LA LANGUE SACREE, CENTRALE, LE FRANCAIS
Approche théologique et historico-critique des langues
mardi 3 février 2026
jacques halbronn Linguistique. Les voyelles finales dans les langues latines le quautuor O/A versus U/é
par nofim le 3 février 2026
jacques halbronn Linguistique. Les voyelles finales dans les langues latines
On note que le français, s’il termine ses participes en u et en é ne le fait jamais en o. Ainsi, trouve-ton pu, voulu, perdu, su, tu, vu et aimé, mangé;trouvé alors qu’en espagnol et en italien, la finale en o est courante: hablado, acabado, parlato, finito etc Le recours à la finale « a » est également courant dans ces deux langues; guapo/guapa alors que le a n’est pas pratiqué pour les participes et les adjectifs du français pour marquer le genre. Le choix des voyelles finales diffère donc au sein de la famille des langues latines . En ce qui concerne l’anglais qui emprunte massivement au français mais sans en saisir nécessairement le mode d’emploi, le participe en ed est courant mais ne respecte pas la régle de la voyelle finale à l’oral, la forme en « ed » relevant de l’écrit. La disparition de la finale en ed en français s’observe d’ailleurs même à l’écrit qui s’est aligné sur l’oral. L’anglais d’ailleurs use fréquemment de la finale en « ated » du fait de la formation à partir du substantif en « ation ». Articulation donne le verbe articulate, d’où articulated.
Au féminin français, on passe de u à ue, de é à ée, qui n’est pas clairement distinct à l’oral; Dans les autres langues latines, la finale en o est précédée de la consonne d (espagnol) ou t (italien) et de toute façon le o et le a sont des marqueurs bien distincts à la différence de l’ajout du « e ». perdu (e), perdido(a) En français, l’oral en « é » correspond à des écrits très divers en er, ez,ef, ce qui rend l’accés à l’écrit assez périlleux pour un locuteur n’ayant pas accés à l’écrit ou ne reconstituant l’écrit qu’en passant par l’oral.
On a donc deux groupes de voyelles, d’un côté le u (ü en allemand) et le é (ä en allemand) et de l’autre le o et le a que l’on retrouve dans les langues sémitiques en tant que marqueurs de genre; Reste le cas du « i » dont on peut penser qu’il puisse être assimilé à une consonne, ce que rend bien le y. L’anglais rend le français « joie » (prononcé joa) en « joy », ce qui correspond probablement à une ancienne prononciation du français (voir la langue d’oil)
Cela dit, on trouve en français des participes se terminant en « i » comme fini, ce qui donne en anglais « finished ». A l’oral, on a aussi, en français, construit, détruit, réduit, induit, déduit etc.
En conclusion, nous sommes amenés à parler d’un quatuor de voyelles comportant deux volets , le volet méridional a/o de l’espagnol et de l’italien et le volet septentrional u/é/du français, ce qui détermine des musicalités bien distinctes.L’allemand ne respecte pas le marqueur vocalique pour ses participes: gesagt, gemacht, gefragt, gedacht etc mais on y trouve aussi gegessen,participe de « essen » (mangé), gelesen, (lu)
JHB 03 02 26
dimanche 1 février 2026
jacques halbronn critique du renoncement à l'approche astrologique quelle qu'elle soit
jacques halbronn Epistémologie Critique du renoncement à l'approche astrologique quelle qu'elle soit
Par delà les différences entre les forme/sortes d'astrologie, le seul fait de ne recourir à aucune d'entre elles pose un grave probléme épistémologique. La lecture d'une biographie dépourvue de toute référence à un positionnement céleste x ou y, révéle une forme d'incurie méthodologique, quitte à devoir constater que tel modéle astrologique n'est pas viable en l'état, ce qui ne justifie pas de toute façon que l'on jette le bébé avec l'eau du bain. C'est au niveau chronologique qu'un tel recours prendrait tout son sens bien plus que sur le plan caractéologique à la façon d'un Michel Gauquelin.
Certes avec l'essor du droit constitutionnel , le balisage du temps aura exerce un certain impact qui aura nui à la réception de la solution astrologique, puisque cela permettait de déterminer des échéances si ce n'est que cela passait par un placage temporel sans le moindre fondement, si ce n'est la conviction que telle durée de mandat pouvait sembler a priori à peu près raisonnable (entre 4 et 7 ans) En revanche, se servir de tel ou tel cycle planétaire aurait relevé, semble -t-il, de la plus haute fantaisie. Avouons que l'on se heurtait là à un déficit techno-scientifique du fait de l'incapacité de l'Humanité actuelle à programmer quelque lien entre un minéral (un astre) et un animal (l'homme) La solution que nous proposons repose sur un pari, à savoir que nous aurions hérité d'un systéme élaboré, établ par une autre humanité, plus évoluée que la notre, dont il subsisterait des traces, des vestiges à reconstituer et à revivifier;
JHB 01 02 26
samedi 31 janvier 2026
Jacques Halbronn Topiques sensorielles et Ethique petite fille/petit garçon.
Jacques Halbronn Topiques sensorielles et Ethique petite fille/petit garçon.
Quand une petite fille déclare obstinément que "ça sent mauvais", l'on est en droit de se demander si cela ne tient pas, sémantiquement, à une certaine programmation (au sens de la grammaire générative de Chomsky) Il ressort que l'enfant a ainsi accés à la notion de Mal, ce qui renvoie au ça (Es) et au Surmoi (Uber ich) freudien. On notera qu'en français mauvais peut aussi bien traiter d'un mauvais gout ou d'une mauvaise odeur que d'u comportement blamable ou louable.
Son hypersensibilité olfactive apparait ainsi comme un fondement éthique lequel ne serait pas du même ordre chez le "petit garçon" dont la sensibilité serait orientée autrement et probablement à un âge plus tardif, si l'on admet que son surmoi vis la question du vrai et du faux et non du bon et du mauvais. La petite fille se rapprocherait davantage de l'animalité, on pense aux pigeons parisiens capables de repérer la présence de pain de loin, par delà toute visibilité Cela vaut aussi pour les rongeurs. il est plus facile de s'acorder sur ce qui a bon ou mauvais goût ou ce qui a une bonne ou une mauvaise odeur que sur la notion d'erreur, d'incohérence, de fausse note.
. A contrario, le petit garçons se situe dans le visuel et l'auditif et il lui faut pour cela accéder à un certain savoir pour pouvoir exercer son esprit critique. Dans les deux cas, on retrouve la problématique du cogito.
JHB 31 01 26
Jacques Halbronn Topiques sensorielles et Ethique petite fille/petit garçon.
Jacques Halbronn Topiques sensorielles et Ethique petite fille/petit garçon.
Quand une petite fille déclare obstinément que "ça sent mauvais", l'on est en droit de se demander si cela ne tient pas, sémantiquement, à une certaine programmation (au sens de la grammaire générative de Chomsky) Il ressort que l'enfant a ainsi accés à la notion de Mal, ce qui renvoie au ça (Es) et au Surmoi (Uber ich) freudien. On notera qu'en français mauvais peut aussi bien traiter d'un mauvais gout ou d'une mauvaise odeur que d'u comportement blamable ou louable.
Son hypersensibilité olfactive apparait ainsi comme un fondement éthique lequel ne serait pas du même ordre chez le "petit garçon" dont la sensibilité serait orientée autrement et probablement à un âge plus tardif, si l'on admet que son surmoi vis la question du vrai et du faux et non du bon et du mauvais. La petite fille se rapprocherait davantage de l'animalité, on pense aux pigeons parisiens capables de repérer la présence de pain de loin, par delà toute visibilité Cela vaut aussi pour les rongeurs. il est plus facile de s'acorder sur ce qui a bon ou mauvais goût ou ce qui a une bonne ou une mauvaise odeur que sur la notion d'erreur, d'incohérence, de fausse note.
. A contrario, le petit garçons se situe dans le visuel et l'auditif et il lui faut pour cela accéder à un certain savoir pour pouvoir exercer son esprit critique. Dans les deux cas, on retrouve la problématique du cogito.
JHB 31 01 26
jacques halbronn Anthropolinguistique. La dialectique des marqueurs consonantiques et vocaliques
jacques halbronn Anthropolinguistique. La dialectique des marqueurs consonantiques et vocaliques
Il nous semble que sous l'appellation d'Anthropolinguistique, nous rejoignons la grammaire générative de Noam Chomsky. C'est ainsi que la dialectique consonne/voyelle serait un bagage inné, biologique. (cf "La singularité phonologique du français " par Patrick Sauzet, in Langue française Année 2004.
On sait que les langues dites sémitiques ne disposent que d'un alphabet consonantique, les voyelles correspondant à un complément. Le cas du "tétragramme" illustre une telle problématique et donne lieu à diverses propositions de prononciation.(Yahwé, Jéhovah) pour notre part, nous avons formulé une "loi" selon laquelle, le début d'une séquence donnait la prédominance aux consonnes alors que la fin de celle-ci devait privilégier les voyelles. Précisons immédiatement que nous nous situons au niveau oral - ce qui vient à l'oreille - et non au niveau de l'écrit b- ce qui est donné à voir- car pour nous l'écrit correspond à un état primitif de la langue. D'où notre traitement des affixes qui viennent préciser, configurer le radical. C'est ainsi que nous engloberons dans la catégorie des préfixes les pronoms personnels et possessifs, les articles défini et indéfinis et dans la catégorie des suffixes, les différents marqueurs de genre, de nombre mais aussi de temps. On aura compris que les préfixes sont liés aux consonnes et les suffixes aux voyelles, ce qui sous tend un certain équilibre. C'est avant tout la langue française qui nous sert de référence en ce qu'elle aura, le plus souvent, su préserver et conserver une tradition orale, même s'il arrive que l'écrit s'alignât sur l'oral et vice versa.
On ne sera donc pas surpris de nous voir nous interroger sur telle prononciation en vigueur en français, à commencer par la troisième personne du verbe, au pluriel avec la finale en "ent" comment se fait il, par exemple, que "il mange" s'entende comme "ils mangent" au présent de l'indicatif comme au subjonctif alors que la différence est marquée pour le verbe avoir: il a et ils ont, il fait et ils font? Nous avons pensé à ajouté un "i" à ils mangent,ce qui donne ils mangeint,( comme dans frein, sein, plein etc) ce qui correspond à une finale vocalique, le "t" écrit ne se prononçant pas. Cela donne une diphtongaison que nous assimilons à un processus vocalique approprié.
Passons à un autre cas , celui du singulier et du pluriel et du masculin et du féminin. En français, on a cheval et chevaux, cheval se terminant par une consonne tandis que chevaux respecte la vocalisation "o". En français, petite se termine par un son consonantique à l'oral au féminin et petit, par un son vocalique à l'oral au masculin tout comme "bon" est vocalique du fait de la diphtongue et 'bonne' consonantique ou plein (voyelle)/pleine (consonne). On note donc que le féminin est reformaté par le masculin et non l'inverse tout comme belle (l) devient "beau" (o) alors que souvent l'on enseigne que l'on passe du masculin au féminin, ce qui est, selon nous, une grave erreur pédagogique. On a dit plus haut que la voyelle correspondait à la fin d'une séquence et la consonne au début d'une séquence. La voyelle termine, la consonne initie;
La prononciation du "e". est au coeur de notre méthodologie et c'est l'allemand qui, ici, donne le "la" en raison de sa prononciation du "e" finale (ein/eine) alors que le français tend à traiter le "e" final comme un shewa, ce qui est une erreur à dénoncer Mais l'allemand est en faute quand il ne respecte pas la diphtongue du "ein".. En effet, le shewa favorise la sonorité consonantique alors que le "e" final allemand favorise la sonorité vocalique. On évitera donc de confondre les deux usages contraires de la même lettre "e". C'est ainsi que le e final de je pense (cogito) doit être rendu sur un mode vocalique, situé en finale et non sur un mode consonantique comme cela se pratique de nos jours! Il nous apparait que l'infinitif finir devrait comporter un "e" final pour justifier sa consonnantisation, ce qui l'oppose à l'infinitif "manger" qui est à traiter de façon vocalique , sauf dans le cas de la formation du futur. Je mangerai.(suffixe issu du verbe avoir. On a ici un shewa qui fiat la jonction entre le radical et le suffixe. Rappelons que l'accent renforce le champ vocalique et l'apostrophe le champ consonantique.
D'un point de vue anthropolinguistique, on dira qu'à l'oral du français, les consonnes initiales sont féminines et les voyelles terminales qui viennent donc dans un second temps, masculines, ces dernières ont le dernier mot, d'où leur présence forte en fin de séquence..Or, dans bien des cas, la didactique des langues présente le féminin comme un prolongement du masculin.
sur le web
" La formation du féminin en français repose souvent sur l’ajout d’un « e » à la forme masculine"
En réalité, l'ajout du e renforce la consonne et affaiblit la voyelle comme bon et bonne, le e fait ressortir le "n".
JHB 31 01 26
10 conseils pour adopter une communication non verbale positive
10 conseils pour adopter une communication non verbale positive
La communication non verbale désigne lors d’un échange entre deux personnes toute communication n’ayant pas recours à la parole. On parle également du langage du corps, qui peut concerner des éléments aussi divers que le ton, la posture ou encore la position des mains. Cette dimension de la communication non verbale est très importante et influe énormément sur la perception qu’auront vos interlocuteurs de votre personne en milieu professionnel. Découvrez dans cet article 10 conseils incontournables pour adopter une communication non verbale positive.
Communication non verbale : contrôler le langage de son corps
1. Éviter les signes de nervosité
Selon un article publié sur le site Forbes, un des premiers réflexes à avoir en termes de communication non verbale est de savoir s’examiner soi-même afin de comprendre comment nous nous exprimons par notre corps. En effet, certains gestes ou signaux inconscients peuvent être interprétés de manière négative par nos interlocuteurs – par exemple si nous nous exprimons les bras croisés en signe de défense, ou si nous avons des tics de langage lorsque nous sommes nerveux ou mal à l’aise. Il est donc important d’identifier ces signes de nervosité afin de les corriger.
2. Maîtriser sa posture
Portez également attention à votre posture et demandez-vous dans un premier temps quels sont vos objectifs vis-à-vis de votre interlocuteur. Souhaitez-vous être perçu comme :
décontracté ?
assuré ?
en position de force ?
rassurant ?
Le fait de déterminer clairement votre intention vous aidera à mieux adapter votre posture. Si vous voulez paraître assuré et sûr de vous par exemple, prenez garde à vous tenir droit, à occuper généreusement l’espace à votre disposition, et à privilégier des mouvements amples.
3. Moduler le ton de sa voix
Autre élément important en communication non verbale : la voix. Il est essentiel de savoir maîtriser sa voix, son débit et son ton. Travaillez dans un premier temps votre respiration – une bonne respiration se fait par le ventre – afin de stabiliser votre débit et entrainez-vous à bien articuler chaque mot. Un peu de lecture quotidienne à voix haute peut facilement vous aider à avoir un débit régulier et une voix posée.
Développer une communication non verbale positive
4. Adopter une gestuelle ouverte
Afin de développer une communication non verbale positive, n’hésitez pas à adopter une gestuelle ouverte, décontractée et qui peut se traduire par le fait de se positionner les bras ouverts avec les paumes tournées vers votre interlocuteur en signe de bienvenue et de sincérité. Il faut bien entendu éviter tout geste associé à l’enfermement tel que les bras croisés, la tête baissée ou les mains cachées derrière le dos.
5. Maintenir le contact visuel
Dans de très nombreuses cultures, le fait de ne pas regarder son interlocuteur dans les yeux peut être interprété comme une preuve de dissimulation voire de malhonnêteté – alors qu’il s’agit bien souvent de timidité ou d’un simple manque de confiance en soi. C’est pourquoi il est important de maintenir autant que possible un contact visuel avec son interlocuteur dans une dynamique de franchise et de transparence.
6. Adopter la bonne distance corporelle
Certaines personnalités sont plus tactiles que d’autres. Or le fait de ne pas bien identifier la tolérance de son interlocuteur aux contacts physiques peut mener à des situations embarrassantes. Il faut prêter une attention toute particulière à cette dimension afin de ne pas mettre son interlocuteur mal à l’aise, soit en ne respectant pas la distance physique qu’il souhaite maintenir soit en réagissant mal à ses accolades ou poignées de main.
7. Sourire
Il s’agit peut-être du conseil le plus important lorsque l’on souhaite adopter une communication non verbale positive : sourire est une véritable priorité. Il paraîtrait même qu’il serait beaucoup plus fréquent de mieux se souvenir des personnes souriantes et des messages qu’elles souhaitaient nous transmettre. Le sourire est donc sans doute votre meilleur allié en communication non verbale.
Il serait beaucoup plus fréquent de mieux se souvenir des personnes souriantes et des messages qu’elles souhaitaient nous transmettre
La communication non verbale à travers les cultures
8. Éviter les impairs culturels
Bien évidemment, les codes de la communication non verbale changent en fonction des cultures et des pays. C’est pourquoi il est important d’éviter les impairs culturels lorsque l’on se trouve en présence de collaborateurs étrangers. À titre d’exemple, il faudra veiller à ne pas diriger – en position assise – la semelle de ses chaussures vis-à-vis de son interlocuteur au Moyen-Orient ou dans certains pays d’Asie, tout comme il est fortement recommandé de ne pas manger de la main gauche dans les pays en majorité musulmans.
Il est important d’éviter les impairs culturels lorsque l’on se trouve en présence de collaborateurs étrangers
9. Adapter sa communication non verbale à ses interlocuteurs étrangers
Il est ainsi recommandé d’adapter sa communication non verbale en fonction de ses interlocuteurs et de moduler à la fois :
sa gestuelle
sa posture
le ton de sa voix
son attitude générale en fonction des cultures en présence
10. Apprendre la communication non verbale à travers les cultures
Il n’est pas rare cependant d’ignorer tout simplement les différents codes de communication non verbale à adopter au sein d’une autre culture. C’est pourquoi il peut être bénéfique dans ce cas-là de suivre une formation interculturelle afin de bien saisir comment sera perçue votre manière d’être par vos collaborateurs étrangers et ce que vous devez corriger pour pouvoir construire une relation de qualité avec eux.
vendredi 30 janvier 2026
jacques halbronn Epistémologie. Linguistique. Bible. Astrologie. Les dialectiques à prendre en compte au regard de notre approche "réformatrice" Description du français
jacques halbronn Epistémologie. Linguistique. Bible. Astrologie. Les dialectiques à prendre en compte au regard de notre approche "réformatrice" Description du français
Nous proposerons ici de déterminer un point de départ et un point d'arrivée au prisme de la dialectique matière /forme, primitif/moderne. au sens du reformatage d'un premier stade. On abordera constamment le rapport de l'avant et de l'après en privilégiant de façon systématique ce qui est "post" et non "proto". C'est dans le champ linguistique que nous nous centrerons. C'est ainsi que nous considérerons l'écrit comme un stade antérieur à l'oral qui en est le dépassement, l'écrit se transmettant sur la longue durée alors que l'oral est sa manifestation ultérieure, "moderne".
La langue française nous servira de référence. Pour nous, le français est un état de transmutation sur un corpus bien antérieur qu'il eut à transformer selon un certain modéle dialectique (dessein intelligent) qui lui est propre, articulé autour de l'opposition entre consonnes et voyelles, entre préfixes et suffixes. Nos travaux sur le corpus Nostradamus ont mis en évidence le passage de la prose aux vers, des almanachs annuels aux "centuries de quatrains", qui est emblématique d'un reformatage. Or, ce qui est resté à la postérité, ce sont les quatrains qui ont été abusivement attribués à l'auteur des almanachs. Nous poursuivons ici une entreprise datant d'il y a une quarantaine d'années ( Essai de description critique du système du français à la lumière des relations interlinguistiques »1989). où nous n'avions pas mis en évidence la dialectique de l'écrit et de l'oral car c'est sous cet angle phonologique- là que la recherche prend tout son sens, à savoir la façon dont l'écrit, en français, est traité en vue de son oralité. En d'autres termes, tout ce qui est écrit n'a pas à être "prononcé", cela vaut notamment pour les consonnes finales qui sont largement évacuées alors que les consonnes prédominent, à l'oral, en début de mot. D'où l'importance de l'apostrophe et de l'accent qui permettent d'aligner l'écrit sur l'oral. Cette distinction entre le début et la fin d'un monéme s'avère comporter une importante dimension heuristique. Le français dispose de préfixes qui se prétent à une telle mesure, du fait de l'usage du "Shewa", du "e muet" alors que les autres langues dites latines n'en bénéficient pas, comme dans le cas de la première personne du singulier en "o", comme dans le cas de la négation, également en "o" alors que le français dispose du "je" et du "ne" lesquels peuvent aisément s'effacer pour ne plus être que des consonnes : j, n. Cela vaut également pour l'accusatif "le" et le possessif "me"/ Pour la fin des mots, le français dispose d'autres outils lui permettant, cette fois, d'évacuer, à l'oral, les consonnes , comme la diphtongue qui masque le "n" et la forme en "ble", en "tre", avec cette fois un " e" qui doit s'entendre et qui n'est plus assimilable à un "shewa" comme c'était le cas en position "initiale". D'où la polyvalence du "e" écrit, tantôt muet, tantôt jouant pleinement le rôle d'une voyelle, comme c'est le cas en allemande où le e final de eine est marqué. L'anglais en revanche, rend centre par center, introduisant àinsi à l'oral un son consonantique en fin de mot comme pour possible rendu à l'oral "possibel". De même, l'anglais rendra -t-il le participe français initialement en "ed"(ensuite devenu é), en prononçant le d final au lieu de respecter le régle du son vocalique terminal.
Un autre cas intéressant concerne la formation du passé et du futur, autre dialectique marquante. Selon notre modéle, le passé implique une préfixation et le futur une suffixation, ce qui est assez logique. Or, en anglais comme en allemand, le futur est marqué par préfixation (shall, wird).et ne se plie pas au modéle français qui utilise le verbe avoir en tant que préfixe pour marquer le passé: "j'ai mangé" et le même verbe avoir en tant que suffixe : je mangerai. Dans ce cas, le "e" est un shewa, qui connecte le radical et le suffixe. Dans les autres langues latines, c'est un e voyelle, prononcé "é". pour la formation du mode futur. Les langues latines n'ont pas intégré la double fonction du "e".(cf supra)
Abordons à présent un aspect plus sociologique, celui du colonisateur et du colonisé. Le français est manifestement la langue par excellence de la colonisation, d'où la notion de reformatage . Mais le colonisé peut être attiré par un retour régressif vers la langue d'origine (maternelle) On trouve un écho de cette problématique dans le livre de Jérémie, ch. XXI. opposant Ancienne et Nouvelle Alliance, cette dernière formule ayant été adoptée par le Christianisme, d'où le " Nouveau Testament" par opposition à l'Ancien Testament. De même,le chapitre I du Livre de la Génése met en scéne un monde passant des ténébres à la Lumière ( Fiat Lux)/ En Astrologie septénale, l'on oppose la phase Din à la phase "Hessed", la phase Din imposant un ordre face au tohu bohu de la phase Hessed.
Il ne faudrait pas non plus ignorer la dualité des hommes et des femmes, dont nous avons largement traité (psychosociologie, anthropolinguistique) autour de ce que nous avons appelé, les "topiques sensorielles". Selon nous, toute société a à gérer une telle dualité en son sein, ce qui implique une certaine alternance des priorités et des valeurs. La phase Hessed serait plutôt féminine et la phase Din plutôt masculine.
JHB 30 01 26
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