LA LANGUE SACREE, CENTRALE, LE FRANCAIS
Approche théologique et historico-critique des langues
jeudi 30 avril 2026
jacques halbronn Linguistique germanique.Autour de la question du "th" en anglais.
jacques halbronn Linguistique germanique.Autour de la question du "th" en anglais.
Si l'emprunt au français est consubstantiel de l'anglais moderne, il ne faudrait pas pour autant négliger les relations entre l'anglais et l'allemand. D'une part, il y a le passage de l'allemand à sagen à l'anglais say, de Mögen à may; que l'on retrouve dans Tag et Day. Mais la prononciation de "ay" obéit au modéle français, tout comme celle du "ou" (you, could), ou du "au" (daughter) ou encore du "an" (I can't)
De l'autre, le passage de l'alllemand Du à l'anglais Thou, que l'on retrouve dans dieser et This, der à The, die à They, Nord et North, Tochter et Daughter,
sue le web
"Dans le vieil anglais ancien des VIIe et VIIIe siècles, le digramme ⟨th⟩ était utilisé jusqu'à ce que l'alphabet latin de l'anglais ancien adapte la lettre runique ⟨þ⟩ (thorn), ainsi que ⟨ð⟩ (eth ; ðæt en vieil anglais), une version modifiée de la lettre latine ⟨d⟩, pour représenter ce son"
Dans le cas du passage du français à l'anglais, on note que le p est remplacé par un f : peur devient fear, pair devient fair (play), peu devient few.
Notons qu'en espagnol le p initial du français est supprimé: pleuvoir devient llover, pleurer devient llorar, plein devient lleno.ttps://fr.scribd.com/document/611604026/Linguistique-diachronique-3e-chapitre-2022
L'anglais aura conservé d'anciennes prononciations du français , tombées en désuétude en français: c'est ainsi que le "oi" ne se rend plus en français comme un "oy", le i ayant perdu du en français son statut de consonne pour passer à celui de voyelle (cf cependant le phénoméne des "Incoyables", au XVIIIe siècle) Notons par ailleurs l'usage du i dans l''imparfait français: nous mangeons devient nous mangions. En allemand, on trouve "mein", "nein". Dans le cas du français "point", on ne trouve plus ce rôle de consonne de la lettre "i"conservé cependant en anglais. Il est possible que la diphtongaison ait joué ici un certain rôle. Dialectique entre le champ consonantique et le champ vocalique.
JHb 30 04 26
mercredi 29 avril 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. L La quetsion du genre féminin
jacques halbronn Anthropolinguistique . La question du genre féminin.
Que signifie en français le passage du "le" au 'la" pour marquer le genre? Nos récents travaux nous renvoient à la question de l'empriunt mimétique, à savoir que l'emprunteur est souvent amené à recourir à des expédients, dans son incapacité à reproduire fidélement le modéle qu'il s'est donné à suivre. Le "la" est plus accessible que le "le" dans le cas des articles définis au singulier, la prononciation française du "e" n'aura pas cessé de faire probléme. Exemple, possible prononcé "possibel".
Le féminin butte aussi sur les diphtongues nasales: mon posessif masculin se change en ma, ton en ta, son en sa. Là encore le a apparait comme un palliatif à une certaine impuissance.
En outre, le e est caractéristique d'une féminisation du mot : bonne pour bon, grande pour grand, petite pour petit , longue et long etc, ce qui conduit à une consonantisation en position finale. Cela vaut pour le participe présent : constante pour constant, mais en français la diphtongue nasale se maintient au féminin et non pour l'emprunt anglais qui sépare le a et le n. Le participe passé a joute un e pour le féminin: fini et finie, aimé et aimée (anciennement aimed et aimede) etc Mais bonne ne diphtongue pas à la différence de bon. Cela va aboutir généralement à produire en finale une sonorité consonantique au féminin, à la place d'une sonorité vocalique au masculin, ce qui va à l'encontre de la régle/loi que nous avons formulée, distribuant au début d'une séquence une dominante consonantique et en fin une dominante vocalique.
Nous expliquons ce phénoméne en considérant que les femmes n'avaient pas accés à la parole et lui étaient donc étrangères, d'où les similitudes observées entre le féminin français et l'emprunt anglais: comme active au lieu d'actif. L'on peut supposer que le français, initialement, ne marquait pas le genre, ce qu'atteste l'emprunt anglais dans son traitement de l'adjectif qui y considére comme "neutre", ce qui nous aide à appréhender un état primitif de la langue française. Par la suite, cette neutralité aura disparu dans la plupart des langues, intégrant le langage féminin dans leur dispositif devenu duel, ce qui d'ailleurs conduira à qualifier tel ou tel mot de masculin ou de féminin sans rapport avec une référence anthropologique. : ton vélo, ta voiture etc L'anglais avec l'usage du "his" et du "her", respecte l'identité du sujet alors que le français a perdu un tel marqueur.
JHB 29 04 26
mardi 28 avril 2026
jacques halbronn Linguistique comparée: nouvelles observations autour l'emprunt de l'anglais au français
jacques halbronn Linguistique comparée: nouvelles observations autour l'emprunt de l'anglais au français
En ce qui concerne le phénoméne de l'emprunt linguistique, il importe d'insister sur les points suivants: l'emprunt vient s'ajouter au substrat de la langue emprunteuse, il vient en perturber l'identité et la fluidité mais c'est l'emprunteur qui en est responsable et non la langue ainsi imitée, importée, parfois à l'insu de l'exportateur, d'autant que cela ne se situe pas seulement au niveau du lexique mais passe par des calques divers. On soumettra ici deux exemples: celui du participe et du prétérit, d'une part et celui du traitement des formes françaises en "ier" et en "bre".
I le cas des verbes faibles.
sur le web
"Les verbes faibles présentent une conjugaison régulière, c'est-à-dire que leur radical ne change jamais."
Ce sont généralement dans le cas de l'anglais, des verbes empruntés au français (change) ou à l'allemand (sagen).
sur le web
"Le prétérit et le participe passé des verbes réguliers se forment en ajoutant -ed à la base verbale. Les deux formes sont identiques. Ex. : live (habiter) → lived (prétérit) → lived (participe passé). I lived in Scotland."
A quoi donc tient cette similitude absolue entre prétérit et participe passé? Selon nous, c'est le fait de la similitude à l'oral en français entre je chantais et chanté voire avec l'infinitif chanter. Trois catégories distinctes à l'écrit mais homophones à l'oral en français.
On trouvera d'autres cas du même genre pour la polysémie du mot "certain" en anglais sur le modéle français, qui combine l'idée de certitude et celle d'un indéfini comme dans "un certain regard".
II Le cas des finales françaises ier et le et re reduites en anglais à "er" et "el"
Les mots anglais comme carter, carpenter, river viennent du français charetier, charpentier, rivière. Tout se passe comme si la son "yé" qui marque ces mots ne passe pas en anglais, d'où ces "solutions" supprimant le "i". On a déjà signalé le traitement des finales françaises en "ble": possible, noble ou en "tre" : centre, octobre, septembre etc qui s'écrivent en anlais center, october, september, en alignant l'écrit sur l'oral.
On peut parler ici d'une corruption (à l'oral ou/et à l'écrit) aux dépens du français qui s'explique par l'incapacité à prononcer certaines combinatoires comme c'est également le cas pour les diphtongues du français condamnés, à l'oral, à être décomposés, quand bien même leur orthographe resterait à l'identique.
JHB 28 04 26
lundi 27 avril 2026
.Jacques Halbronn Linguistique . Master Class, La liaison en français et la nécessaire vocalisation des finales. La question des affixe
.Jacques Halbronn Linguistique . Master Class, La liaison en français et la nécessaire vocalisation des finales. La question des affixes
La pratique de la liaison, propre au français, est la marque d’une volonté de neutralisation des consonnes finales, soit en le rendant silencieuses comme pour l’infinitif de la première conjugaison (manger, parler etc), ce qui passe aussi par l’usage de l’accent (mangé, parlé etc) soit en recourant à l’usage de la liaison.
cf le texte de Bernard Laks et Denis Le Peasant (Université Paris Ouest) sur la liaison:
Extrait;
1. La liaison en français 1.1. Approches et définitions En règle générale, les mots français à consonne finale voient au cours du moyen âge cette consonne progressivement cesser d’être prononcée, sauf parfois devant voyelle. C’est le cas de : chat, repas, bout, coup, beaucoup, roux Prononciation ancienne : ʃat, ʀəpas, but, kup, bokup, ʀu(k)s Prononciation contemporaine : ʃa/, ʀ(ə)pa/, bu/, ku/, boku/, ʀu/ Toutefois, quelques persistances régionales sont observées. Seguy 1950: 22 écrit ainsi, à propos du français tel qu’il est parlé à Toulouse, que « dans le midi toutes les lettres se prononcent ». Il en veut pour preuve le fait que la consonne [k] des mots suivants se prononce encore à Toulouse au milieu du 20ème siècle en position finale : estomac, broc, escroc, joug, aspect, respect, marc, zinc Seguy 1950 parle à ce propos d’hypercorrection et l’explique par l’influence de l’usage graphique (l’orthographe) sur l’usage oral. Il est intéressant de relever, à propos de zinc, que l’usage « hypercorrect » a fini par triompher en français standard contemporain, où la consonne finale est dorénavant fixe »
Toutefois, les auteurs n’inscrivent pas leur propos dans le cadre d’une théorie générale de la gestion des consonnes en début de mot avec neutralisation des voyelles, et des voyelles en fin de mot (avec neutralisation des consonnes). Il est vrai que si la pratique des liaisons est une notion bien connue et respectée, son corollaire ne l’est pas même s’il est suivi en pratique sans être formalisé si ce n’est par l’usage de l’apostrophe en position initiale, qui fait pendant à l’accent en position finale.
Autrement dit, la question de la liaison n’est pas décrite correctement et sa raison d’être n’est pas assez explicitée consciemment au niveau scolaire puisque ce qui est en jeu, selon nous, c’est de ménager un équilibre entre consonnes en début de mot -son consonantique – et voyelles en fin de mot- son vocalique. Mais peut-on vraiment parler de « mots »? Il vaut mieux parler de séquences qui débordent- le cadre du mot par la prise en compte des mots qui se suivent et qui prolongent le mot radical, dans le cas des liaisons. Cependant, la symétrie entre ces deux groupes (clusters) voyelles et consonnes n’est rendu possible que par une certaine forme de préfixation, due au shewa qui fait pendant à l’accent en position finale, l’accent effaçant la consonne alors que le shewa (e muet) efface la voyelle. Le français dispose d’une dizaine de préfixes (ce qui englobe l’article défini masculin la négation, la possession, la relation etc) comportant un « e » final qui doit être neutralisée: ne, le, me, se, de, re, je, te, ce, que. Ces préfixes sont le pendant des liaisons.
JHB 26 04 26
mardi 21 avril 2026
jacques halbronn Méthodologie diachronique triangulaire. Le proto et le post . La matrice française des langues latines et germaniques
jacques halbronn Méthodologie diachronique triangulaire. Le proto et le post . La matrice française des langues latines et germaniques
Il importe de faire apparaitre un état "parfait" , 'accompli" par rapport auquel l'on confrontera diverses langues présentant certaines similitudes au point que d'aucuns se demandent ce qui a précédé et ce qui a suivi, imité. En montrant que le français comporte des dispositifs suffixaux sophistiqués difficiles à reproduire, l'on débouche sur certaines évidences qui ont pu avoir échappé jusque là.
Ces dispositifs propres au français sont de trois sortes : la diphtongaison nasale, l'usage du son "e" et l'usage du son "r". Chaque fois, l'on observera des modes de contournement, de facilitation comme possible prononcé possibel que l'on trouve aussi dans l'article masculin singulier du français rendu en espagnol par el et en italien par "il". Pour les diphtongaison, on a revolution qui devient révolutsia, (en russe), intelligence, inteligentsia, ou en anglais parlement rendu avec une finale consonantique en "nt". On reviendra ici sur le traitement oral de l'infinitif du français. On sait que l'infinitif en "er" ne produit par le son "r" mais s'en tient au "é" : manger, parler. Pour les emprunts de l'italien au français, cela donnera mangiare, parlare. L'anglais, quant à lui, est resté plus proche de la prononciation française d'origine en produisant un "r" quasi inaudible. En revanche, son traitement du participe français en "ed" ne respecte pas la prononciation "e" comme pour pied, le ed ayant disparu en français écrit en s'alignant sur l'oral d'où des formes avec un "ed" final très consonantique: established, wanted etc. les autres langues latines usant de la forme "ado", ato" D'une façon générale, nous dirons que l'italien supprime la lettre et le son "l" plaisir devenant piacere et que l'espagnol supprime le "p" dans llueve, la pluie. Ce n'est pas le français qui a ajouté mais bien ces langues qui auront enlevé. Le mot français pardon a été modifié par incapacité à diphtonguer : l'anglais prononce "pardo-ne", l'italien "perdone" etc On peut penser que le français féminin a pu davantage impacter d'autres langues que le français masculin: on trouve active et non actif, peut être à partir de l'adverbe activement. Idem pour nation, qui donne en anglais na-tio -ne, en allemand Nation, en italien natio-n. On connait le "That is the question" d"Hamlet où la diphtongue d'origine, dans question, n'est pas respectée.
De même le français "comme" donne en italien come, en espagnol, como., en raison de la difficulté à prononcer correctement le e final du français, comme pour possible qui donne en italien possibile avec une finale en "é"/ Quant au français "bien", il devient en italien "bene" en évitant la diphtongue tout comme le français "bon" donne en espagnol "bueno" Bien entendu, le "non" français -disphtongué -est changé en no et en nein.(allemand). tout comme le un français devient "ou-n" et "ou-no"
Par ailleurs, l'espagnol associe couramment deux voyelles entre elles ( dans les formes négatives: exemple no olvider au lieu de n'oublie pas), ce qu'évite le français qui , lui, aime à combiner les consonnes entre elles grâce au "shewa" notamment en début de mot (comm' j' t'vois)? Revenons sur le français "autre", qui donne en anglais "other", en espagnol otro, en italien "altro", en raison de la difficulté à prononcer la finale consonne + E. Le o, le a, le é viennent alors à la rescousse comme pauvre qui donne en espagol pobre.(é). Révolution copernicienne: ce n'est pas le français qui descend de l'italien mais l'italien qui dérive du français!
JHB 21 04 26
lundi 20 avril 2026
Les lettres muettes : leçon de prononciation et d’orthographe. Lettres silencieuses? (cf site du "français authentiqiue)
Les lettres muettes : leçon de prononciation et d’orthographe (c site du "français authentique")
La prononciation et l’orthographe française posent beaucoup de problèmes aux apprenants de la langue… En particulier s’il s’agit de mots avec des lettres silencieuses ! Faut-il prononcer le t du mot « lent » ? Pourquoi prononce-t-on la consonne c dans « sac », mais pas la consonne p dans « loup » ? Dans ce guide de prononciation, je vais t’expliquer les règles principales concernant les lettres muettes. La leçon d’aujourd’hui va t’aider à écrire et à prononcer correctement les mots en français !
P.S. : n’oublie pas de télécharger la fiche d’exercice sur les lettres muettes en fin d’article.
Qu’est-ce qu’une lettre muette en français ?
Quel est le point commun entre les mots hibou, compter et grand ? Ils contiennent tous une lettre muette ! Une lettre muette, aussi appelée lettre silencieuse, est une lettre qui s’écrit, mais ne se prononce pas.
Ex. : J’ai attrapé un rhume.
Dans le mot « rhume », la lettre h ne se prononce pas, on ne l’entend pas, mais il faut l’écrire. Sinon, on commet une faute d’orthographe. On appelle cela une lettre muette.
Cette lettre peut se placer en début de mot comme la lettre h de hibou, au milieu d’un mot comme le p de compter ou à la fin d’un mot comme le d de grand.
Dans la majorité des cas, la lettre silencieuse se trouve en position finale d’un mot.
Les principales lettres silencieuses
Quelles sont les lettres muettes ?
Il existe principalement trois types de lettres muettes en français :
le e muet ;
la lettre h ;
les consonnes finales.
Ainsi, parmi les voyelles de l’alphabet, seule la lettre e peut être silencieuse. Quant aux consonnes, presque toutes les lettres peuvent être muettes. Voyons ça en détail.
Le E muet
Le e muet est aussi appelé e caduc. Pourquoi ? Le mot « caduc » signifie « qui tombe ». Vu qu’on ne prononce pas la voyelle e, c’est comme si elle tombait.
On retrouve très souvent la voyelle e en fin de mot. Dans ce cas, elle n’est pas prononcée.
Ex. : une voiture, un livre, une salade, blanche, verte, boire
La lettre e est aussi muette après une voyelle.
Ex. : la rue, une craie, un paiement, remerciement
Qu’en est-il des petits mots de grammaire comme je, me, te, se, le, ne, que ? En règle générale, on prononce la voyelle e. Toutefois, ça dépend de la position dans la phrase. Pour en savoir plus, je t’invite à lire l’article complet sur le E muet.
La lettre H
Que ce soit un h muet ou h aspiré, le h ne se prononce jamais en français. On le retrouve en général en début de mot, mais il est parfois placé à l’intérieur d’un mot.
Ex. : hibou, homme, rhume, ébahi, orthopédie
La lettre h peut faire partie d’une combinaison de lettres. Dans ce cas, elle a une autre prononciation. Par exemple :
ch : vache, chat, moustache, chercher ;
ph : pharmacie, phare, nénuphar (se prononce comme un f).
Les consonnes finales muettes
Presque toutes les consonnes de l’alphabet peuvent être silencieuses. Oui, ça en fait beaucoup, mais rassure-toi ! Généralement, elles sont placées à la fin du mot.
👉 La règle de prononciation est simple : une consonne finale n’est pas prononcée. Les consonnes muettes les plus courantes sont t, s, x et d.
Ex. : petit, jus, fruit, loup, cours, croix
Il existe quelques exceptions. En règle générale, les consonnes finales l, c, f et r sont prononcées.
Ex. : matériel, sac, chef, cher, avec, pour
Astuce mnémotechnique : pour t’aider à mémoriser ces consonnes, retiens le mot LuCiFeR.
📝 Besoin d’une fiche de révision sur les lettres muettes ? Télécharge le PDF ci-dessous.
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Les lettres muettes et les liaisons
Il y a un cas particulier où les consonnes muettes finales sont prononcées. C’est dans le cas de la liaison.
Il s’agit de prononcer cette consonne muette lorsque le mot qui suit commence par une voyelle ou un h muet.
Par exemple, dans le pronom pluriel « ils », la lettre s est muette. Toutefois, si le verbe qui suit commence par une voyelle, il faut faire la liaison. La lettre s se prononce alors z. « Ils ont » se prononce « Ils_z_ont ».
Pourquoi certaines lettres ne se prononcent-elles pas en français ?
Pourquoi certaines lettres ne se prononcent-elles pas en français ?
Pourquoi existe-t-il des lettres silencieuses en français ? Il y a deux explications principales à cela.
Tout d’abord, certaines lettres sont des traces écrites de l’origine du mot (souvent grecque ou latine). Par exemple, le mot « croix » vient du mot crux en latin. C’est pour cette raison qu’on a gardé la consonne finale x. Même chose pour le mot « alphabet » qui vient de ἀλφάβητος (alphabêtos) en grecque.
Les lettres muettes sont comme des vestiges de mots plus anciens !
Ensuite, d’autres lettres muettes sont des marques grammaticales. Par exemple, les lettres s et x en fin de mot sont des marques du pluriel des noms et des adjectifs. Il faut l’écrire pour indiquer que le mot est au pluriel, mais on ne le prononce pas.
Ex : des élèves, des tables, des hiboux, des travaux
De même, les consonnes finales x, s, t, et nt forment des terminaisons verbales.
Ex. : je peux, tu souris, il rit, ils vendent
Ces lettres ne se prononcent pas, mais à l’écrit, elles servent à indiquer la conjugaison du verbe (temps, mode, personne, etc.).
Enfin, les lettres muettes servent parfois à distinguer les homophones, c’est-à-dire les mots qui se prononcent de la même manière, mais s’écrivent différemment. Par exemple, les lettres muettes e et s permettent de différencier les mots « foi », (la croyance en Dieu), « foie » (la partie du corps) et « fois » (la fréquence).
Comment trouver la lettre finale muette d’un mot ? Astuces
Comment savoir si un mot se termine par une lettre muette ? Comment savoir que dans le mot « chat », il faut écrire un t à la fin ?
Je te propose deux petites astuces pour te rappeler d’écrire les consonnes muettes à la fin des mots.
Première astuce : transforme le mot au féminin. Par exemple, le féminin de vert est verte. Tu entends le son t. Tu peux donc déduire qu’il existe un t muet à l’adjectif masculin vert.
Voici d’autres exemples :
grand → grande : la lettre finale est d ;
inclus → incluse : la lettre finale est s ;
joli → jolie : il n’y a pas de lettre muette.
Deuxième astuce : prends un mot de la même famille. Reprenons l’exemple du « chat ». « Chat » et « chaton » sont de la même famille. Dans le mot « chaton », il y a un t au milieu. Tu peux donc conclure qu’il y a un t muet à la fin du mot « chat ».
Autres exemples :
chanter, chanteur → chant ;
grandir, grandiose → grand ;
habitation, habitant → habitat ;
montagne, monter → mont.
Parler français avec confiance ? C’est possible !
L'apprentissage du français ludique
Tu comprends le français, mais tu bloques à l’oral ? Tout est une question de pratique ! Passé un certain niveau, la maîtrise d’une langue passe par l’oral, non la théorie. Apprends à parler français avec fluidité et confiance avec l’Académie de Français Authentique. Tu auras l’occasion de pratiquer la langue chaque jour sur Zoom avec un tuteur ou avec un membre de la communauté. De quoi t’entraîner à parler français de manière simple et naturelle !
Les liaisons en français par Guillaume Posé
Les liaisons en français
Guillaume Posé
Quelle est la règle des liaisons en français ? Parce qu’il existe 3 types de liaisons : les liaisons obligatoires, les liaisons facultatives et les liaisons interdites ! Mais je vais tout t’expliquer dans cette leçon.
Tout d’abord, on va définir ce qu’est une liaison. C’est l’union de la consonne finale muette d’un mot à la voyelle initiale prononcée dans le mot suivant.
Par exemple, si je prends le mot DES. De manière isolée, je ne prononce pas la lettre S à la fin. On dit [de]. Mais si je mets un mot qui commence par une voyelle ou un H muet juste après, je prononce le S parce que je fais une liaison.
Donc on dit :
des arbres
des hommes
Je fais la liaison entre les deux mots et donc, je prononce le S comme un Z : des [z] arbres, des [z] hommes
Voilà d’autres exemples :
les amis
mon animal
un petit immeuble
Mais c’est parti ! On va commencer à voir les 3 types de liaisons.
1) LES LIAISONS OBLIGATOIRES
On commence par les liaisons obligatoires qui sont les plus importantes pour ne pas parler comme un robot !
La liaison est obligatoire dans les cas suivants :
1.1) Entre un déterminant et un nom.
Un déterminant, c’est un petit mot qui est avant un nom pour le déterminer, mais tu vas comprendre avec les exemples.
des amis
les amoureux
ces images
Remarque bien que le S est prononcé comme un [z]. Voilà d’autres exemples :
vos enfants
trois éléphants
ses histoires
⚠️ Attention, ici le H est muet, donc on fait bien la liaison : ses histoires
1.2) Entre un adjectif et un nom.
de gros oignons
les petits insectes
mes nouveaux élèves
un grand [t] avion
Remarque bien qu’ici, on prononce la lettre D comme un [ t ] :
✅ un grand [t] avion
et pas ❌ un grand avion.
1.3) Entre un pronom personnel sujet et un verbe.
on écoute
nous avons
vous allez
ils aiment
1.4) Entre un pronom complément d’objet et un verbe.
Je vous aime.
Ils les attendront.
Tu en as pris.
1.5) Entre deux pronoms.
Nous en voulons.
Vous y allez quand ?
Allons-nous-en !
1.6) Dans la plupart des mots composés.
États-Unis
porc-épic
1.7) Dans la plupart des locutions
Une locution, c’est un ensemble de mots qui a un sens. C’est un type d’expression.
petit à petit
de temps en temps
de plus en plus
au cas où … OU au cas où 🤔 ?
C’est obligatoire ou facultatif ici ? C’est drôle parce que les Français ne sont pas d’accord sur la prononciation de cette locution : au cas où … OU au cas où. Mais tout cela nous conduit justement vers les liaisons facultatives !!!
2) LES LIAISONS FACULTATIVES
Alors, très souvent, les liaisons facultatives ne sont pas prononcées. Bien sûr, tu peux les faire, mais si tu les fais, tu seras dans un registre plus soutenu, plus formel. Ça montrera une diction très soignée. Si tu dois parler devant un public pour un exposé, je te conseille de les faire, mais dans la vie de tous les jours, on ne les fait pas obligatoirement. Quand le discours est plus décontracté, on ne fait pas les liaisons facultatives. Voyons ça ensemble !
2.1) Entre un nom au pluriel et un adjectif ou un complément.
des personnes étranges
OU des personnes étranges
des gens aimables
OU des gens aimables
les règles à adopter
OU les règles à adopter
La liaison est correcte, mais elle est plus formelle.
2.2) La liaison facultative après un verbe, sauf s’il se termine par un S.
Ils veulent manger ici.
OU Ils veulent manger ici.
Ils cuisinaient ensemble.
OU Ils cuisinaient ensemble.
Si tu ne fais pas la liaison, c’est plus décontracté.
2.3) Entre les auxiliaires avoir et être et le participe passé.
Je suis allé au marché.
OU Je suis allé au marché.
Nous avons acheté une maison.
OU Nous avons acheté une maison.
Elles sont allées à la plage.
OU Elles sont allées à la plage.
2.4) La liaison facultative entre le verbe être et un attribut du sujet
Un attribut du sujet sert à identifier le sujet ou à préciser une chose sur le sujet. En fait, on donne un attribut au sujet, tout simplement ! Par exemple :
C’est un garçon.
OU C’est un garçon.
Cette fête est incroyable !
OU Cette fête est incroyable !
Les élèves sont attentifs.
OU Les élèves sont attentifs.
2.5) La liaison facultative entre le verbe conjugué et le verbe à l’infinitif
Paul voudrait être plus musclé.
OU Paul voudrait être plus musclé.
2.6) La liaison facultative entre un adverbe court et le mot qu’il modifie
Tu es trop impatient.
OU Tu es trop impatient.
Son texte est mieux élaboré.
OU Son texte est mieux élaboré.
Pas encore.
OU Pas encore.
⚠️ Attention, il y a quelques exceptions comme l’adverbe TRÈS où on fera la liaison.
C’est très intéressant.
2.7) La liaison facultative entre une préposition courte et le mot suivant
dans un mois
OU dans un mois
Après avoir lu ce livre, j’ai travaillé.
OU Après avoir lu ce livre, j’ai travaillé.
Pour résumer, les liaisons facultatives sont faites dans un registre un peu plus formel. Si tu veux parler de manière plus décontractée, ne les fais pas. Ce n’est pas une erreur ! 😉
Et maintenant…
3) LES LIAISONS INTERDITES
Oui ! Il y a des liaisons qui sont complètement interdites et que tu ne dois pas du tout faire parce que sinon, ce n’est pas juste ! Ce n’est pas correct !
3.1) La liaison interdite entre deux mots séparés par un signe de ponctuation
Les personnes, heureuses, faisaient la fête.
La phrase sans virgule et avec une liaison existe, mais le sens change un petit peu. Mais dans notre exemple, comme on a une virgule elle empêche de faire la liaison. Donc pas de liaison quand on a signe de ponctuation !
3.2) Devant un mot qui commence par un H aspiré
Par exemple, le H du mot "héros" est aspiré, donc :
❌ On ne dit pas : des héros
✅ On dit : des héros
Le H du mot "haricots" est aspiré, donc on ne dit pas :
❌ On ne dit pas : Mange tes haricots verts !
✅ On dit : Mange tes haricots verts !
Le H aspiré bloque liaison !
3.3) Après un nom au singulier
❌ On ne dit pas : un enfant agréable
✅ On dit : un enfant agréable
❌ On ne dit pas : un cas intéressant
✅ On dit: un cas intéressant
3.4) Entre un sujet qui n’est pas un pronom personnel et un verbe qui vient après
❌ On ne dit pas : Nicolas adore le chocolat.
✅ On dit : Nicolas adore le chocolat.
→ Nicolas est un prénom et pas un pronom.
❌ On ne dit pas : Ton chat est beau.
✅ On dit : Ton chat est beau.
→ Le mot chat est un nom et pas un pronom personnel sujet.
3.5) Après la conjonction "ET"
❌ On ne dit pas : un oiseau et un chien
✅ On dit : un oiseau et un chien
3.6) Généralement, après le ‑s du verbe à la deuxième personne du singulier à l'indicatif présent, au subjonctif présent ou à l'impératif présent
❌ On ne dit pas : Tu pars à la plage.
✅ On dit : Tu pars à la plage.
❌ On ne dit pas : Il faut que tu prennes un manteau.
✅ On dit : Il faut que tu prennes un manteau.
3.7) Devant les lettres de l'alphabet :
❌ On ne dit pas : un U et un I
✅ On dit : un U et un I
3.8) Devant les mots d'origine étrangère commençant par y
❌ On ne dit pas : un yaourt
✅ On dit : un yaourt
❌ On ne dit pas : des yachts
✅ On dit : des yachts
3.9) Devant quelques mots commençant par O
❌ On ne dit pas : un oui
✅ On dit : un oui
❌ On ne dit pas : les onze joueurs
✅ On dit : les onze joueurs
❌ On ne dit pas : un onzième trophée
✅ On dit : un onzième trophée
❌ On ne dit pas : des ouistitis
✅ On dit : des ouistitis
3.10) Dans certaines expressions figées comme NEZ À NEZ
❌ On ne dit pas : nez à nez
✅ On dit : nez à nez
Pour finir en beauté, je te donne également la définition d’un enchaînement qui ressemble beaucoup à une liaison.
4) LES ENCHAÎNEMENTS
Les enchaînements unissent la consonne finale prononcée d’un mot à la voyelle initiale prononcée du mot qui suit. Par exemple :
une amie
On prononce le N dans le mot "une" de manière isolée et donc on va juste l’enchaîner avec le mot suivant.
Un autre exemple :
une horloge
Tu vois ? Ça, c’est un enchaînement !
Avec une liaison, c’est différent parce qu’on unit la consonne finale muette d’un mot à la voyelle initiale prononcée dans le mot suivant.
Prenons le mot DES. On ne prononce pas le S du mot DES. Mais on dit : des asperges. On fait la liaison et, dans ce cas, on prononce le S.
Prenons le mot LES. On ne prononce pas le S du mot LES. Mais on dit : les immeubles. On fait la liaison et, dans ce cas, on prononce le S.
🎉🎉🎉Et voilà !!! Maintenant, tu sais comment faire et comment distinguer les liaisons obligatoires, facultatives et interdites ! Oui, je sais qu’il y a beaucoup de situations, mais je te conseille de bien apprendre les liaisons obligatoires et de les faire. Pour le reste, ne t’en fais pas, petit à petit, tu apprendras à faire ou à ne pas faire ces liaisons naturellement.
J'espère que tu as bien aimé cette leçon ! 😀
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