LA LANGUE SACREE, CENTRALE, LE FRANCAIS
Approche théologique et historico-critique des langues
mercredi 18 mars 2026
jacques halbronn Linguistique. L’apostrophe préfixal et l’accent suffixal. Comparaison français/allemand
jacques halbronn Linguistique. L’apostrophe préfixal et l’accent suffixal. Comparaison français/allemand
En hommage à L’orthographe d’usage rendue facile, texte de notre grand mère maternelle (il y a 70 ans), Claude Jonquière
Nous aborderons pour commencer la question des lettres « muettes » ou « silencieuses » (cf article de l’Académie du Français authentique) non seulement en position finale mais également en position initiale. On partira d’un texte mis en ligne par cette Académie:
« Comment trouver la lettre finale muette d’un mot ? Astuces
Comment savoir si un mot se termine par une lettre muette ? Comment savoir que dans le mot « chat », il faut écrire un t à la fin ?
Je te propose deux petites astuces pour te rappeler d’écrire les consonnes muettes à la fin des mots.
Première astuce : transforme le mot au féminin. Par exemple, le féminin de vert est verte. Tu entends le son t. Tu peux donc déduire qu’il existe un t muet à l’adjectif masculin vert.
Voici d’autres exemples :
grand → grande : la lettre finale est d ;
inclus → incluse : la lettre finale est s ;
joli → jolie : il n’y a pas de lettre muette.
Deuxième astuce : prends un mot de la même famille. Reprenons l’exemple du « chat ». « Chat » et « chaton » sont de la même famille. Dans le mot « chaton », il y a un t au milieu. Tu peux donc conclure qu’il y a un t muet à la fin du mot « chat ».
Nous avions déjà abordé cette question à propos de nos travaux de description du français en relevant le rôle de la lettre « e » comme agissant sur la prononciation d’une consonne. Petit, consonne muette Petite : consonne activée. Si la consonne ne se prononce pas, cela favorise la vocalisation (au sens de voyelle). Dans grand et grande, se pose le probléme de la nasalisation/diphtongaison mais dans ce cas faut-il garder la diphtongue au féminin alors que bonne par rapport au masculin bon, n’est pas nasalisée?. Les liaisons conduisent à prononcer la consonne finale du fait qu’elles connectent celle-ci avec la voyelle du mot suivant. Mais, il ne faudrait pas oublier le cas de lettres non pas finales mais initiales, car on est là face à une dialectique consonnes en début de mot et voyelles en fin de mot, ce que ne signale pas cette Académie du Français authentique. Il y a un principe d’équilibre que nous sommes probablement le premier à avoir formulé . D’où l’importance du traitement de la lettre « e », cette lettre est pivotale, en ce qu’elle peut être accentuée en fin de mot, comme dans le cas d’un participe passé comme « chanté » et elle devient « muette » (Shewa) en début de mot pour évacuer le son « vocalique avec notamment, mais pas systématiquement, l’usage de l’apostrophe signe d’élision) comme J’t'aime au lieu de Je t’aime, ce qui génére un son consonantique « jt ». Dans cet exemple, Je t’aime, on note un début consonantique mais il importe de produire un son vocalique à la fin, donc de faire entendre le « e » comme cela se pratique en allemand oral : kleine (petite) comporte une combinaison « kl » consonantique et une finale « vocalique » si l’on prononce le e final. eine kleine alors qu’en français oral, on prononcera le t » mais pas le « e » de p’tit ». Si l »on ne prononce pas le e final, cela donne deux sons consonantiques en début et en fi de mot, ce qui va à l’encontre de notre principe d’équilibre (consonne au début, voyelle à la fin). C’est pourquoi nous recommandons désormais de bien prononcer le e final, faute de quoi nous laissons le champ libre à la tonalité consonantique! Pour l’adjectif « clair », qui commence par une consonne, il importe de bien faire entendre le e de claire, ce qui n’est pas ou plus respecté actuellement. Dans le cas de « je mange », il faut prononcer j’mange avec un e muet pour le pronom personnel de la première personne du singulier mais avec un e (sonore) pour terminer, ce qu’on peut marquer par un « eu ». Il y a d’ailleurs une faible différence de sonorité entre j’mangeu et j’ai mangé. C’est le contexte qui nous renseignera. Idem pour je pense, à prononcer j’penseu avec le doublet consonantique « jp » et le final « eu ». Cette forme « eu » se retrouve en français dans heureux, valeureux, mystérieux, voeu, lieu, deux etc On retrouve en allemand la forme « eu » dans heute, Freude, Leute, Deutschland, avec une autre prononciation proche du « o ».
Mais, selon nous, le rôle de l’accent était au départ de faire pendant à l’apostrophe – les deux signes se ressemblent- et non de produire le son « é » qui va de soi après un auxiliaire « j’ai mangé », l »accent est ici inutile mais bien le « e » à l’allemande. En fait l’allemand prononce systématiquement le e final, produisant une tonalité vocalique: Danke (merci) commence par une consonne « d » et se termine par un « eu » (selon notre code) Idem pour Bitte, s’il vous plait. Le féminin en final garantit la vocalisation : eine schöne Dame (une jolie femme) alors qu’en français on ne prononce pas le « e » de Dame ni le S au pluriel de « Mesdames », ce qui consonantise à tort la finale! Autrement dit, le e du français peut être un shewa en début de mot et un « eu » en fin de mot.
Or si l’allemand assure mieux que le français en position finale, il est très inférieur en position initiale, ce qui tient à ses affixes. Face au « je » français, on a un « ich », face à un « ne » un nicht, face à un « te », un « dich » et ainsi de suite (mich, sich). Rappelons que pour nous sont à qualifier de préfixes les articles (le), les négations (ne), les possessifs (me, te, se), les démonstratifs (ce) les relatifs (que) comme dans « qu’est ce que tu me dis » qui doit se prononcer qu’est c’q'tu m’ dis, avec à la fin un son voyelle/
En français, on a un écrit s’alignant sur l’oral: l’apostrophe est en principe inutile et de toute façon, dans bien des cas, tout se passe comme s’il y avait apostrophe alors que celle-ci est facultative. De le même façon, l’accent conforte le e final et neutralise la consonne qui le suit mais dans bien des cas, sa présence est facultative: clef (mais aussi pied sans accent). En réalité, c’est le e final qu’il faut renforcer en français car il tend, bien à tort, à devenir « silencieux »! Le e de « silence » doit s’entendre autant que « Ruhe » en allemand sans qu’il soit besoin d’un signe auxiliaire puisque le e final doit toujours se faire entendre. D’où notre régle, la prononciation d’une lettre ne dépend pas de sa qualité intrinséque mais de son positionnement, en tête ou en queue.
Archive
vu sur le web
Accents et signes auxiliaires – cours de français
En orthographe, les accents et les signes auxiliaires aident à distinguer les phonèmes.
Ils apportent un complément d’information utile pour présenter correctement un texte.
Ils permettent de préciser les sons (intonations) à appliquer dans la prononciation.
Ils comprennent :A- les accents (aigu, grave et circonflexe)- Accent aigu : Il se positionne uniquement sur le e.
du bétail, des céréales, une élite, un démon, l’été, une bévue, un pré, du blé,
une année, le lycée, la bonté, le café, un éléphant, agréable, chétif, céder, décéder, créé…
- Accent grave : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, u).
la chèvre, la mère, un procès, le progrès, le succès, le père, la fièvre, l’excès,
il pèse, il achète, complète, à, là, voilà, après, auprès, près, très, où…
- Accent circonflexe : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, o, i, u).
la fenêtre, la bête, la forêt, l’hôpital, les hôtels, l’âne, la fête, une boîte, la grâce, une île,
il s’arrête, nous fûmes, blême, même, extrême, mûr, sûr, dû, drôle..
B- l’apostrophe :
L’apostrophe sert à marquer l’élision, c’est-à-dire la suppression de la voyelle finale de certains mots devant un mot commençant par une voyelle ou par un h muet.
On ne dit pas : Le ours mais l’ours, le hôtel mais l’hôtel
le+été > l’été - le+homme > l’homme - la+orange > l’orange – si+il > s’il – que+elle > qu’elle - te+appelle > t’appelle
- se+attend > s’attend – ne+a > n’a – jusque+au > jusqu’au - de+un > d’un – de+autre > d’autre – se+y > s’y…
C- le tréma :
le tréma est un signe orthographique constitué de deux points juxtaposés que l’on place sur les voyelles (a, e, i, o, u).
l’ouïe, une coïncidence, un aïeul, la faïence, Noël, aiguë, canoë, le maïs, coïncider, haïr, inouï, naïf , laïque, capharnaüm, maelström…
D- la cédille
La cédille est un signe graphique que l’on place sous la lettre c pour le prononcer[s].
Elle est placée devant a, o et u (sinon le c se prononce [k]).
la façade, un remplaçant, il plaçait, nous lançâmes …
un glaçon, nous plaçons, le maçon, une rançon, la leçon…
un reçu, déçu, vous reçûtes, il aperçut…
E- le trait d’union
Le trait d’union est un signe de ponctuation utilisé pour relier deux ou plusieurs mots.
- Un cerf-volant - le sous-sol – dix-huit. – vingt-six. – l’arc-en-ciel – un rendez-vous , le rez-de-chaussée…
- Elle-même, celle-ci, ci-dessus, ci-contre, ci-après, ci-joint, cette femme-ci, ce matin-là, là-bas…
Aime-t-il le chocolat ?
Peux-tu faire démarrer cette machine ?
Prend-il assez d’élan pour sauter ?
Ton permis, prends-le.
Cette tarte, manges-en. »
JHB 18 03 26
mardi 17 mars 2026
jacques halbronn Linguistique La prononciation d'un mot dépend de sa place.
jacques halbronn Linguistique La prononciation d'un mot dépend de sa place.
Si l'on applique la régle que nous avons posée selon laquelle les finales des mots devaient être "vocaliques " alors que les débuts de mots seraient consonantiques, et si l'on admet que les diphtongues ont un profil vocalique, du fait même de la consonne "n" adjointe à une voyelle et en quelque sorte la prolongeant, il ressort que les finales en "ing" devaient être au départ nasalisées, ce qui englobe un ensemble considérable de mots dans les langues germaniques comme "morning", comme les formes progressives en "ing" qui correspondent au participe présent français en "ant" - dont elles sont un calque-on trouve des mots en ing: comme thing, Ding, sing, ring, lang/long, alors qu'en français les formes en "ent" son toutes à l'oral nasalisées: je prends, je vends, je tiens, je viens,au singulier.On trouve en français loin, poing, soin, coin, moins. Mais cela vaut aussi pour l'infinitif allemand se terminant en "en": essen, schlafen, mögen, dürfen, Können etc Décidément, la forme en ing ou en in/en apparait comme un marqueur souvent tombé en désuétude. Il est d'autant plus étrange que le français ne nasalise pas ses emprunts à l'anglais en ing, du fait que l'anglais ne le fait pas ou plus. Mais le français - comme nous avons déjà eu l'occasion de le signaler entretient un rapport plus riche avec le "ing", il y a le soin mais il y a le verbe soigner, loin et éloigner,sang et saigner, avec permutation du g et du n. Cela signifie que les formes en "ing" sont des emprunts appauvrissants et incomplets au français, souvent réduits à un état suffixal comme le "ing". Notons en allemand la fortune des formes en "ung": Achtung, Ubersetzung etc. Un autre exemple de cette régle mophonologique que nous avons posée des finale suffixales et des initiales préfixes - ce qui semble assez logique- tient à la pratique des "diminutifs". Le propre du diminutif est qu'il reléve de l'oralité laquelle prend le dessus sur le stade de l'écrit. Cela vaut pour les finales en "ot", en "y": Jacquot, Jeannot, Pierrot, Dany, Dickie, Fanny,Jimmy , Jerry, Freddy etc. Sans un tel processus de suffixation, la présence de formes vocaliques en fin de mot ne serait pas respectée, il s'agit donc bien d'un reformatage systématique, suivant un schéma directeur plus ou moins inconsciemment. Marqueurs vocaliques et consonantiques. Le présent du français se termine par des consonnes (indicatif et subjonctif) alors que son passé et son futur se terminent par des voyelles Le participe présent du français se termine par du vocalique diphtongué "ant" qui devient en anglais "ing" (f supra) En anglais et en allemand, les participes se terminent par des consonnes comme, gesagt, gefragt, "wanted" usant de la forme français en "ed" se prononçant à la source sur un mode vocalique; changed/ changé. L'anglais consonnantise ainsi une forme français vocalique. Nos conclusons que français semble avoir seul conservé la religion de la dialectique consonnes au commencemet /voyelles -à la fin . Ainsi si le français ne prononce pas le "s" final en tant que marqueur du pluriel cela tient à ce qu'il s'impose une régle. on ne prononcera pas le d de pied pour préserver l'équilibre consonnes -voyelles.On refusera donc systématiquement toute prononciation finale d'une consonne pourtant figurant à l'écrit, ce qui nous conduit à affirmer que c'est la position d'une lettre qui détermine son statut vocalique ou consonantique et non sa qualité intrinséque. Exemple: pied, clef, évier, manger etc La même lettre, située autrement, ne se prononcera pas à l'identique. Inversement, en début de mot, les voyelles seront "muettes", ne se feront point entendre. Jusqu'à présent, les descriptions du français avaient butté du fait qu'elles n'avaient pas intégré un tel principe; En français, on a le droit de ne pas respecter la voyelle en début de mot ni la consonne en fin de mot/ /JHB 17 03 26
lundi 9 mars 2026
jacques halbronn Linguistique et phonologie. Rôle de l'euphonie et de la poésie au niveau oral.
jacques halbronn Linguistique et phonologie. Rôle de l'euphonie et de la poésie au niveau oral.
Selon nous, on ne saurait traiter de l'oralité en linguistique sans faire la part de la quéte poétique, des pieds et des rimes. La dépendance de l'oral par rapport à l'écrit doit être maitrisée et modulée par les locuteurs, notamment en ce qui concerne l'alternance des consonnes et des voyelles, les unes devant marquer un commencement et les autres une fin.
Pour respecter une telle régle, il importe de choisir ingénieusement les tournures, l'ordre des mots comme le font les versificateurs, les rimailleurs , ce qui sous tend la production d'une certaine musicalité du discours qui va formater la phrase. C'est ainsi que si l'on s'aperçoit que l'on va terminer sur une consonne et non, comme il conviendrait, sur une voyelle, l'on doit trouver des solutions, ce qui a d'ailleurs pu contribuer à forger la langue. Le subjonctif devra ainsi laisser le pas à l'infinitif: je veux que tu manges ne va pas car cela se termine par un son consonantique "mang') de même je pense ne va pas parce que pense se termine aussi par un son consonantique. 'pens') Il sera conseillé de passer par un participe (passé ou présent) ou par un infinitif (en "er") Il me faut travailler sera donc préféré à il faut que j'travaille. Dans nos travaux sur les Centuries (dans la mouvance nostradamique), le passage, la transmutation alchimlque de la prose aux vers se pose constamment.
JHb 09 03 26
jeudi 5 mars 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. Epistémologie d'une théologie structurelle. La dualité des pronoms personnels;
jacques halbronn Anthropolinguistique. Epistémologie d'une théologie structurelle. La dualité des pronoms personnels;
Notre idée d'une théologie structurelle implique une chose et son contraire, un nécessaire revers à la médaille, ce qui tend à égarer les chercheurs. D'aucuns veulent croire que le plan divin ne prévoit pas de dialectique et que s'il y a revirement, cela tient à quelque erreur ou accident de parcours venant fragiliser le dit plan; Attitude que nous jugeons blasphématoire. Il importe, tout au contraire, de faire apparaitre toute manifestation de dualité, tout changement de registre, de clef (au sens de la notation musicale)
Nous appliquerons ce principe à la description des pronoms personnels en français en montrant la diffèrence de traitement entre la première et deuxième personnes, pour les pronoms personnels au singulier comme au pluriel, d'une part et entre la troisiéme personne du singulier et du pluriel. C'est ainsi que dans le premier groupe, on ne distingue par l'homme et la femme, logés sous une même enseigne alors que dans le second groupe, on trouve les formes "il (s)" et "elle(s)" On est donc en face d'un dispositif quaternaire (pair) et non pas ternaire (impair)
Grammaticalement, ces deux groupes de deux vont fonctionner bien différemment. Le je et le tu, tout comme le nous et le vous sont des pronoms commençant par une consonne alors que il (s) et elle (s) sont des pronoms commençant par une voyelle, i ou e. On aura la proposition "tu manges" qui comporte une diphtongue à valeur vocalique (An) face à une consonne (Tu) alors que pour le second groupe, c'est la voyelle qui intervient en premier et la consonne en second il mange et dans ce second cas, mange ne sera pas traité comme une diphtongue vocalique. Il reviendra au locuteur de trancher dans un sens ou dans un autre, soit en insistant sur la consonne, soit en l'éclipsant. Donc "tu manges" devra s'entendre sans la consonne écrite "g" mais comme "tu man(ges)". On pourra donc dire je pen (se) avec finale vocalique mais on dira " elle pense", avec finale consonantique.
On expliquera cette différence de statut quant au passage du je et tu vers le il et elle, en ce que le je et le tu reléve du dialogue entre deux personnes placées en vis à vis alors que le "il(s)" ou le "elle(s)", surtout au pluriel, sont moins déterminés. Psychologiquement, il s'agit du passage de la psychologie féminine à la psychologie masculine, l'une se fixant sur des personnes bien définies (moi et toi, nous et vous) et l'autre traitant de problématiques plus générales, moins personnelles.
JHB 05 02 2
Jacques halbronn Phonologie L'équilibre oral sons voyelles et sons consonnes en français. L'écrit n'est qu'une matière première
Jacques halbronn Phonologie L'équilibre oral sons voyelles et sons consonnes en français. L'écrit n'est qu'une matière première
Pour mener à bien une bonne description du français, il importe de se situer au niveau oral où les finales écrites constituées par des consonnes sont en réalité à être classées comme "vocaliques":portez, porter se prononcent pareillement dans un registre vocalique, tout comme d'ailleurs, le participe "parted" qui a laissé place à "parté", l'écrit s'alignant alors sur l'oral, tout comme pour l'usage des apostrophes en début de mot, ce qui équivaut à un shewa.(cf infra) Approcher le français par le biais de l'écrit reléve d'un contre sens/obstacle épistémologique majeur/
La logique intrinséque au français passe par la répartition égale, l'alternance des sons voyelles et des sons consonnes, à l'oral mais pas forcément à l'écrit, l'oral ayant vocation à avoir le dernier mot.; C'est ce qui le place au dessus des autres langues que nous qualifierons de pré-adamiques et qui s'accommodent d'un certain désordre, d'une anarchie. propre au modéle évolutionniste darwinien -se livrant au hasard,, sorte de loi de la jungle. Le modéle créationniste (Intelligent Design) est duel, donc en quête d'équilibte et d'équité. La régle du français telle que nous la décrivons à la façon dont Kepler a décrit la dynamiques des sphères, au début du XVIIe siècle, veut qu'à un groupe consonantique féminin fasse pendant un groupe vocalique masculin. mais pour parvenir à produite un tel effet, cela impliqe de recoourir au "shewa" et à l'apostrophe, c'est à dire à 9 prépositions préfixales en de, le, se, me, que, re,,ce,je, ne, C'est ainsi que l'on écrira en français "je ne veux pas d'eau", ce qui se prononcera j'n'veux pas d'eau. là où en d'autres langues, on dira no quiero agua. en absence de shewa. La négation étant en "no" et non en "ne", par exemple. La combinatoire "j'n"" trouve son pendant dans "veux pas", puisque le français utillise une double négation "ne - pas" De même on dira en français "je veux de l'eau" soit à l'oral "j'veux d'l'eau" et non comme dans d'autres langues Give me water en l'asbence de prépositions, ce qui ne permettra pas de combiner deux consonnes entre elles "jv" et "dl" dans l'exemple donné. La forme "eau" constitue de son côté un groupe vocalique en "o" équilibrant ainsi symétriquement le groupe consonantique. Pour celui qui apprend le français autrement que par l'immersion propre à la langue maternelle, le seul effort rédactionnel demandé à l'écrit pour ajuster les prépositions n'aura d"égal que celui consistant en réaliser la proposition à l'oral. Véritable casse tête pour l'émetteur faisant pendant au casse tête du récepteur, surtoiu si l'on ajoute la liaison. C'est ainsi que dans le métro, il est indiqué "prière de ne rien oublier". qui se prononcera "prière d'n' rien -oublierr", avec liaison entre rien et oublier! On notera que dans son ouvrage Initiation à la langue latin et à son système, (Ed Sedes, 2011), Simone Deléani ne fait aucune référence d'ordre structurel à la dialectique consonnes- voyelles., ce qui semble indiquer que cette question aura été largement négligée pour servir à la description des langues.
Or, pour nous, la langue adamique s'articule sur l'alternance consonnes féminines, (antérieures) voyelles masculines (postérieures), ce qui disqualifie les marqueurs de genre de type o ou a. Autrement dit, il importe de remplacer la dialectique de l'écrit entre consonnes et voyelles par celle de l'oral entre sons -consonnes et sons -voyelles puisque la diphtongue est assimilée à un son voyelle bien que comportant la consonne "n" tout comme les finales en er, ez, et la conjonction et ont valeur de voyelle à l'oral. C'est l'oral qu détermine la valeur voyelle ou consonne.
JHB 05 03 26
mercredi 4 mars 2026
jacques halbronn Linguistique. La formation des affixes/ Le propre et le figuré. La morphologisation.
jacques halbronn Linguistique. La formation des affixes/ Le propre et le figuré. La morphologisation.
Selon nous, la préfixation de « Mal » est assimilable à l’instauration d’ un préfixe négatif, parfois remplacé par « in », « un » (anglais, allemand), alors que dans la Bible, le Mal renverrait à une certaine puissance associée au Diable. Le mot utilisé dans Genése II ne sert pas de préfixe en hébreu.וָרָע (ra) pas plus d’ailleurs que son opposé le « bon » טוֹב (tov)
Genèse III
כב וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, הֵן הָאָדָם הָיָה כְּאַחַד מִמֶּנּוּ, לָדַעַת, טוֹב וָרָע; וְעַתָּה פֶּן-יִשְׁלַח יָדוֹ, וְלָקַח גַּם מֵעֵץ הַחַיִּים, וְאָכַל, וָחַי לְעֹלָם. 22 L’Éternel-Dieu dit: « Voici l’homme devenu comme l’un de nous, en ce qu’il connait le bien (tov) et le mal (ra). Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie; il en mangerait, et vivrait à jamais. »
sur le web
En fait, tout se passe comme s’il s’agissait d’un préfixe négatif en dialectique avec un préfixe positif. On a affaire ici à une théologie structurelle et non point conjoncturelle comme une certaine exégése biblique tendrait à le faire accroire. Entendons par là la mise en oeuvre d’une alternance cyclique entre présence (bon) et absence (mal) qu’il ne s’agit pas de prendre à la lettre du Bien et du Mal. Le fait que dans Genése I, Dieu voit alterner le soir et le matin montre bien que cette dualité fait partie intégrante du Plan de la Création, avec alternance de deux volets.
Le corpus ci dessous met en évidence à quel point l’usage du mot « Mal » en français, d’ailleurs souvent méconnaissable sous sa forme « mes », « mé », « mis ».
sur le web
« Quelle est la difference entre les préfixes « més- » et « mal- »?
« Pendant la lecture de quelques livres, j’avais vu assez des mots liées au préfixe « més », tel comme mécontent, mésuser, méprendre, méconnaissance…
Pourtant, c’est aussi habituel de trouver mots avec le préfixe « mal », malheureuse, malchance…
Parfois il paraît que « més » parle d’une chose qui manque, tandis que « mal » est placé pour créer un adjectif expressif d’une chose mauvaise, mais je ne suis pas sûr. »
Certes, ces préfixes indiquent une situation fâcheuse mais cela ne va pas plus loin. Un nom servant de préfixe tend à perdre son sens propre premier. Le préfixe Mal fait pendant au préfixe Bien (béné) comme dans le couple malédiction, bénédiction
Malchance, méfait, malgré bon an mal an,,, maléfice, maugréer malentendu, malversation, malfunction, mécréant, mal élevé, mal appris, malheur mauvais, malin, maladroit, malaisé, malchanceux, mécontent, malveillance, mal parti,méconnu, mépris/méprise, mal voyant, malhabile, mal séant, mauvais choix, médire, mistake, misfortune, misdeed;, mismatch; misfit, malformation mauvaise action, mauvais geste, mal toléré, mal comporté, On trouve aussi « pas mal ».
En français, « bon’ est utilisé comme préfixe: bon et bien et bene (bénédiction): »Bonne nuit, bienvenue, bienfaisance, bonne chance, bon voyage, bon appétit, bonne santé, bonne soirée, bonne année, bonne journée etc »
Toute la question ne tourne-t-elle pas autour de l’Erreur plus que de la Faute, même si en français, on parle de « faute d’orthographe ». Le discernement ne consiste-t-il pas à savoir repérer l’erreur? Et ceux qui en sont capables (animés par l’Esprit Saint, dirait Jakob Boehme; dans son Aurore Naissante) ne sont ils pas voués à conduire les peuples? En ce qui concerne la préfixation de l’opposé de Mal, à savoir Bien,Bon, l’on note que dans les langues d’origine germanique, l’on trouve couramment en position suffixale « full » et « voll » expressions plus imagée que les réductions de Mal en Mis ou Mé. comme Beautiful, fruitful, graceful, grateful, faithful mais aussi l’injure « full of shit » etc même si la préfixation est courante: en français, on a fructueux, gracieux qui se passent de la forme lourde « full’
Sur le web ‘:Principales traductions. Anglais, Français. graceful adj, (movement), gracieux, gracieuse adj. The cat was very graceful as it jumped up into the tree’..
En allemand, on trouve des suffixes en vol ou en reich français riche) faisant pendant à Full/ L’anglais, de par son statut hybride, du fait de l »emprunt, recourt aux deux méthodes alternativement alors que le français use d’une suffixation plus abstraite/ A l’allemand wertvoll, liebevoll, sinnvoll … le français proposera précieux, amoureux, pécheur sans référence à « plein »; On retrouve toutefois, en français, une expression comme ‘Marie pleine de grâce » fait exception. On parlera d’un stade de morphologisation, de réduction en vue de produire des affixes, tant préfixes que suffixes. L »hébreu ne semble pas avoir généré des préfixes à partir de « ra » (mauvais) et de tov (bon), ce qui indique un sous développement morphologique. Il a use en revanche de suffixes adjectivaux. Boker tov: bon matin (bonjour), erev tov bonsoir, shavoua tov: bonne semaine. (à la fin du Shabbat). En conclusion, nous dirons que l’on a affaire à un phénoméne plus morphologique que sémantique, d’où notre rejet d’une théologie conjoncturelle autour de la Faute d’Adam.On relévera les formules duelles: bon an mal an; bon gré, mal gré, le L se changeant en U dans maudit.
/ JHB 04 03 26
lundi 2 mars 2026
Bernard Dantier “Ferdinand de Saussure, Synchronie, diachronie, structuralisme et histoire autour de la langue”.
Bernard Dantier “Ferdinand de Saussure, Synchronie, diachronie, structuralisme
et histoire autour de la langue”.
L’œuvre du linguiste suisse Ferdinand de Saussure constitue la référence centrale des « structuralistes » (parmi lesquels nous pouvons citer Claude Lévi-Strauss et Michel Foucault auxquels des textes sont consacrés dans cette collection). Ce « structuralisme », rappelons-le, repose d’abord sur un choix méthodologique dont l’extrait ci-joint condense la théorie initiale.
Avec cet extrait nous insistons sur la nécessité, dans toute recherche en sciences sociales, de mesurer la présence et l’influence du facteur « temps » sur le mode d’étude autant que sur le fait étudié. Il s’agit de repérer puis de distinguer foncièrement l’étude des « évolutions », la « diachronie » d’une part, et d’autre part la « synchronie », l’étude des « états ». Ces deux axes d’approche doivent en effet être séparés radicalement, car chacun projette (« le point de vue créant l’objet ») un cadre phénoménal spécifique qui, s’il est mêlé à celui de l’autre, s’expose à la dénaturation. Ferdinand de Saussure s’oppose de la sorte aux méfaits d’une confusion qui a souvent faussé autant la définition des problèmes que leur traitement.
Certes, tout objet étudiable provient d’une origine, d’un « avant », mais étudier sa formation n’est pas pour autant saisir sa forme, celle-là devenant la déformation de celle-ci si l’une se superpose à l’autre. C’est « l’étant », ici et maintenant, qui doit être d’abord identifié à l’objet. De même convient-il de s’abstenir de toute prospective s’aidant de la prise en compte de « tendances ». Le savant se doit d’être « descriptif » face à ce qui se présente, puis « explicatif » (souvent le premier verbe valant le suivant ou du moins le conditionnant) en s’abstenant d’être normatif et d’induire les observations vers des « devant-être ».
En effet, en ce qui concerne la science sociale que constitue la linguistique, c’est « l’état », immédiatement présent, qui donne d’abord son existence et son efficience à l’objet « langue ». La langue, n’existant que synchroniquement pour les sujets parlants, hors de tout passé, de toute évolutivité, constitue un système, une « structure », dont tous les éléments sont des valeurs relatives et interdépendantes les unes des autres. Dans un « état » envisagé « synchroniquement », nous n’avons affaire essentiellement qu’à des rapports, des oppositions et des différences dans un ensemble qui, par ailleurs, est identique à lui-même en tous ses points. D’une certaine façon le « tout » est dans la partie autant que celle-ci se loge dans celui-là.
Dans la langue tout se vit si simultanément et immédiatement (synchroniquement) que n’existe aucune antériorité (diachronique) d’une quelconque intention de l’esprit. En effet, il n’y a pas d’abord des concepts et des liaisons entre concepts (des composantes et un fonctionnement de l’esprit) qui ensuite produiraient des mots et des syntaxes pour leur faire exprimer après-coup ce qui leur aurait préexisté. Au contraire, la langue opère la coproduction et la rencontre entre un « esprit » et une « matière phonique » qui se structurent mutuellement dans l’instant.
Parce que tout est immédiatement et totalement donné dans la langue, la synchronie linguistique est le champ de la conscience des sujets, tandis que les domaines explorés par la diachronie semblent davantage avoir trait à leur inconscient si tant est qu’ils exercent une influence effective sur leur esprit parlant (aussi certaines références à l’inconscient, de la part de certains « structuralistes », n’apparaissent pas vraiment conformes à l’approche synchronique).
Tandis donc que la langue, le système collectif, réside dans la synchronie, c’est la « parole », ce passage à l’acte de la langue par chaque individu, qui surtout impulse les changements diachroniques. Avec la parole, nous entrons dans l’histoire. Ces changements sont d’abord des incidents propres à tel ou tel usager de la langue (qui en elle-même est un système en équilibre s’autoconservant); ces incidents, répétés, imités, acceptés finalement par la collectivité, finissent comme faits de langue et deviennent partie intégrante d’un système pérenne jusque à ce que d’autres incidents, etc. Mais toujours n’est modifié qu’un élément : les faits diachroniques, successifs, sont isolables en chacune de leurs discontinuités. Ainsi, des transformations dans la prononciation atteignent isolément une syllabe ou un mot, pendant que, au contraire, les faits synchroniques intéressent toujours une ou des relations entre des éléments qui ne sont jamais séparables l’un de l’autre.
Aussi, dans l’approche synchronique, la nécessité s’avère-t-elle absolue d’étudier l’intégralité de cet ensemble et non pas ses parties, même par addition successive (démarche qui serait plutôt celle de la diachronie): il convient de partir du « tout » pour aller ensuite à l’élément qui reçoit toujours son unité, sa forme et son sens de l’influence de tous les autres éléments en interaction. La langue se présente ainsi comme un système totalement autonome et arbitraire, sans autre assise que lui-même, dans son pur présent. Autrement dit, c’est dans un moment actuel, séparé de toute conscience rétrospective (ou même prospective), que le système linguistique fonctionne.
Sur le cours de l’histoire, la diachronie, quant à elle, perçoit et retient des « événements » toujours particuliers : or l’événement est une notion sans rapport avec l’étude synchronique d’une situation où se trouvent les permanences des simultanéités. Pour ceux qui utilisent la langue, rien ne survient, rien ne change si ce n’est des modulations dont les virtualités sont toujours présentes, depuis toujours. Les « nouvelles » formes lexicales qui « apparaissent » étaient déjà potentiellement contenues dans les ressources matricielles du système linguistique. Autrement dit, rien n’est créé dans la langue et il n’est question que de modifications de forme sur un fond continu.
Si la langue est donnée telle quelle, c’est parce qu’elle fait partie des institutions sociales ; plus précisément elle est « fait social » ainsi que l’entend à la même époque Émile Durkheim, fait qui, en tant que tel, ne dépend pas des individus et s’impose à chacun par l’intermédiaire de la pression collective qui correspond à une organisation sociale préétablie. C’est par cela que l’étude de la langue offre une entrée à l’étude de la société.
Toutefois, se préoccupant de l’étant tel qu’il est donné, l’étude synchronique ne récupère néanmoins pas tout ce qui se rend présent dans la simultanéité : La synchronie choisit et découpe son objet dans l’espace, objet qui existe en soi et qui l’intéresse, tandis que la diachronie élargie son étude temporelle à un comparatisme spatial qui peut devenir très rassembleur.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. Il n’y a de système que particulier. La recherche « structuraliste » ne peut ambitionner la découverte d’une « loi », loi entendue comme rapport nécessaire effectif en tout temps et tout lieu. En effet, la langue se trouve toujours limitée à un temps et un espace donnés. Au point de vue synchronique la langue fonctionne non pas en raison de « loi », car en fait elle évolue dans son organisation, mais plutôt selon des accords conventionnels et des correspondances logiques toujours circonstancielles. Ainsi, en dernière analyse, toute langue pourrait être organisée autrement qu’elle n’est, et ainsi ne peut-on déceler aucune loi impérative dans son principe. Quant aux changements perçus diachroniquement, eux aussi échappent à toute loi en étant plutôt des incidents particuliers qui tout au plus se répètent plus ou moins similairement dans leur forme sans jamais se reproduire invariablement et universellement.
Malgré les démarcations tracées, la distinction méthodologique entre diachronie et synchronie n’implique pas, tant s'en faut, un ostracisme de l’une par l’autre. Il n’est question que de délimiter les champs d’étude qui peuvent cependant servir de complément l’un à l’autre. L’étude diachronique complète l’appréhension synchronique en permettant de mieux comprendre (par l’enchaînement des successions) la construction du système ainsi que son fonctionnement (en montrant par exemple la permanence de ses relations internes fondamentales et les réadaptations opérées pour rendre plus efficaces ces relations).
Le lien qu’il convient de conserver entre les deux modes d’étude s’avère d’autant plus important que la distinction saussurienne entre synchronie et diachronie a influencé chez certains théoriciens une profonde séparation des rôles entre par exemple histoire, affectée aux changements d’un état, et sociologie, attribuée à l’organisation factuelle de cet état. Mais, selon nous, cette distinction « structuraliste » comporte ses limites quand elle prétend s’appliquer à autre chose qu’à la langue. Si, en effet, les sujets parlant ne font référence, synchroniquement, qu’à l’état présent de la langue, les êtres humains vivant la société et y agissant l’appréhendent eux systématiquement à travers le temps, dans la temporalité, entre un passé, un présent et un avenir. N’oublions pas que ce qui fait l’une des principales qualités du social est aussi le changement, l’évolution, les ruptures affectant son état. Il peut sembler donc réducteur d’appliquer le modèle structuraliste saussurien à n’importe quel domaine de l’humain, ainsi que Ferdinand de Saussure lui-même s’en est bien abstenu en ne se faisant que « linguiste ».
(Avant de lire l’extrait suivant, rappelons-nous que ce texte n’est pas directement de la main de Ferdinand de Saussure, mais de celles de ses élèves lors de son enseignement oral, le « maître » n’ayant pas eu le temps avant sa mort de rédiger le grand ouvrage que ses cours préparaient).
Bernard Dantier, sociologue
31 décembre 2008.
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