dimanche 17 mai 2026

Jacques halbronn Linguistique L'imitation du français par d'autres langues en raison de ses innovations. La révolution de l'alphabet

jacques halbronn Linguistique L'imitation du français par d'autres langues en raison de ses innovations. La révolution de l'alphabet En quoi ont donc consisté les nouveautés apportées par la langue française? On pense évidemment au premier chef à la diphtongaison qui impacte l'oralité mais qui laisse son empreinte sur l'écrit avec la présence de la lettre "n" à la suite d'une voyelle, ce qui en modifie la sonorité; Notons aussi le traitement des voyelles quand elles sont connectées entre elles comme pour "au", "ai", "eu". Toutes ces mesures changent considérablement la portée de l'alphabet latin basique et cela vaut aussi pour les combinatoires de consonnes, pratiquées à l'oral, en français et qui à l'écrit sont éventuellement signifiées par une apostrophe Quant à l'accent sur le "e". il indique l'évacuation d'une consonne mais le plus souvent, il n'est pas nécessaire comme pour "pied". Autant dire que les régles posées par l'alphabet traditionnel sont largement rendues obsolétes par cette "révolution française" Comment donc, les autres langues soumises à l'alphabet traditionnel ont-elles vécu cette "révolution"? Ce n'est pas à l'écrit que cette révolution est la plus manifeste car c'est avant tout l'oral qui est généralement affecté, comme dans le cas de la diphtongaison nasale dont le français aura fait un usage considérable, notamment en ce qui concerne les affixes. On pense d'une part à la forme négative du préfixe "in" ou "im", qui use effectivement de la diphtongaison: impossible, invraisemblable etc (passé en allemand avec le "un" (unmöglich). Un tel marqueur dispense d'utiliser des formules lourdes de négation, Pour ce qui concerne les suffixes, nous avons notamment la forme "ment" qui constitue une famille d'adverbes. L'anglais a remplacé le "ment" par un "ly" mais l'a conservé pour Parliament, Government, elément etc sans respecter l'emploi de la diphtongaison, ce qui génére ce que nous appelons un "barbarisme oral". . Quant aux langues latines, elles ont à l'écrit ajouté un "e" (prononcé "é") et ont fait l'impasse sur la diphtongaison sous jacent: chiaramente (italien) et claramente (espagnol). Quant à l'allemand, il utilise le mot français "en guise" de qui devient "Weise". On retrouve d'ailleurs en anglais "otherwise" pour rendre le français autrement. sur le web! → voir Weise au sens de « façon, manière ». Suffixe -weise \ˌvaɪ̯zə\ Suffixe servant à créer, à partir de noms ou de verbes (adjectifs → voir -erweise), des adverbes exprimant la manière indiquée par le mot le précédant : en, par, à titre de. Le passage de "guise" à wise ou Weise s'explique par la prononciation du u . Rappelons que le w en anglais se nomme "double u" On trouve des cas semblables en anglais pour war à la place de guerre. Walter pour Gauthier, William pour Guillaume. On est donc là en face d'un calque. En espagnol, on notera la fortune du français "bien" '(à l'origine un préfixe comme dans bienvenue.Bienvenido (espagnol) Benvenuto (italien) et en italien bene. Or la forme "bien" est devenue très courante dans la conversation espagnole orale mais sans réalisation de la diphtongaison d'origine véhiculée à l'écrit en espagnol, d'où un barbarisme oral.je vais bien Estoy bien sur le web 'En réponse à « ¿Cómo estás? », vous pouvez dire « Estoy bien, gracias » (Je vais bien, merci). On a là un exemple d'un mimétisme remarquable qui caractérise les diverses langues aux frontières de l'hexagone, L'italien quant à lui dira "va bene", benissimo. L'anglais a adopté la prononciation du "au" et du ".ai" à la française, y compris pour des mots non empruntés au français : on trouve pay (de payer) mais aussi say, day, lay sans parler du "ou" que l'on retrouve prononcé à la française à commencer par le pronom personnel "you" ou "could', "would. On sait aussi que l'anglais diphtongue le "can't", le "don't..pour des mots gérmaniques. On est donc ici dans le morphologique. On se demandera, en conclusion, si l'on n'est pas en présence d'un processus de fabrication sur mesure de la langue/ La myriade de diphtongues du français n'est pas le fait du hasard, d'une évolution sauvage mais reléve, selon nous, d'un dessein intelligent. Les participes présents font notamment un usage systématique de la diphtongaison, au sens où nous l'entendons ici;(finales, ant, ce qui là encore n'est pas respecté par l'emprunteur. Quant à l'allemand, on se demandera si les formes "mein dein, sein" ne sont pas prises du français mon, ton, son tout comme le nein et si l'italien "niente" 'n'est pas dérivé du français "rien". Passons au second volet, celui de la mise en place de préfixes comme pendant aux suffixes. Les préfixes ont vocation de générer un bloc "consonantique" alors que les suffixes auront pour tache de produire, d'amplifier une sonorité "vocalique", ce qui fera intervenir le "shewa" (terme emprunté à la grammaire hébraique) et qui correspond au "e muet". Le français aura donc créé des préfixes, et nous en avons compté près d'une dizaine comme le pronom, l'article,la préposition qui ont vocation à se placer devant et non derrière : le, je, re, de, se, me, que, ne, te, ce soit des possessifs, des démonstratifs, des négatifs, des réflexifs etc. En fait, il s'agit de consonnes devant se coller au nom qu'elles précédent, du fait de l'occultation du "e" Mais comme pour les diphtongues, un tel dispositif ne saurait etre le fruit du hasard et cela exige toute une organisation/ planification en amont dont les autres langues ne disposent pas et qu'il leur faut inventer pour se conformer à leur modéle, le français. Un cas intéressant est celui de l'article défini en anglais. On peut penser que le "le" français a donné naissance au "the" anglais - à moins que cela ne soit le "ce" -ce qui correspondrait mieux au "th" - et en tout état de cause, le son "e" en tant que marque préfixale est semblable dans les deux langues. On retrouve le "th", en anglais dans le démonstratif "this" correspondant au français "ceci". Mais l'anglais n'est pas en mesure d'occulter le "e" , de dire th'glass pour l'verre, donc de recourir au shewa pour connecter deux consonnes entre elles. Cela dit, le pronom personnel "I" en anglais suit le modéle français du "je" réduit à un "j", sachant que le i et le j ne font qu'un. Ce I anglais (prononcé "« aïe ») serait donc dérivé du français tout comme le "the".(cf supra). Il convient de préciser que l'agencement que nous avons décrit visant à renforcer les consonnes au niveau préfixal et les voyelles au niveau suffixal fait partie intégrante du plan architectural évoqué et correspond à une certaine esthétique qui n'est pas nécessairement appréhendée par l'emprunteur/imitateur. JHB 17 05 26

samedi 16 mai 2026

jacques halbronn Les pathologies linguistiques. Du barbarisme écrit au barbarisme oral. Polysémie appauvrie

jacques halbronn Les pathologies linguistiques. Du barbarisme écrit au barbarisme oral. Polysémie appauvrie En 1987, il y a donc près de 40 ans nous avions présenté à Louis Jean Calvet un mémoire intitulé Linguistique de l'erreur . Epistémologe populaire. Il s'agit ici de développer la notion de "barbarisme oral" qui nous avait échappé à l'époque, à savoir le fait qu'un mot emprunté n'est pas prononcé correctement alors qu'à l'écrit, aucun changement n'est manifeste . Toute erreur est la marqué et la preuve de l'emprunt, celui-ci étant condamné presque toujours à une utilisation décalée. Le français est à la fois une langue qui aura été considérablement pillée mais aussi qui aura été trahie et corrompue du fait même de l'emprunt, ce qui aura donné lieu à une grande diversité de dérivations, de dégradations à partir de la centralité de cette langue. Le cas des formes adverbiales du français aura ainsi donné lieu à des barbarisme oraux, du fait notamment de la diphtongaison nasale, notamment avec la suffixation en "ment" qui aura à la fois connu une fortune certaine mais avec toutes sortes de distorsions tant à l'oral pour l'anglais (avec une prononciation du t final et un non respect de la diphtongaison) qu 'à l'écrit et à l'oral pour l'italien avec l'ajout d'un "o" final en ento comme momento, parlamento etc Les formes substantivale en "té" comme beauté seront changées en "ty" en anglais "beauty' sans parler du barbarisme oral de la prononciation de 'beau" devenant "biou". Mais l'anglais n'aura pas hésité à changer la forme "ment" en "ly" constamment devenant constantly avec le barbarisme oral de la fausse prononciation du "ant" L'anglais aura notamment butté sur la forme "gn" qu'il décompose en g+n sans comprendre que cela exige une prononciation particulière que l'on retrouve en espagnol avec le tildé. c'est ainsi que montaigne (ancienne forme de montagne) devient montain, Bretagne, Britain, autant de barbarismes à la fois à l'écrit et à l' oral. Rappelons aussi que possible reste tel quel en anglais et en espagnol à l'écrit mais se démarque à l'oral en possibel pour l'anglais et possiblé pour l'espagnol. Signalons aussi le traitement des doubles de voyelles du français en au, ai qui ont été adoptés à l'oral en anglais même en dehors du lexique français daughter, day; say, way, ce qui constitue une forme de barbarisme au sein même de la famille germanique. (Tochter, Tag, sagen, weg alors que la forme française est respectée comme pour le prénom "Laura".., Signalons encore au titre des doubles barbarismes (oral et écrit) la série des verbes anglais se terminant en "ate" comme indicate. est dérivée de substantifs du type indication, alors que cette forme "indicate" est étrangère au français qui a "indique". Autre barbarisme, celui des participes en "ed" comme United (USA, UNO (ONU, United Kingdom, Royaume Uni sont autant de barbarismes) fabriqué à partir d'Unité et qui n'existe pas non plus en français qui a "uni" On pense aussi à closed, à partir de clos, le "ed" étant considéré à tort comme la marque du participe à la françàise, ce qu'il fut autrefois. Voir aussi based qui n'existe plus en français, une forme au départ non "barbarique" peut le devenr si la langue de référence a évolué. On ajoutera la perte de la polysémie quand l'emprunt ne récupère qu'une partie du champ sémantique de son modéle. C'est ainsi qu'en français, prévenir a plusieurs sens, non seulement celui d'empêcher qui a donné "prevent" en anglais mais aussi d'avertir, qui n'existe pas en anglais, wikipedia Un barbarisme est un mot, une expression ou une prononciation non standards dans une langue, en particulier considérés comme une erreur de morphologie, tandis qu'un solécisme est une erreur de syntaxe. Il peut consister à importer dans une langue donnée des formes qui sont usuelles dans une langue étrangère (si tel n'est pas le cas, on pourra parler de cacographie ou d'hypercorrection). Ce mot s'emploie surtout pour les fautes de traduction dans les langues anciennes (latin, grec ancien, hébreu, arabe classique). Étymologie et utilisation du terme Du latin barbarismus (« expression vicieuse »), provenant du grec ancien βαρβαρισμός (barbarismós)[, un dérivé de βάρβαρος (bárbaros), par extension « mot d'origine étrangère », parce que les étrangers avaient tendance à importer dans les langues latines et grecques les règles de morphologies, souvent d'orthographe et/ou de prononciation, mais aussi de flexion, ou de dérivation, de leurs propres langues. Sans signification technique acceptée en linguistique moderne, le terme est peu utilisé par les scientifiques descriptifs contemporains Formes de barbarismes Il existe plusieurs formes de barbarismes. D'un point de vue du respect de la norme d'une langue, un barbarisme est un mot qui n'existe pas sous l'aspect rencontré dans une langue donnée et un temps précis. Ainsi, « je veux que tu *voyes » pour « je veux que tu voies » est un barbarisme. Un barbarisme est aussi un mot composé de plusieurs racines d'origine étrangère, par exemple monopersonnel. " JHB 16 05 26

lundi 11 mai 2026

jacques halbronn Linguistique de l'hébreu La question des affixes . Dialectique langue/grammaire.

cques halbronn Linguistique de l'hébreu La question des affixes . Dialectique langue/grammaire. Nous avons largement traité du r^oles des affixes en français et dans les langues environantes en englobant sous ce terme un grand nombre de formes comme la négation, les possessifs et les démonstratifs. Quid de l'hébreu et de son évolution? On note un principe d'économie avec le vav conversif en tant que préfixe permettant de se servir d'un m^eme radical pour le passé et le futur. Les pronoms personnels y jouent un r^ole clef puisqu'ils servent tant à marquer le passé que le futur, selon qu'ils se placent en position suffixale ou préfixale. Ils sont fonction du masculin et du féminin à la deuxiéme personne du singulier mais pas seulement. En hébreu, on ne s'adresse pas à un homme comme à une femme, à la différence du corpus que nous pratiquons. Certains changements sont intervenus au cours des ^ages: le vav conversif préfixal est tombé en désuétude mais bien représenté dans la Bible hébra¨ique et cela devrait avoir intéressé la critique biblique. Prenons le cas du Chapitre V du Livre de la Genése dont nous avons pu montrer toute l'importance en ce qu'il a du initialement en ^etre le tout début, les précédents chapitres ayant été ajoutés, interpolés. Genése V א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance. ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l'homme, le jour de leur création. ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit (Vayevaled) un être à son image et selon sa forme, et lui donna (Vayikra) pour nom Seth. Or, si les deux premiers versets ne recourent point au Vav conversif, en revanche, la suite du dit chapitre use des formes futures pour marquer le passé Vayehi débute le troisiéme verset et on trouve Vaievaled, Vayikra. le futur est donc ici transmuté en passé tout au long de ce chapitre V . Si l'on examine le célébre chapitre III du Livre de l'Exode (Buisson Ardent), Dieu, au verset 9, par exemple,ne se sert plus d'un tel procédé Dieu dit qu'il a vu selon recourir au vav conversif ni au futur pour indiquer le passé! Un cas remarquable est celui des (sur)noms propres commençant par Yod (jérémie, Ezekiel, Elie, Isa¨ie, Israel etc). Selon nous, le vav conversif y est sous entendu et donc le futur est en fait un passé, ce qui est propre à la pratique du surnom, rétrospective plut^ot que prospective, m^eme si dans Mathieu I, on déclare que le nom de Yeoshua (Jesus) fut donné dès la naissance. En ce qui concerne le tétragramme, lequel commence par un Yod, et que l'on retrouve dans les noms de prophétes (Isa¨ie, Jérémie, Elie), on notera que le tétragramme devait comporter initialement un Vav conversif changant le futur en passé. Selon notre étude il comporterait Vav, Iod, Hé, Vav, ce qui correspond à une valeur guématrique de 27 (6+10+5+6), proche du cycle de Saturne (en années) et de la Lune,(en jours) ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם. 9 Oui, la plainte des enfants d'Israël est venue jusqu'à moi; oui, j'ai vu (Raiti) la tyrannie dont les Égyptiens les accablent voir Isaie 45 Jérémie XXXI etc On a du mal à comprendre pourquoi la deuxiéme personne du masculin singulier se termine par une voyelle (ATA) alors que la deuxiéme personne du féminin singulier se termine par une consonne (AT) alors que cela devrait ^etre l'inverse, comme dans le cas des adjectifs et des participes (gadol (M), gdola (F) et on ne comprend pas non plus pourquoi le prétérit de la première personne du singulier a un suffixe en "ti" alors que le pronom personnel est "Ani", la forme "ti" étant celle de la deuxiéme personne du singulier! On devrait donc dire Hashavni et non Hashavti. Le psaume 22 comporte la forme Azavtani "ב אֵלִי אֵלִי, לָמָה עֲזַבְתָּנִי; רָחוֹק מִישׁוּעָתִי, דִּבְרֵי שַׁאֲגָתִי. 2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" On voit que le pronom personnel de la première personne du singulier est bien utilisé. Notons aussi l'usage du shewa pour connecter le radical et le suffixe, point commun avec le français: par exemple lente-ment mais en ce qui concerne le shewa dans le cadre des préfixes, l'hébreu n'est absolument pas dans le coup: aucune commune mesure avec le français avec son je, son ne, son que, son me, son le etc ce qui permet au shewa de prospérer en français dans sa combinatoire consonantique préfixale faisant pendant à sa combinatoire vocalique suffixale. Sur le web Le šᵉwaʾ šᵉwaʾ audible et šᵉwaʾ muet En plus des voyelles, l'hébreu connaît encore un signe de vocalisation appelé šᵉwaʾ. Il en existe deux types : le šᵉwaʾ audible et le šᵉwaʾmuet.Le šᵉwaʾ audible est une voyelle. Le šᵉwaʾ muet (ou quiescent) indique que la consonne n'a pas de voyelle. Il est équivalent au "e" muet que nous connaissons bien en français (écrire qu'on prononce "écrir" et clairement qu'on prononce "clairment". Le šᵉwaʾ audible se transcrit " ᵉ " alors que le šᵉwaʾ muet ne se transcrit pas." La question que se pose à la linguistique du XXIe siècle est la suivante, est-ce la grammaire qui doit s'articuler sur la langue ou la langue sur la grammaire. Révolution copernicienne. Pour notre part, nous sommes en faveur d'une représentation matricielle, fondée sur un certain nombre de principes à partir desquels les mots auraient été façonnés. Des langues sur mesure. En effet, l'idée selon laquelle, les langues se seraient conformées spontanément à une certaine géométrie sous jacente voire subconsciente ne nous parait guère vraisemblable. Bien au contraire, la formation du lexique aurait suivi un plan, tel que celui que nous avons eu l'occasion de décrire avec une dialectique des consonnes initiales et des voyelles finales. La langue française a su préserver une telle matrice alors que les autres langues ne l'ont préservée que partiellement comme dans le cas de l'hébreu dont on a signalé plus haut qu'il y avait eu une déperdition au niveau préfixal, ce qui aura constitue un obstacle épistémologique majeur pour la pensée linguistique du siècle dernier. JHB 11 05 26

vendredi 8 mai 2026

jacques halbronn Anthropolinguistique. la France, gardienne de la diphtongaison.

jacques halbronn Anthropolinguistique. la France, gardienne de la diphtongaison. La langue qui est parvenue à préserver le trésor des diphtongues est celle qui s'est implantée en France et qui a été transmise sur de multiples générations par le peuple français Longtemps, nous avions négligé le critère de l'oralité (cf nos mémoires avec Louis Jean Calvet, Paris V, 1987-1989.) Or, la dialectique de l'écrit et de l'oral est centrale. Elle nous était d'ailleurs devenue familière lors de notre immersion, à l"âge de 20 ans dans la langue hébraique laquelle marque nettement la différence entre ces deux plans, si ce n'est que l'oralité de l'hébreu aura connu bien des vicissitudes en raison des discontinuités : ne parle-t-on pas d'une renaissance de l'hébreu ? On n" avait pas assez , avant nous, souligné cette particularité éminente du français et la question des emprunts au français par l'anglais, l'allemande, l'italien et l'espagnol, notamment. Auparavant, nous avions insisté sur l'ampleur quantitative de l'emprunt des langues germaniques mais pas assez sur la dimension qualitative bien que dès 1987 nous avions accordé une grande importance à l'erreur (LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE ) . Ce n'est que peu à peu que la question de la diphtongaison aura revêtu toute son importance et que nous avons distingué entre le diphtongable et le diphtongué, à la suite de notre réflexion sur le triangle signifiable, signifié et signifiant, lequel corrigeait et complétait le dualisme saussurien.. En ce sens, l''oral pouvait prendre appui sur l'écrit et l'on pouvait notamment observer le hiatus entre ce qui était prévu et ce qui était réalisé. C'est ainsi que le probléme de l'emprunt de l'anglais ne se situait plus au niveau d'une orthodoxie orthographique mais bien d'une orthodoxie phonologique. Nous allions avoir à étudier, dans la foulée, les solutions de rechange élaborées par l'emprunteur anglais face à des modes prononciation pour lesquelles il n'avait pas été formé, initié, à commencer donc par les suffixes diphtongués en "ment" (Parliament, Governement) et en "ant" , constant, brillant (participe présent) . Quant à l'allemand, il gardait à l'écrit des éléments diphtongables mais il en ignorait le mode d'emploi : ein, nein, sein, mein, dein, n'étaient pas diphtongués. Dans le cas des langues latines, nous avons montré qu'elles dérivaient largement du français (momento pour moment, lontano pour lointain) tout en conservant souvent la forme écrite du français (possible), Il s'agit là d'une autre volet également inaccessible pour les langues étrangères à la langue d'oil du nord de la France L'anglais ainsi change "centre" en "center", autre en "other" etc alignant son écrit sur son oralité marquée par le moindre effort. On pourrait certes être tenté de soutenir que ces langues ont en commun une source commune mais c'est là un piètre expédient visant à nier le rayonnement remarquable du français sur d'autres langues. Cela dit, il n'y a pas de création ex nihilo et le français a certainement des antécédents tout comme il a des avatars. Il convient de distinguer ce qui est de l'ordre du vouloir, du savoir et du pouvoir. Modifier une source peut relever de ces divers paramétres. Il y a certes eu des solutions de facilité, dues à une transmission hors de portée mais il peut aussi s'agir d"un désir assumé de simplification, de réduction sans que l'on soit en mesure de trancher dans un sens ou dans un autre. Dans la relation entre le français et l'italien (toscan), il faut faire la part de ce que le français aura emprunté à l'italien, au prisme d'une certaine esthétique de la langue et ce que l'italien aura adapté du français, en raison de conventions, de codes, qui ne lui étaient pas familiers. C'est ainsi que nous avons pu lister un certain nombre de cas où les formes françaises en "au" et en "ou" auraient produit en italien du "l": escoute donnant ascolta, chaud donnant caldo, haut, alto, be émeraude donnant esmeralda, beau et bello, moult et molto, saut et salto etc Est ce caldo qui a donné chaud ou haut alto? On peut concevoir un moyen terme, le français dériverait du latin et l'italien dériverait du français, d'où une certaine cyclicité. Une diphtongaison non signalée est le "em" à rapprocher du "en" qui devient en anglais enjoy, endure / On trouve cette diphtongaison avec le français "femme", laquelle disparait dans féminin, femelle; On retrouve cette forme dans différemment avec deux diphtongues reliées; le em et le ment. La diphtongue "em" s'entend comme un "a" Nous proposons d'introduire la notion de sublimation de la langue pour marquer l'idée de progrès,le français étant, selon nous, une langue pilote sublimant les langues qui lui préexistèrent/ JHB 08 05 26

jeudi 7 mai 2026

jacques halbronn Master Class Epistémologie de la science historique? La poule et l'oeuf

jacques halbronn Master Class Epistémologie de la science historique? La poule et l'oeuf La qualité première de l'historien de haut niveau est son aptitude à corriger les chronologies adoptées qu'il s'agisse de la genése du Zodiaque, de celle des Centuries nostradamiques, de la formation de l'Ancien Testament, des relations entre les langues, dans notre cas. Il faut chaque fois jouir d'un certain instinct permettant de détecter le vrai du faux. On l'a ou on ne l'a pas. Celui qui ne dispose pas d'un tel fil d'Ariane doit se résigner à une certaine médiocrité, ce qui tient à un certain manque de confiance en son propre jugement, ne lui permettant pas de prendre le contre pied des représentations en place. Force est de constater le manque de courage chez la plupart des chercheurs, toujours dans l'attente d'une preuve supplémentaire, du document retrouvé qui viendrait suppléer providentiellement le défaut de raisonnement. L'historien "mineur" devra donc se contenter de commenter des documents existants sans avoir à se risquer à formuler des théories aventureuses, casse-cou. Le pire, c'est quand ce petit historien se verra dans l'obligation de résister aux propositions du plus grand que lui en lui préférant des travaux de moindre envergure. Le champ d'action de l'historien d'élite sera l'exploration de périodes antérieures aux corpus connus, à leur pré ou proto histoire. Or, c'est en allant le plus en amont que les textes peuvent vraiment s'éclairer en évacuant les contre façons, les suppressions et les additions. Autrement dit, sans ces "guides" inspirés, l'on risque fort de s"égarer, de piétiner, de stagner en se contentant d'un matériau que l'on ne sera pas parvenu à décanter, à élaguer et qui s'il a le mérite d'être répertorié n'en est pas moins douteux voire inconsistant. Il ne s'agit pas seulement de tenir un raisonnement mais aussi pour d'autres de le suivre, ce qui constitue donc un double obstacle. C'est ainsi que nos travaux n'ont toujours pas été reconnus, à commencer par ceux concernant l'historique des éditions centuriques (cf notre étude en 2011 dans la Revue Française d'Histoire du Livre). Des résistances persistantes face à nos travaux en lingustique alors que ceux-ci sont largement accessibles sur les réseaux sociaux. De même, pour le milieu astrologique qui poursuit sa route comme si de rien n'était. Quant à nos récents travaux en critique biblique, ils n'auront pas suscité la moindre invitation à des Congrès , à des jurys de thèse, à des parutions dans des revues; Même black out depuis une dizaine d'années. L'approche cyclique - l'oeuf et la poule - que nous qualifierons de triangulaire- semble préférable à une vision trop linéaire du cours des choses. Ce qui est ancien peut avoir formaté ce qui précédait mais à son tour générer des dérivés, des avatars lesquels seront voués à un reformatage et ainsi de suite. La recherche des sources s'avère donc problématique car tout a un passé et tout une postérité! JHB 07 05 26

lundi 4 mai 2026

jacques halbronn Critique biblique. La double diphtongaison de « Ben Adam » et la France.

jacques halbronn Critique biblique. La double diphtongaison de « Ben Adam » et la France. Sur le web « La diphtongaison est un changement dans la prononciation d’une voyelle qui consiste à modifier le timbre de celle-ci au cours de son émission. En d’autres mots, lorsqu’il y a diphtongaison, la voyelle se segmente en deux éléments vocaliques, ceux-ci appartenant toutefois à la même syllabe. La voyelle ainsi segmentée est appelée diphtongue » Dans nos derniers textes, nous avons mis en évidence la dualité entre les fils d’Adam et les fils d’Israel, ce qui remonte respectivement à Esaü et à Jacob. Le Livre de la Genése nous raconte comment Jacob, aidé par sa mère Rébecca, réussit à tromper son père, Isaac, en se faisant passer pour son frère Esaü, montrant ainsi qu’il était plus malin. Or, est- ce un hasard si la forme « Ben Adam », utilisée dans le Livre d’Ezékiel et revendiquée par Jésus comporte deux supports de diphtongaison nasale, le « en » de Ben et le « am » d’Adam. Rappelons qu’Esaü est lié à Edom, proche d’Adam et signifiant ce qui est rouge, tout comme Adama, la Terre. Or,nous avons montré que la diphtongaison était une spécificité de la langue française et que celle-ci n’est pas correctement respectée lors des emprunts au français par diverses langues telles que l’anglais et l’allemand, entre autres. On note aussi que l’hébreu oral ne comporte pas de diphtongaison même si certaines formes écrites s’y prétent comme le pluriel en « im » à commencer par Elohim, Shamayim (cieux), Mayim (eaux) La forme négative « Ein » n’est pas diphtonguée en hébreu à l’oral (Ein Soph/Infini, Ein Safek: sans doute) En ce qui concerne le français (diphtongué comme France), on note la finale des premières et troisiémes personnes du pluriel ; nous avons, ils ont, ils font, nous mangeons, ils mangeront, sans parler de la négation « non » qui dans d’autres langues n’est pas diphtonguée: nein (oral allemand), no. La Marseiallaise (hymne national) diphtongue nettement avec « Allons Enfants de la Patrie et » Marchons, Marchons, qu’un sang impur etc »"avec trois diphtongues :o ns, ang, im. La « Révolution française » produit, génère de la diphtongue tout comme la série des Constitutions, avec deux « on » L’Empire diphtongue sous les Bonapartes (Premier et Second Empires). Le français actuel a le tort de ne pas diphtonguer les formes en « ing » issue de l’anglais alors qu’il dispose de « soin », de « sang, de point, de moins, de loin, de coin etc. L’article indéfini et le nombre cardinal donnent « un ». On a déjà noté que le féminin tend à neutraliser la diphtongue: bon et bonne, un et une etc par l’ajout d’un e final. Parmi les cas remarquables, citons la diphtongaison des nombres cardinaux, du "un" (1) et du "cinq' (5), du onze (11) (voir aussi le vingt, le trente, le cent etc) Parmi les prénoms, on trouve Benjamin (dernier fils de jacob, d'où son emploi au figuré en français) comportant une double diphtongaison Ben (fils) et "min" (yamin; droite), les autres langues ne respectant ni l'une ni l'autre. Les erreurs sont un facteur majeur de diversification (cf la Tour de Babel) alors que leur correction contribue à la centralisation et à l'union. JHB 08 05 26

samedi 2 mai 2026

jacques halbronn Linguistique comparée .Autour de la question du "th" et de la finale "d" en anglais.

jacques halbronn Linguistique germanique.Autour de la question du "th" et de la finale "d" en anglais. Si l'emprunt au français est consubstantiel de l'anglais moderne, il ne faudrait pas pour autant négliger les relations entre l'anglais et l'allemand. D'une part, il y a le passage de l'allemand à sagen à l'anglais say, de Mögen à may; que l'on retrouve dans Tag et Day. Mais la prononciation de "ay" obéit au modéle français, tout comme celle du "ou" (you, could), ou du "au" (daughter) ou encore du "an" (I can't) De l'autre, le passage de l'alllemand Du à l'anglais Thou, que l'on retrouve dans dieser et This, der à The, die à They, Nord et North, Tochter et Daughter, sue le web "Dans le vieil anglais ancien des VIIe et VIIIe siècles, le digramme ⟨th⟩ était utilisé jusqu'à ce que l'alphabet latin de l'anglais ancien adapte la lettre runique ⟨þ⟩ (thorn), ainsi que ⟨ð⟩ (eth ; ðæt en vieil anglais), une version modifiée de la lettre latine ⟨d⟩, pour représenter ce son" Dans le cas du passage du français à l'anglais, on note que le p est remplacé par un f : peur devient fear, pair devient fair (play), peu devient few. Notons qu'en espagnol le p initial du français est supprimé: pleuvoir devient llover, pleurer devient llorar, plein devient lleno. L'anglais aura conservé d'anciennes prononciations du français , tombées en désuétude en français: c'est ainsi que le "oi" ne se rend plus en français comme un "oy", le i ayant perdu du en français son statut de consonne pour passer à celui de voyelle (cf cependant le phénoméne des "Incoyables", au XVIIIe siècle) Notons par ailleurs l'usage du i dans l''imparfait français: nous mangeons devient nous mangions. En allemand, on trouve "mein", "nein". Dans le cas du français "point", on ne trouve plus ce rôle de consonne de la lettre "i"conservé cependant en anglais. Il est possible que la diphtongaison ait joué ici un certain rôle. Dialectique entre le champ consonantique et le champ vocalique. Revenons sur l'usage de la finale "d" en anglais. Le participe de l'ancien français pour la première conjugaison utilisait la finale "ed" remplacée par la suite par le "é" du fait d'un alignement de l'écrit sur l'oral mais que l'on retrouve dans pied, sied. C'est ainsi que l'on trouve en anglais "closed", "did", 'had", "said", "paid etc. sachant que l'anglais utilise le participe passé pour former le prétérit des verbes dits faibles. JHb 02 05 26