LA LANGUE SACREE, CENTRALE, LE FRANCAIS
Approche théologique et historico-critique des langues
vendredi 8 mai 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. la France, gardienne de la diphtongaison.
jacques halbronn Anthropolinguistique. la France, gardienne de la diphtongaison.
La langue qui est parvenue à préserver le trésor des diphtongues est celle qui s'est implantée en France et qui a été transmise sur de multiples générations par le peuple français Longtemps, nous avions négligé le critère de l'oralité (cf nos mémoires avec Louis Jean Calvet, Paris V, 1987-1989.) Or, la dialectique de l'écrit et de l'oral est centrale. Elle nous était d'ailleurs devenue familière lors de notre immersion, à l"âge de 20 ans dans la langue hébraique laquelle marque nettement la différence entre ces deux plans, si ce n'est que l'oralité de l'hébreu aura connu bien des vicissitudes en raison des discontinuités : ne parle-t-on pas d'une renaissance de l'hébreu ? On n" avait pas assez , avant nous, souligné cette particularité éminente du français et la question des emprunts au français par l'anglais, l'allemande, l'italien et l'espagnol, notamment. Auparavant, nous avions insisté sur l'ampleur quantitative de l'emprunt des langues germaniques mais pas assez sur la dimension qualitative bien que dès 1987 nous avions accordé une grande importance à l'erreur (LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE ) . Ce n'est que peu à peu que la question de la diphtongaison aura revêtu toute son importance et que nous avons distingué entre le diphtongable et le diphtongué, à la suite de notre réflexion sur le triangle signifiable, signifié et signifiant, lequel corrigeait et complétait le dualisme saussurien.. En ce sens, l''oral pouvait prendre appui sur l'écrit et l'on pouvait notamment observer le hiatus entre ce qui était prévu et ce qui était réalisé. C'est ainsi que le probléme de l'emprunt de l'anglais ne se situait plus au niveau d'une orthodoxie orthographique mais bien d'une orthodoxie phonologique.
Nous allions avoir à étudier, dans la foulée, les solutions de rechange élaborées par l'emprunteur anglais face à des modes prononciation pour lesquelles il n'avait pas été formé, initié, à commencer donc par les suffixes diphtongués en "ment" (Parliament, Governement) et en "ant" , constant, brillant (participe présent) . Quant à l'allemand, il gardait à l'écrit des éléments diphtongables mais il en ignorait le mode d'emploi : ein, nein, sein, mein, dein, n'étaient pas diphtongués.
Dans le cas des langues latines, nous avons montré qu'elles dérivaient largement du français (momento pour moment, lontano pour lointain) tout en conservant souvent la forme écrite du français (possible), Il s'agit là d'une autre volet également inaccessible pour les langues étrangères à la langue d'oil du nord de la France L'anglais ainsi change "centre" en "center", autre en "other" etc alignant son écrit sur son oralité marquée par le moindre effort. On pourrait certes être tenté de soutenir que ces langues ont en commun une source commune mais c'est là un piètre expédient visant à nier le rayonnement remarquable du français sur d'autres langues.
Cela dit, il n'y a pas de création ex nihilo et le français a certainement des antécédents tout comme il a des avatars. Il convient de distinguer ce qui est de l'ordre du vouloir, du savoir et du pouvoir. Modifier une source peut relever de ces divers paramétres. Il y a certes eu des solutions de facilité, dues à une transmission hors de portée mais il peut aussi s'agir d"un désir assumé de simplification, de réduction sans que l'on soit en mesure de trancher dans un sens ou dans un autre. Dans la relation entre le français et l'italien (toscan), il faut faire la part de ce que le français aura emprunté à l'italien, au prisme d'une certaine esthétique de la langue et ce que l'italien aura adapté du français, en raison de conventions, de codes, qui ne lui étaient pas familiers. C'est ainsi que nous avons pu lister un certain nombre de cas où les formes françaises en "au" et en "ou" auraient produit en italien du "l": escoute donnant ascolta, chaud donnant caldo, haut, alto, be émeraude donnant esmeralda, beau et bello, moult et molto, saut et salto etc Est ce caldo qui a donné chaud ou haut alto? On peut concevoir un moyen terme, le français dériverait du latin et l'italien dériverait du français, d'où une certaine cyclicité. Une diphtongaison non signalée est le "em" à rapprocher du "en" qui devient en anglais enjoy, endure / On trouve cette diphtongaison avec le français "femme", laquelle disparait dans féminin, femelle; On retrouve cette forme dans différemment avec deux diphtongues reliées; le em et le ment. La diphtongue "em" s'entend comme un "a"
Nous proposons d'introduire la notion de sublimation de la langue pour marquer l'idée de progrès,le français étant, selon nous, une langue pilote sublimant les langues qui lui préexistèrent/
JHB 08 05 26
jacques halbronn Linguistique de l'hébreu La question des affixes .
jacques halbronn Linguistique de l'hébreu La question des affixes .
Nous avons largement traité du r^oles des affixes en français et dans les langues environantes en englobant sous ce terme un grand nombre de formes comme la négation, les possessifs et les démonstratifs. Quid de l'hébreu et de son évolution? On note un principe d'économie avec le vav conversif en tant que préfixe permettant de se servir d'un m^eme radical pour le passé et le futur. Les pronoms personnels y jouent un r^ole clef puisqu'ils servent tant à marquer le passé que le futur, selon qu'ils se placent en position suffixale ou préfixale. Ils sont fonction du masculin et du féminin à la deuxiéme personne du singulier mais pas seulement. En hébreu, on ne s'adresse pas à un homme comme à une femme, à la différence du corpus que nous pratiquons. Certains changements sont intervenus au cours des ^ages: le vav conversif préfixal est tombé en désuétude mais bien représenté dans la Bible hébra¨ique et cela devrait avoir intéressé la critique biblique. Prenons le cas du Chapitre V du Livre de la Genése dont nous avons pu montrer toute l'importance en ce qu'il a du initialement en ^etre le tout début, les précédents chapitres ayant été ajoutés, interpolés.
Genése V
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l'homme, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit (Vayevaled) un être à son image et selon sa forme, et lui donna (Vayikra) pour nom Seth.
Or, si les deux premiers versets ne recourent point au Vav conversif, en revanche, la suite du dit chapitre use des formes futures pour marquer le passé Vayehi débute le troisiéme verset et on trouve Vaievaled, Vayikra. le futur est donc ici transmuté en passé tout au long de ce chapitre V . Si l'on examine le célébre chapitre III du Livre de l'Exode (Buisson Ardent), Dieu, au verset 9, par exemple,ne se sert plus d'un tel procédé Dieu dit qu'il a vu selon recourir au vav conversif ni au futur pour indiquer le passé!
Un cas remarquable est celui des (sur)noms propres commençant par Yod (jérémie, Ezekiel, Elie, Isa¨ie, Israel etc). Selon nous, le vav conversif y est sous entendu et donc le futur est en fait un passé, ce qui est propre à la pratique du surnom, rétrospective plut^ot que prospective, m^eme si dans Mathieu I, on déclare que le nom de Yeoshua (Jesus) fut donné dès la naissance. En ce qui concerne le tétragramme, lequel commence par un Yod, et que l'on retrouve dans les noms de prophétes (Isa¨ie, Jérémie, Elie), on notera que le tétragramme devait comporter initialement un Vav conversif changant le futur en passé. Selon notre étude il comporterait Vav, Iod, Hé, Vav, ce qui correspond à une valeur guématrique de 27 (6+10+5+6), proche du cycle de Saturne (en années) et de la Lune,(en jours)
ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם. 9 Oui, la plainte des enfants d'Israël est venue jusqu'à moi; oui, j'ai vu (Raiti) la tyrannie dont les Égyptiens les accablent
voir Isaie 45 Jérémie XXXI etc
On a du mal à comprendre pourquoi la deuxiéme personne du masculin singulier se termine par une voyelle (ATA) alors que la deuxiéme personne du féminin singulier se termine par une consonne (AT) alors que cela devrait ^etre l'inverse, comme dans le cas des adjectifs et des participes (gadol (M), gdola (F) et on ne comprend pas non plus pourquoi le prétérit de la première personne du singulier a un suffixe en "ti" alors que le pronom personnel est "Ani", la forme "ti" étant celle de la deuxiéme personne du singulier! On devrait donc dire Hashavni et non Hashavti. Notons aussi l'usage du shewa pour connecter le radical et le suffixe, point commun avec le français: par exemple lente-ment.
JHB 08 05 26
jeudi 7 mai 2026
jacques halbronn Master Class Epistémologie de la science historique? La poule et l'oeuf
jacques halbronn Master Class Epistémologie de la science historique? La poule et l'oeuf
La qualité première de l'historien de haut niveau est son aptitude à corriger les chronologies adoptées qu'il s'agisse de la genése du Zodiaque, de celle des Centuries nostradamiques, de la formation de l'Ancien Testament, des relations entre les langues, dans notre cas. Il faut chaque fois jouir d'un certain instinct permettant de détecter le vrai du faux. On l'a ou on ne l'a pas. Celui qui ne dispose pas d'un tel fil d'Ariane doit se résigner à une certaine médiocrité, ce qui tient à un certain manque de confiance en son propre jugement, ne lui permettant pas de prendre le contre pied des représentations en place. Force est de constater le manque de courage chez la plupart des chercheurs, toujours dans l'attente d'une preuve supplémentaire, du document retrouvé qui viendrait suppléer providentiellement le défaut de raisonnement.
L'historien "mineur" devra donc se contenter de commenter des documents existants sans avoir à se risquer à formuler des théories aventureuses, casse-cou. Le pire, c'est quand ce petit historien se verra dans l'obligation de résister aux propositions du plus grand que lui en lui préférant des travaux de moindre envergure.
Le champ d'action de l'historien d'élite sera l'exploration de périodes antérieures aux corpus connus, à leur pré ou proto histoire. Or, c'est en allant le plus en amont que les textes peuvent vraiment s'éclairer en évacuant les contre façons, les suppressions et les additions. Autrement dit, sans ces "guides" inspirés, l'on risque fort de s"égarer, de piétiner, de stagner en se contentant d'un matériau que l'on ne sera pas parvenu à décanter, à élaguer et qui s'il a le mérite d'être répertorié n'en est pas moins douteux voire inconsistant. Il ne s'agit pas seulement de tenir un raisonnement mais aussi pour d'autres de le suivre, ce qui constitue donc un double obstacle. C'est ainsi que nos travaux n'ont toujours pas été reconnus, à commencer par ceux concernant l'historique des éditions centuriques (cf notre étude en 2011 dans la Revue Française d'Histoire du Livre). Des résistances persistantes face à nos travaux en lingustique alors que ceux-ci sont largement accessibles sur les réseaux sociaux. De même, pour le milieu astrologique qui poursuit sa route comme si de rien n'était. Quant à nos récents travaux en critique biblique, ils n'auront pas suscité la moindre invitation à des Congrès , à des jurys de thèse, à des parutions dans des revues; Même black out depuis une dizaine d'années.
L'approche cyclique - l'oeuf et la poule - que nous qualifierons de triangulaire- semble préférable à une vision trop linéaire du cours des choses. Ce qui est ancien peut avoir formaté ce qui précédait mais à son tour générer des dérivés, des avatars lesquels seront voués à un reformatage et ainsi de suite. La recherche des sources s'avère donc problématique car tout a un passé et tout une postérité!
JHB 07 05 26
lundi 4 mai 2026
jacques halbronn Critique biblique. La double diphtongaison de « Ben Adam » et la France.
jacques halbronn Critique biblique. La double diphtongaison de « Ben Adam » et la France.
Sur le web
« La diphtongaison est un changement dans la prononciation d’une voyelle qui consiste à modifier le timbre de celle-ci au cours de son émission. En d’autres mots, lorsqu’il y a diphtongaison, la voyelle se segmente en deux éléments vocaliques, ceux-ci appartenant toutefois à la même syllabe. La voyelle ainsi segmentée est appelée diphtongue »
Dans nos derniers textes, nous avons mis en évidence la dualité entre les fils d’Adam et les fils d’Israel, ce qui remonte respectivement à Esaü et à Jacob. Le Livre de la Genése nous raconte comment Jacob, aidé par sa mère Rébecca, réussit à tromper son père, Isaac, en se faisant passer pour son frère Esaü, montrant ainsi qu’il était plus malin. Or, est- ce un hasard si la forme « Ben Adam », utilisée dans le Livre d’Ezékiel et revendiquée par Jésus comporte deux supports de diphtongaison nasale, le « en » de Ben et le « am » d’Adam. Rappelons qu’Esaü est lié à Edom, proche d’Adam et signifiant ce qui est rouge, tout comme Adama, la Terre. Or,nous avons montré que la diphtongaison était une spécificité de la langue française et que celle-ci n’est pas correctement respectée lors des emprunts au français par diverses langues telles que l’anglais et l’allemand, entre autres. On note aussi que l’hébreu oral ne comporte pas de diphtongaison même si certaines formes écrites s’y prétent comme le pluriel en « im » à commencer par Elohim, Shamayim (cieux), Mayim (eaux) La forme négative « Ein » n’est pas diphtonguée en hébreu à l’oral (Ein Soph/Infini, Ein Safek: sans doute)
En ce qui concerne le français (diphtongué comme France), on note la finale des premières et troisiémes personnes du pluriel ; nous avons, ils ont, ils font, nous mangeons, ils mangeront, sans parler de la négation « non » qui dans d’autres langues n’est pas diphtonguée: nein (oral allemand), no. La Marseiallaise (hymne national) diphtongue nettement avec « Allons Enfants de la Patrie et » Marchons, Marchons, qu’un sang impur etc »"avec trois diphtongues :o ns, ang, im. La « Révolution française » produit, génère de la diphtongue tout comme la série des Constitutions, avec deux « on » L’Empire diphtongue sous les Bonapartes (Premier et Second Empires). Le français actuel a le tort de ne pas diphtonguer les formes en « ing » issue de l’anglais alors qu’il dispose de « soin », de « sang, de point, de moins, de loin, de coin etc. L’article indéfini et le nombre cardinal donnent « un ». On a déjà noté que le féminin tend à neutraliser la diphtongue: bon et bonne, un et une etc par l’ajout d’un e final.
Parmi les cas remarquables, citons la diphtongaison des nombres cardinaux, du "un" (1) et du "cinq' (5), du onze (11) (voir aussi le vingt, le trente, le cent etc) Parmi les prénoms, on trouve Benjamin (dernier fils de jacob, d'où son emploi au figuré en français) comportant une double diphtongaison Ben (fils) et "min" (yamin; droite), les autres langues ne respectant ni l'une ni l'autre. Les erreurs sont un facteur majeur de diversification (cf la Tour de Babel) alors que leur correction contribue à la centralisation et à l'union.
JHB 08 05 26
samedi 2 mai 2026
jacques halbronn Linguistique comparée .Autour de la question du "th" et de la finale "d" en anglais.
jacques halbronn Linguistique germanique.Autour de la question du "th" et de la finale "d" en anglais.
Si l'emprunt au français est consubstantiel de l'anglais moderne, il ne faudrait pas pour autant négliger les relations entre l'anglais et l'allemand. D'une part, il y a le passage de l'allemand à sagen à l'anglais say, de Mögen à may; que l'on retrouve dans Tag et Day. Mais la prononciation de "ay" obéit au modéle français, tout comme celle du "ou" (you, could), ou du "au" (daughter) ou encore du "an" (I can't)
De l'autre, le passage de l'alllemand Du à l'anglais Thou, que l'on retrouve dans dieser et This, der à The, die à They, Nord et North, Tochter et Daughter,
sue le web
"Dans le vieil anglais ancien des VIIe et VIIIe siècles, le digramme ⟨th⟩ était utilisé jusqu'à ce que l'alphabet latin de l'anglais ancien adapte la lettre runique ⟨þ⟩ (thorn), ainsi que ⟨ð⟩ (eth ; ðæt en vieil anglais), une version modifiée de la lettre latine ⟨d⟩, pour représenter ce son"
Dans le cas du passage du français à l'anglais, on note que le p est remplacé par un f : peur devient fear, pair devient fair (play), peu devient few.
Notons qu'en espagnol le p initial du français est supprimé: pleuvoir devient llover, pleurer devient llorar, plein devient lleno.
L'anglais aura conservé d'anciennes prononciations du français , tombées en désuétude en français: c'est ainsi que le "oi" ne se rend plus en français comme un "oy", le i ayant perdu du en français son statut de consonne pour passer à celui de voyelle (cf cependant le phénoméne des "Incoyables", au XVIIIe siècle) Notons par ailleurs l'usage du i dans l''imparfait français: nous mangeons devient nous mangions. En allemand, on trouve "mein", "nein". Dans le cas du français "point", on ne trouve plus ce rôle de consonne de la lettre "i"conservé cependant en anglais. Il est possible que la diphtongaison ait joué ici un certain rôle. Dialectique entre le champ consonantique et le champ vocalique.
Revenons sur l'usage de la finale "d" en anglais. Le participe de l'ancien français pour la première conjugaison utilisait la finale "ed" remplacée par la suite par le "é" du fait d'un alignement de l'écrit sur l'oral mais que l'on retrouve dans pied, sied. C'est ainsi que l'on trouve en anglais "closed", "did", 'had", "said", "paid etc. sachant que l'anglais utilise le participe passé pour former le prétérit des verbes dits faibles.
JHb 02 05 26
mercredi 29 avril 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. La quetsion du genre féminin
jacques halbronn Anthropolinguistique . La question du genre féminin.
Que signifie en français le passage du "le" au 'la" pour marquer le genre? Nos récents travaux nous renvoient à la question de l'empriunt mimétique, à savoir que l'emprunteur est souvent amené à recourir à des expédients, dans son incapacité à reproduire fidélement le modéle qu'il s'est donné à suivre. Le "la" est plus accessible que le "le" dans le cas des articles définis au singulier, la prononciation française du "e" n'aura pas cessé de faire probléme. Exemple, possible prononcé "possibel".
Le féminin butte aussi sur les diphtongues nasales: mon posessif masculin se change en ma, ton en ta, son en sa. Là encore le a apparait comme un palliatif à une certaine impuissance.
En outre, le e est caractéristique d'une féminisation du mot : bonne pour bon, grande pour grand, petite pour petit , longue et long etc, ce qui conduit à une consonantisation en position finale. Cela vaut pour le participe présent : constante pour constant, mais en français la diphtongue nasale se maintient au féminin et non pour l'emprunt anglais qui sépare le a et le n. Le participe passé a joute un e pour le féminin: fini et finie, aimé et aimée (anciennement aimed et aimede) etc Mais bonne ne diphtongue pas à la différence de bon. Cela va aboutir généralement à produire en finale une sonorité consonantique au féminin, à la place d'une sonorité vocalique au masculin, ce qui va à l'encontre de la régle/loi que nous avons formulée, distribuant au début d'une séquence une dominante consonantique et en fin une dominante vocalique.
Nous expliquons ce phénoméne en considérant que les femmes n'avaient pas accés à la parole et lui étaient donc étrangères, d'où les similitudes observées entre le féminin français et l'emprunt anglais: comme active au lieu d'actif. L'on peut supposer que le français, initialement, ne marquait pas le genre, ce qu'atteste l'emprunt anglais dans son traitement de l'adjectif qui y considére comme "neutre", ce qui nous aide à appréhender un état primitif de la langue française. Par la suite, cette neutralité aura disparu dans la plupart des langues, intégrant le langage féminin dans leur dispositif devenu duel, ce qui d'ailleurs conduira à qualifier tel ou tel mot de masculin ou de féminin sans rapport avec une référence anthropologique. : ton vélo, ta voiture etc L'anglais avec l'usage du "his" et du "her", respecte l'identité du sujet alors que le français a perdu un tel marqueur.
JHB 29 04 26
mardi 28 avril 2026
jacques halbronn Linguistique comparée: nouvelles observations autour l'emprunt de l'anglais au français
jacques halbronn Linguistique comparée: nouvelles observations autour l'emprunt de l'anglais au français
En ce qui concerne le phénoméne de l'emprunt linguistique, il importe d'insister sur les points suivants: l'emprunt vient s'ajouter au substrat de la langue emprunteuse, il vient en perturber l'identité et la fluidité mais c'est l'emprunteur qui en est responsable et non la langue ainsi imitée, importée, parfois à l'insu de l'exportateur, d'autant que cela ne se situe pas seulement au niveau du lexique mais passe par des calques divers. On soumettra ici deux exemples: celui du participe et du prétérit, d'une part et celui du traitement des formes françaises en "ier" et en "bre".
I le cas des verbes faibles.
sur le web
"Les verbes faibles présentent une conjugaison régulière, c'est-à-dire que leur radical ne change jamais."
Ce sont généralement dans le cas de l'anglais, des verbes empruntés au français (change) ou à l'allemand (sagen).
sur le web
"Le prétérit et le participe passé des verbes réguliers se forment en ajoutant -ed à la base verbale. Les deux formes sont identiques. Ex. : live (habiter) → lived (prétérit) → lived (participe passé). I lived in Scotland."
A quoi donc tient cette similitude absolue entre prétérit et participe passé? Selon nous, c'est le fait de la similitude à l'oral en français entre je chantais et chanté voire avec l'infinitif chanter. Trois catégories distinctes à l'écrit mais homophones à l'oral en français.
On trouvera d'autres cas du même genre pour la polysémie du mot "certain" en anglais sur le modéle français, qui combine l'idée de certitude et celle d'un indéfini comme dans "un certain regard".
II Le cas des finales françaises ier et le et re reduites en anglais à "er" et "el"
Les mots anglais comme carter, carpenter, river viennent du français charetier, charpentier, rivière. Tout se passe comme si la son "yé" qui marque ces mots ne passe pas en anglais, d'où ces "solutions" supprimant le "i". On a déjà signalé le traitement des finales françaises en "ble": possible, noble ou en "tre" : centre, octobre, septembre etc qui s'écrivent en anlais center, october, september, en alignant l'écrit sur l'oral.
On peut parler ici d'une corruption (à l'oral ou/et à l'écrit) aux dépens du français qui s'explique par l'incapacité à prononcer certaines combinatoires comme c'est également le cas pour les diphtongues du français condamnés, à l'oral, à être décomposés, quand bien même leur orthographe resterait à l'identique.
JHB 28 04 26
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