularismes culturels et cultuels. C'est ainsi que la Seconde Guerre Mondiale aura vécu largement en phase équinoxiale dans l'idée d'un modéle unitaire jusqu'à ce que lui succéde une phase solsticiale en 1944 - pour 7 ans- qui conduise à une décolonisation, à la dénonciation de l'impérialisme avant de mettre en avant, dans une nouvelle phase équinoxiale, la Communauté Européenne (Traité de Rome 1957) En 1958; la nouveauté de la Constitution de la Ve République, s'inscrivait dans cette même phase de 7 ans. En ce qui concerne l'émergence du christianisme, il y a certainement existé une dimension équinoxiale, voulant dépasser les clivages et les frontières alors que la résistance à un tel universalisme correspond à une tonalité solsticiale/
Si l'on étudie l"histoire de la Recherche Astrologique (RA), l'on observe qu'en 1967, en phase équinoxiale, André Barbault en laçant son indice de concentration planétaire, visait à établir un modéle dominant (Les astres et l'Histoire Ed JJ Pauvert) , ce qui sera repris, quinze ans plus tard, en 1981-82, avec l'annonce d'une nouvelle guerre mondiale, à nouveau en phase équinoxiale. Peu importe que l'entreprise ait connu un certain fiasco, l'intention y était et la communauté astrologie voulait y croire. Ce qui avait vocation universelle se retrouve réduit au statut d'une ecole parmi d'autres, en phase solsticiale
. Les leaders adamiques sont voués à activer un tel basculement périodique , tantôt en guidant l'indépendance et la résistance, marquant ainsi le temps solsticial et tantôt suscitant un processus fédéral, impérial marquant ainsi le temps équinoxial. Au cours des 7 prochaines années, marquées par une temporalité équinoxial, la question de la supériorité de la langue française comme langue vouée de longue date à la domination sur d'autres langues devrait se poser au niveau de l'Union Européenne pour ce qui est de ses élites. La place centrale de la lignée judéo-adamique telle que nous l'avons définie devrait également être au coeur de cette équinoxialité du modéle dominant.
JHB 19 02 26
dimanche 17 mai 2026
Jacques halbronn Linguistique L'imitation du français par d'autres langues en raison de ses innovations. La révolution de l'alphabet
jacques halbronn Linguistique L'imitation du français par d'autres langues en raison de ses innovations. La révolution de l'alphabet
En quoi ont donc consisté les nouveautés apportées par la langue française? On pense évidemment au premier chef à la diphtongaison qui impacte l'oralité mais qui laisse son empreinte sur l'écrit avec la présence de la lettre "n" à la suite d'une voyelle, ce qui en modifie la sonorité; Notons aussi le traitement des voyelles quand elles sont connectées entre elles comme pour "au", "ai", "eu". Toutes ces mesures changent considérablement la portée de l'alphabet latin basique et cela vaut aussi pour les combinatoires de consonnes, pratiquées à l'oral, en français et qui à l'écrit sont éventuellement signifiées par une apostrophe Quant à l'accent sur le "e". il indique l'évacuation d'une consonne mais le plus souvent, il n'est pas nécessaire comme pour "pied". Autant dire que les régles posées par l'alphabet traditionnel sont largement rendues obsolétes par cette "révolution française"
Comment donc, les autres langues soumises à l'alphabet traditionnel ont-elles vécu cette "révolution"? Ce n'est pas à l'écrit que cette révolution est la plus manifeste car c'est avant tout l'oral qui est généralement affecté, comme dans le cas de la diphtongaison nasale dont le français aura fait un usage considérable, notamment en ce qui concerne les affixes. On pense d'une part à la forme négative du préfixe "in" ou "im", qui use effectivement de la diphtongaison: impossible, invraisemblable etc (passé en allemand avec le "un" (unmöglich). Un tel marqueur dispense d'utiliser des formules lourdes de négation, Pour ce qui concerne les suffixes, nous avons notamment la forme "ment" qui constitue une famille d'adverbes. L'anglais a remplacé le "ment" par un "ly" mais l'a conservé pour Parliament, Government, elément etc sans respecter l'emploi de la diphtongaison, ce qui génére ce que nous appelons un "barbarisme oral".
. Quant aux langues latines, elles ont à l'écrit ajouté un "e" (prononcé "é") et ont fait l'impasse sur la diphtongaison sous jacent:
chiaramente (italien) et claramente (espagnol). Quant à l'allemand, il utilise le mot français "en guise"
de qui devient "Weise". On retrouve d'ailleurs en anglais "otherwise" pour rendre le français autrement.
sur le web!
→ voir Weise au sens de « façon, manière ».
Suffixe
-weise \ˌvaɪ̯zə\
Suffixe servant à créer, à partir de noms ou de verbes (adjectifs → voir -erweise), des adverbes exprimant la manière indiquée par le mot le précédant : en, par, à titre de.
Le passage de "guise" à wise ou Weise s'explique par la prononciation du u . Rappelons que le w en anglais se nomme "double u" On trouve des cas semblables en anglais pour war à la place de guerre. Walter pour Gauthier, William pour Guillaume. On est donc là en face d'un calque.
En espagnol, on notera la fortune du français "bien" '(à l'origine un préfixe comme dans bienvenue.Bienvenido (espagnol)
Benvenuto (italien) et en italien bene. Or la forme "bien" est devenue très courante dans la conversation espagnole orale mais sans réalisation de la diphtongaison d'origine véhiculée à l'écrit en espagnol, d'où un barbarisme oral.je vais bien Estoy bien
sur le web
'En réponse à « ¿Cómo estás? », vous pouvez dire « Estoy bien, gracias » (Je vais bien, merci). On a là un exemple d'un mimétisme remarquable qui caractérise les diverses langues aux frontières de l'hexagone, L'italien quant à lui dira "va bene", benissimo.
L'anglais a adopté la prononciation du "au" et du ".ai" à la française, y compris pour des mots non empruntés au français : on trouve pay (de payer) mais aussi say, day, lay sans parler du "ou" que l'on retrouve prononcé à la française à commencer par le pronom personnel "you" ou "could', "would. On sait aussi que l'anglais diphtongue le "can't", le "don't..pour des mots gérmaniques. On est donc ici dans le morphologique.
On se demandera, en conclusion, si l'on n'est pas en présence d'un processus de fabrication sur mesure de la langue/ La myriade de diphtongues du français n'est pas le fait du hasard, d'une évolution sauvage mais reléve, selon nous, d'un dessein intelligent. Les participes présents font notamment un usage systématique de la diphtongaison, au sens où nous l'entendons ici;(finales, ant, ce qui là encore n'est pas respecté par l'emprunteur. Quant à l'allemand, on se demandera si les formes "mein dein, sein" ne sont pas prises du français mon, ton, son tout comme le nein et si l'italien "niente" 'n'est pas dérivé du français "rien".
Passons au second volet, celui de la mise en place de préfixes comme pendant aux suffixes. Les préfixes ont vocation de générer un bloc "consonantique" alors que les suffixes auront pour tache de produire, d'amplifier une sonorité "vocalique", ce qui fera intervenir le "shewa" (terme emprunté à la grammaire hébraique) et qui correspond au "e muet". Le français aura donc créé des préfixes, et nous en avons compté près d'une dizaine comme le pronom, l'article,la préposition qui ont vocation à se placer devant et non derrière : le, je, re, de, se, me, que, ne, te, ce soit des possessifs, des démonstratifs, des négatifs, des réflexifs etc. En fait, il s'agit de consonnes devant se coller au nom qu'elles précédent, du fait de l'occultation du "e" Mais comme pour les diphtongues, un tel dispositif ne saurait etre le fruit du hasard et cela exige toute une organisation/ planification en amont dont les autres langues ne disposent pas et qu'il leur faut inventer pour se conformer à leur modéle, le français. Un cas intéressant est celui de l'article défini en anglais. On peut penser que le "le" français a donné naissance au "the" anglais - à moins que cela ne soit le "ce" -ce qui correspondrait mieux au "th" - et en tout état de cause, le son "e" en tant que marque préfixale est semblable dans les deux langues. On retrouve le "th", en anglais dans le démonstratif "this" correspondant au français "ceci". Mais l'anglais n'est pas en mesure d'occulter le "e" , de dire th'glass pour l'verre, donc de recourir au shewa pour connecter deux consonnes entre elles. Cela dit, le pronom personnel "I" en anglais suit le modéle français du "je" réduit à un "j", sachant que le i et le j ne font qu'un. Ce I anglais (prononcé "« aïe ») serait donc dérivé du français tout comme le "the".(cf supra). Il convient de préciser que l'agencement que nous avons décrit visant à renforcer les consonnes au niveau préfixal et les voyelles au niveau suffixal fait partie intégrante du plan architectural évoqué et correspond à une certaine esthétique qui n'est pas nécessairement appréhendée par l'emprunteur/imitateur.
JHB 17 05 26
samedi 16 mai 2026
jacques halbronn Les pathologies linguistiques. Du barbarisme écrit au barbarisme oral. Polysémie appauvrie
jacques halbronn Les pathologies linguistiques. Du barbarisme écrit au barbarisme oral. Polysémie appauvrie
En 1987, il y a donc près de 40 ans nous avions présenté à Louis Jean Calvet un mémoire intitulé Linguistique de l'erreur . Epistémologe populaire. Il s'agit ici de développer la notion de "barbarisme oral" qui nous avait échappé à l'époque, à savoir le fait qu'un mot emprunté n'est pas prononcé correctement alors qu'à l'écrit, aucun changement n'est manifeste . Toute erreur est la marqué et la preuve de l'emprunt, celui-ci étant condamné presque toujours à une utilisation décalée. Le français est à la fois une langue qui aura été considérablement pillée mais aussi qui aura été trahie et corrompue du fait même de l'emprunt, ce qui aura donné lieu à une grande diversité de dérivations, de dégradations à partir de la centralité de cette langue.
Le cas des formes adverbiales du français aura ainsi donné lieu à des barbarisme oraux, du fait notamment de la diphtongaison nasale, notamment avec la suffixation en "ment" qui aura à la fois connu une fortune certaine mais avec toutes sortes de distorsions tant à l'oral pour l'anglais (avec une prononciation du t final et un non respect de la diphtongaison) qu 'à l'écrit et à l'oral pour l'italien avec l'ajout d'un "o" final en ento comme momento, parlamento etc Les formes substantivale en "té" comme beauté seront changées en "ty" en anglais "beauty' sans parler du barbarisme oral de la prononciation de 'beau" devenant "biou". Mais l'anglais n'aura pas hésité à changer la forme "ment" en "ly" constamment devenant constantly avec le barbarisme oral de la fausse prononciation du "ant" L'anglais aura notamment butté sur la forme "gn" qu'il décompose en g+n sans comprendre que cela exige une prononciation particulière que l'on retrouve en espagnol avec le tildé. c'est ainsi que montaigne (ancienne forme de montagne) devient montain, Bretagne, Britain, autant de barbarismes à la fois à l'écrit et à l' oral. Rappelons aussi que possible reste tel quel en anglais et en espagnol à l'écrit mais se démarque à l'oral en possibel pour l'anglais et possiblé pour l'espagnol.
Signalons aussi le traitement des doubles de voyelles du français en au, ai qui ont été adoptés à l'oral en anglais même en dehors du lexique français daughter, day; say, way, ce qui constitue une forme de barbarisme au sein même de la famille germanique. (Tochter, Tag, sagen, weg alors que la forme française est respectée comme pour le prénom "Laura".., Signalons encore au titre des doubles barbarismes (oral et écrit) la série des verbes anglais se terminant en "ate" comme indicate. est dérivée de substantifs du type indication, alors que cette forme "indicate" est étrangère au français qui a "indique". Autre barbarisme, celui des participes en "ed" comme United (USA, UNO (ONU, United Kingdom, Royaume Uni sont autant de barbarismes) fabriqué à partir d'Unité et qui n'existe pas non plus en français qui a "uni" On pense aussi à closed, à partir de clos, le "ed" étant considéré à tort comme la marque du participe à la françàise, ce qu'il fut autrefois. Voir aussi based qui n'existe plus en français, une forme au départ non "barbarique" peut le devenr si la langue de référence a évolué.
On ajoutera la perte de la polysémie quand l'emprunt ne récupère qu'une partie du champ sémantique de son modéle. C'est ainsi qu'en français, prévenir a plusieurs sens, non seulement celui d'empêcher qui a donné "prevent" en anglais mais aussi d'avertir, qui n'existe pas en anglais,
wikipedia
Un barbarisme est un mot, une expression ou une prononciation non standards dans une langue, en particulier considérés comme une erreur de morphologie, tandis qu'un solécisme est une erreur de syntaxe. Il peut consister à importer dans une langue donnée des formes qui sont usuelles dans une langue étrangère (si tel n'est pas le cas, on pourra parler de cacographie ou d'hypercorrection). Ce mot s'emploie surtout pour les fautes de traduction dans les langues anciennes (latin, grec ancien, hébreu, arabe classique).
Étymologie et utilisation du terme
Du latin barbarismus (« expression vicieuse »), provenant du grec ancien βαρβαρισμός (barbarismós)[, un dérivé de βάρβαρος (bárbaros), par extension « mot d'origine étrangère », parce que les étrangers avaient tendance à importer dans les langues latines et grecques les règles de morphologies, souvent d'orthographe et/ou de prononciation, mais aussi de flexion, ou de dérivation, de leurs propres langues. Sans signification technique acceptée en linguistique moderne, le terme est peu utilisé par les scientifiques descriptifs contemporains
Formes de barbarismes
Il existe plusieurs formes de barbarismes. D'un point de vue du respect de la norme d'une langue, un barbarisme est un mot qui n'existe pas sous l'aspect rencontré dans une langue donnée et un temps précis. Ainsi, « je veux que tu *voyes » pour « je veux que tu voies » est un barbarisme. Un barbarisme est aussi un mot composé de plusieurs racines d'origine étrangère, par exemple monopersonnel. "
JHB 16 05 26
lundi 11 mai 2026
jacques halbronn Linguistique de l'hébreu La question des affixes . Dialectique langue/grammaire.
cques halbronn Linguistique de l'hébreu La question des affixes . Dialectique langue/grammaire.
Nous avons largement traité du r^oles des affixes en français et dans les langues environantes en englobant sous ce terme un grand nombre de formes comme la négation, les possessifs et les démonstratifs. Quid de l'hébreu et de son évolution? On note un principe d'économie avec le vav conversif en tant que préfixe permettant de se servir d'un m^eme radical pour le passé et le futur. Les pronoms personnels y jouent un r^ole clef puisqu'ils servent tant à marquer le passé que le futur, selon qu'ils se placent en position suffixale ou préfixale. Ils sont fonction du masculin et du féminin à la deuxiéme personne du singulier mais pas seulement. En hébreu, on ne s'adresse pas à un homme comme à une femme, à la différence du corpus que nous pratiquons. Certains changements sont intervenus au cours des ^ages: le vav conversif préfixal est tombé en désuétude mais bien représenté dans la Bible hébra¨ique et cela devrait avoir intéressé la critique biblique. Prenons le cas du Chapitre V du Livre de la Genése dont nous avons pu montrer toute l'importance en ce qu'il a du initialement en ^etre le tout début, les précédents chapitres ayant été ajoutés, interpolés.
Genése V
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l'homme, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit (Vayevaled) un être à son image et selon sa forme, et lui donna (Vayikra) pour nom Seth.
Or, si les deux premiers versets ne recourent point au Vav conversif, en revanche, la suite du dit chapitre use des formes futures pour marquer le passé Vayehi débute le troisiéme verset et on trouve Vaievaled, Vayikra. le futur est donc ici transmuté en passé tout au long de ce chapitre V . Si l'on examine le célébre chapitre III du Livre de l'Exode (Buisson Ardent), Dieu, au verset 9, par exemple,ne se sert plus d'un tel procédé Dieu dit qu'il a vu selon recourir au vav conversif ni au futur pour indiquer le passé!
Un cas remarquable est celui des (sur)noms propres commençant par Yod (jérémie, Ezekiel, Elie, Isa¨ie, Israel etc). Selon nous, le vav conversif y est sous entendu et donc le futur est en fait un passé, ce qui est propre à la pratique du surnom, rétrospective plut^ot que prospective, m^eme si dans Mathieu I, on déclare que le nom de Yeoshua (Jesus) fut donné dès la naissance. En ce qui concerne le tétragramme, lequel commence par un Yod, et que l'on retrouve dans les noms de prophétes (Isa¨ie, Jérémie, Elie), on notera que le tétragramme devait comporter initialement un Vav conversif changant le futur en passé. Selon notre étude il comporterait Vav, Iod, Hé, Vav, ce qui correspond à une valeur guématrique de 27 (6+10+5+6), proche du cycle de Saturne (en années) et de la Lune,(en jours)
ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם. 9 Oui, la plainte des enfants d'Israël est venue jusqu'à moi; oui, j'ai vu (Raiti) la tyrannie dont les Égyptiens les accablent
voir Isaie 45 Jérémie XXXI etc
On a du mal à comprendre pourquoi la deuxiéme personne du masculin singulier se termine par une voyelle (ATA) alors que la deuxiéme personne du féminin singulier se termine par une consonne (AT) alors que cela devrait ^etre l'inverse, comme dans le cas des adjectifs et des participes (gadol (M), gdola (F) et on ne comprend pas non plus pourquoi le prétérit de la première personne du singulier a un suffixe en "ti" alors que le pronom personnel est "Ani", la forme "ti" étant celle de la deuxiéme personne du singulier! On devrait donc dire Hashavni et non Hashavti. Le psaume 22 comporte la forme Azavtani "ב אֵלִי אֵלִי, לָמָה עֲזַבְתָּנִי; רָחוֹק מִישׁוּעָתִי, דִּבְרֵי שַׁאֲגָתִי. 2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" On voit que le pronom personnel de la première personne du singulier est bien utilisé.
Notons aussi l'usage du shewa pour connecter le radical et le suffixe, point commun avec le français: par exemple lente-ment mais en ce qui concerne le shewa dans le cadre des préfixes, l'hébreu n'est absolument pas dans le coup: aucune commune mesure avec le français avec son je, son ne, son que, son me, son le etc ce qui permet au shewa de prospérer en français dans sa combinatoire consonantique préfixale faisant pendant à sa combinatoire vocalique suffixale.
Sur le web
Le šᵉwaʾ
šᵉwaʾ audible et šᵉwaʾ muet
En plus des voyelles, l'hébreu connaît encore un signe de vocalisation appelé šᵉwaʾ. Il en existe deux types : le šᵉwaʾ audible et le šᵉwaʾmuet.Le šᵉwaʾ audible est une voyelle. Le šᵉwaʾ muet (ou quiescent) indique que la consonne n'a pas de voyelle. Il est équivalent au "e" muet que nous connaissons bien en français (écrire qu'on prononce "écrir" et clairement qu'on prononce "clairment". Le šᵉwaʾ audible se transcrit " ᵉ " alors que le šᵉwaʾ muet ne se transcrit pas."
La question que se pose à la linguistique du XXIe siècle est la suivante, est-ce la grammaire qui doit s'articuler sur la langue ou la langue sur la grammaire. Révolution copernicienne. Pour notre part, nous sommes en faveur d'une représentation matricielle, fondée sur un certain nombre de principes à partir desquels les mots auraient été façonnés. Des langues sur mesure. En effet, l'idée selon laquelle, les langues se seraient conformées spontanément à une certaine géométrie sous jacente voire subconsciente ne nous parait guère vraisemblable. Bien au contraire, la formation du lexique aurait suivi un plan, tel que celui que nous avons eu l'occasion de décrire avec une dialectique des consonnes initiales et des voyelles finales. La langue française a su préserver une telle matrice alors que les autres langues ne l'ont préservée que partiellement comme dans le cas de l'hébreu dont on a signalé plus haut qu'il y avait eu une déperdition au niveau préfixal, ce qui aura constitue un obstacle épistémologique majeur pour la pensée linguistique du siècle dernier.
JHB 11 05 26
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