vendredi 10 avril 2026

jacques halbronn Linguistique Emprunts au français et solutions de remplacement. dans les langues latines et germaniques

jacques halbronn Linguistique Emprunts au français et solutions de remplacement. dans les langues latines et germaniques Selon nous, l’emprunt linguistique détermine une stratégie d’adaptation et d’intégration, tant à l’écrit qu’à l’oral en raison de la spécificité de la langue dont il est fait usage. Or, le français offre certaines difficultés à l’oral qui vont être contournées au moyen d’expédients. C’est ainsi que la diphtongaison récurrente en français sera généralement ignorée par les langues qui lui empruntent, traitant la lettre « n » comme une consonne quand elle sert à amplifier la tonalité « voyelle »(vocalique). Le n ici a un statu diacritique. La liste des mots français comportant une diphtongue est très longue en français et couvre les formes écrites en an, on, in, un, ain, ein. Dans bien des cas, la langue emprunteuse a conservé l’écrit du français, ce qui démontre la préexistence de l’emprunt; On dénote de rares cas de respect de la diphtongue en anglais avec la phrase négative: I don’t, I can’t/ un cas intéressant est le possessifs : le « mon » français est remplacé par « my » En ce qui concerne l’emprunt de l’allemand au français, l’écrit conserve certes la diphtongue mais ne la rend pas à l’oral: nein, mein, dein, sein; kein etc Dans le cas des langues latines, la conjugaison ne respecte plus le modéle français: la finale en « os » de l’espagnol, à la première personne du pluriel, devait initialement comporter à l’écrit le tildé marquant la diphtongaison Vamos et Allons. Quant à l’italien, il n’aura gardé que la forme « mo » (Andiamo) L’anglais remplace parfois la finale « ment » par un « ly » (correctement, correctly) et parfois il prononce le « n » comme une consonne à part entière alors qu’il a une valeur diacritique pour signaler la disphtongue (parliament, governement) L’autre cas de figure est l’emprunt du e français qui est généralement mal rendu par l’emprunteur. Le o remplacera souvent le e comme dans l’exemple donné plus haut où « not » se substitue au « ne » français.. I do not, I cannot. on retrouve ce remplacement du e par le o dans les langues latine : Yo à la place de je; no à la place du ne, lo à la place de le etc sans parler à l’oral de la prononciation « é » pour le : exemple que s’écrit comme en français mais ne se prononce pas pareillement L’anglais ne parvient pas à prononcer correctement noble, possible, centre qu’il rend à l’oral nobel; possibel; center et dans ce dernier cas, l’écrit s’aligne sur l’oral. Or, le e français comme le n français ont valeur de voyelle; d’où leur rôle en fin de mot, selon la régle que nous avons posée dans de précédents textes. Inversement, le français équivaut à un shewa permettant de joindre les consonnes entre elles/ Or; en remplaçant le e par le o ( ex: no, lo, yo etc) les autres langues latines ne sont plus en mesure de conjoindre les consonnes initiales pour faire pendant aux voyelles finales, au sens où nous l’avons précisé, le o ou le a ne pouvant jouer le rôle du shewa (e muet) Quant à l’allemand, il rend le e final du français d’une façon impropre: ce qui pose le probléme de la prononciation française de la diphtongue et du « e » qui exige une gymnastique particulière de la part de l’étranger. L’article défini en anglais « the »est calqué sur le « le » français mais n’en a pas les vertus, tout comme la première personne du singulier, I est dérivé du Je français. C’est ainsi que dans bien des cas, le féminin français marqué par le « e » sera perçu comme se terminant par un son consonantique, vu que le e français a une réalisation qui n’est pas perçue à l’oral bien que figurant à l’écrit, ce qui conduit les langues latines à recourir aux voyelles « o » et « a » ou au « é »; à l’écrit ou à l’oral. On est dès lors en droit de se demander si ce qu’on appelle voyelles ne serait pas le résultat d’une substitution a « e » à la française, cette langue étant, selon nous;, matricielle/ On aura compris que nous préférons de loin parler de dérivation et de substitution par rapport au français que d’idiosyncrasie propre à chaque langue, donc nous optons pour la verticalité et non pour l’horizontalité, selon notre épistémologie mettant en évidence une centralité structurelle;/ JHB 10 04 26

jeudi 9 avril 2026

jacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne à l'oral.

jacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne à l'oral. Nous avons souligné, dans de précédents textes à quel point la position d'une lettre était déterminante quant à sa fonction orale. Mais ce qui vient compliquer l'approche tient au fait que parfois l'écrit s'aligne sur l'oral. La régle générale que nous posons reste la suivante. En début de mot, le e doit rester silencieux quand bien même serait il présent et en fin de mot, il doit se faire entendre très légèrement (ex: j'parle) même en son absence,cela fournit un certain volant au locuteur pour rester dans les clous. Autrement dit, le locuteur doit ajouter le son "e" pour éviter une finale consonne. C'est ainsi que port en position finale devra ajouter un "e", ce qui donnera "porte" mais cela vaut pour l'oral et non pour l'écrit. Cela pose la question des marqueurs de genre, selon que l'on s'inscrit dans le registre de l'écrit ou de l'oral. Faut-il vraiment se servir du "e" pour marquer le féminin? Inversement, le locuteur devra évacuer le "e" pour connecter deux consonnes entre elles en position initiale. Il convient donc de ne pas se fier automatiquement à l'écrit et on devra juger, apprécier sur pièces, au cas par cas, l'important étant le résultat final lequel doit se conformer à la régle posée de l'alternance entre sonorités vocaliques et consonantiques. Le cas des adverbes retient notre attention. On a vu, lors de précédentes études, que les adverbes se formaient à partir de la forme "féminine" de l'adjectif : vivement, grandement etc Mais s'agit il vraiment du féminin? Peut être, comme en anglais, l'adjectif français est il au départ neutre? Ce double usage du "e" nous interpelle car cela renvoie à la représentation duelle de Dieu et d'Adam telle qu'elle figure dans Genése I et V. Tantôt le personnage adamique sera passif (en phase Din, en astrologie septénale., et tantôt il sera actif (phase Hessed en astrologie septénale) Or, pour nous il importe de relier anthropologie et phonologie. Le français dispose de deux solutions pour respecter la vocalisation finale: soit par le biais de la diphtongaison avec usage d'un n final, rarement respectée en anglais, soit par l'adjonction à l'oral d'un e après la consonne finale. (ou d'une voyelle dans les autres langues latines) Autrement dit, le statut du shewa est double, ce qui n"avait pas été dit: le e fait disparaitre le son vocalique en début de mot alors qu'il en garantit la réalisation en fin de mot. La dualité, l'ambivalence apparait comme un principe général de structuration à tous les niveaux. Mais l'on ne saurait assez signaler que l'écrit n'a pas à s'aligner sur l'oral.Cela renvoie dans le judaisme à la distinction entre l'écrit et l'oral (la "bouche" al Pé) sur le web " Le Talmud. Le second ensemble des écrits sacrés du judaïsme est constitué par la « Loi orale » que les rabbins avaient interdit de coucher par écrit ; son corpus est composé du Talmud, du Midrach et de la halakhah, regroupant récits et ensemble des lois qui régissent la vie juive." La question qui se pose est la production de certaines sonorités en français, ce qui apparait lorsque l'on aborde la réception du français dans les langues germaniques. L'anglais a renoncé à rendre à l'oral la diphtongue pourtant signalée à l'écrit et l'allemand a adopté une prononciation lourde du e final français. Prenons le cas du français "une" qui devient en allemand "eine". Or; le e final de une n'est pas respecté proprement dans le eine alllemand; On s'aperçoit, phonologiquement, que l'oral ne saurait se réduire à une conception figée de l'écrit car l'écrit ne nous donne pas la clef de l'oral si bien que des écrits identique ne correspondent pas à un seul et même oral. Le e final de une n'est pas le e final de eine. Le même alphabet ne garantit nullement une prononciation unique que ce soit pour les consonnes ou pour les voyelles. plaquer la réalisation d'un certain alphabet appliqué dans une langue sur une autre, est donc inacceptable; Selon nous, le e à l'allemande est calqué sur le e final à la française et ne l'entend pas correctement. La subtilité de l'oralité du e final français lui aura échappé tout comme la diphttongue à la française est rendue à la première personne du pluriel par un "mos" au lieu d'un "mons en ne respectant pas le tildé sur le o. Nous mangeons, comemos; C'est dire que l'apprentissahe du française ne se réduit pas à l'acquisition d'un lexique mais passe également par celui de sonorités particulières nouvelles pour l'oreille de l'éleve. JHB 09 04 26

mardi 7 avril 2026

jacques halbronn Linguistique matricielle et musique. La dialectique préfixes/suffixes et aigus/graves.

jacques halbronn Linguistique matricielle et musique. La dialectique préfixes/suffixes et aigus/graves. Le français dispose d'un arsenal d'affixes lui permettant de mettre en place des marqueurs initiaux et d'autres terminaux. Selon notre linguistique matricielle (prenant la suite de la linguistique générative de Noam Chomsaky), le lexique est sous tendu par une matrice de sorte qu'une même matrice peut impacter des langues en apparence fort diverses. Le français dispose ainsi de toute une série de prépositions recourant au shewa permettant une tonalité consonne (consonantique) et de toute une série de suffixes, permettant de terminer par une tonalité voyelle (vocalique) Les affixes sont nécessaires à la mise en place de la dialectique consonnes initiales et voyelles terminales. Sans un tel appareillage, la matrice ne peut s'appliquer. LE français dispose de prépositions permettant le recours au shewa: avec que, ce, le, de, ne notamment, le shewa permettant de coller deux consonnes entre elles à l'oral. Par ailleurs, le français peut également assurer la mise en oeuvre de l'autre pôle "vocalique" en recourant à la diphtongaison qui renforce à l'oral le dit pole, celle- ci s'imposant dans les suffixes en "ment", en "ant". L'anglais quand il emprunte du lexique français ne respecte quasiment jamais cette procédure. Une seule exception avec les formes négatives dotée de 'apostrophes, I don't, I can't, I didn't, I couldn't, le o de note étant assimilé au e du shewa. Le "I don't" est même diphtongué tout comme le I can't. Au niveau musical, étant nous même compositeur sur piano, l'on observe cette dualité entre graves (main Gauche) et aigus ( main droite) Il nous apparait que pour les auitres langues latines, le e final du français et de l'allemand ait été remplacé par le o; je pense, penso. En allemand, d'ailleurs, le son "e" est rendu par un O umlaut. ö tout comme le é par un A umlaut ä. (tréma). De même, le "faire" français correspond au "fare" italien, dont le e final se prononce é. On proposera quelques exemples de phtases française à apprendre à prononcer correctement en réalisant une combinatoire consonantique qui fait défaut à la plupart des langues: je ne le sais pas, je ne peux pas le dire, qu'est ce que tu ne peux pas me dire, je ne vois pas de quoi tu ma parles etc. En 1973, lors d'un séminaire à La Bourghiba School de Tunis, nous avions suivi une formation en arabe dialectaL. Or, ce "dialecte" use énormément du son "e" qui sert en fait à connecter des consonnes entre elles. Tu veux manger → enti t7eb takel Th'b On a parfois tendance à présenter cette façon d'avaler des voyelles comme une corruption de la langue alors qu'il s'agit tout au contraire de l'esprit, du génie matriciel qui est préservé. En ce sens, l'arabe tunisien nous est apparu comme proche du français parlé non dans son lexique mais dans sa musicalité. "Qu'est c' qu'tu m' veux?" search Arabe tunisien de poche - Guide de conversation-ASSIMIL Arabe tunisien de poche - Guide de conversation-ASSIMIL En route à la tunisie ? Ce guide est votre compagnon indispensable pour vous initier à la langue et à la culture tunisienne : Un lexique de plus de 2 000 mots ,un vocabulaire et des phrases utilisés dans les conversations de tous les jours,des renseignements culturels qui vous seront certainement utiles pour mieux comprendre la tunisie et les tunisiers JHB 07 04 26

lundi 30 mars 2026

jacques halbronn Psychosociologie. L'apprentissage des solutions par le biais du jeu d'échecs dans psychopathologie

jacques halbronn Psychosociologie. L'apprentissage des solutions par le biais du jeu d'échecs dans psychopathologie Le jeu d’échecs est un outil pédagogique puissant qui, malgré sa réputation de complexité et d’élitisme, est accessible à tous, même aux jeunes enfants ou aux élèves en difficulté. Il favorise la concentration, la réflexion stratégique, la patience, l’entraide, et développe des compétences essentielles telles que la gestion des émotions, la communication constructive et la prise de décision responsable. » Je retiendrai avant tout l’aptitude à trouver des solutions en envisageant systématiquement tous les cas de figure possibles. Face à une situation menaçante, l’enfant devra trouver une parade appropriée. Or, c’est précisément, cette aptitude qui me semble être un atout dont je dispose assez efficacement en finissant par trouver la bonne riposte. En ce sens les jeu d’échecs est un art martial au meme titre que l’escrime.. Cela développe une certaine confiance en soi, la conviction que l’on trouvera toujours un moyen de s’en sortir même si l’on peut êyte surpris au départ. Sur le web Ismail Abbas l Albert Einstein jouait régulièrement aux échecs pour entraîner sa mémoire et les « muscles » de son esprit. Il a dit un jour que la complexité des problèmes des échecs a vaincu l’intelligence humaine. Les meilleurs amis d’Einstein étaient les géants des champions d’échecs au début des années 90, en particulier Emanuel Lasker (mathématicien), la légende des échecs et champion du monde à l’époque. Einstein aimait beaucoup les discussions avec les champions d’échecs sur la philosophie de la nature et de la vie quotidienne où chacun apprenait les uns des autres. dans psychopathologie La photo montre les pionniers de la physique moderne et des échecs modernes se réunissant. .. Robert Oppenheimer, connu comme le père de la bombe nucléaire et chef du projet réussi de Manhattan 1938-1945 produisant les premières bombes nucléaires mettant fin à la guerre par la démolition d’Hiroshima et de Nagasaki, a partagé avec Einstein le même sport mental et le même amour, jouer échecs. En ce qui concerne l’histoire de ce jeu, j’ai signalé, en son temps, que la tour était liée à l’éléphant, « fil » en hébreu, à rapprocher de « fol », le fou. En effet,les éléphants étaient doités de tours. Sur le web Copyright Europe-Echecs Une représentation typique du mythique Eléphant de guerre (« ashwa », le Fou actuel), utilisé par le roi Porus contre Alexandre le Grand, lors de la bataille d’Hydapses. En Russie, cette pièce a conservé son nom primitif, puisque le Fou y est appelé « Slon » (éléphant). JHB 30 03 26

jacques halbronn Linguistique. Place centrale du français. La dialectique de l'écrit et de l'oral. Francocentrisme. et révolution copernicienne.

jacques halbronn Linguistique. Place centrale du français. La dialectique de l'écrit et de l'oral. Francocentrisme. et révolution copernicienne. Nous pensons que la notion de centralité est au coeur de notre théologie de l'Election (passage de l'article défini à l'article indéfini, du Les au Un), ce qui englobe le saturnocentrisme, le judéocentrisme et le francocentrisme, ces trois instances faisant l'objet de déni et de substitution. Il ne s'agit pas pour nous de disserter sur l'origine d'un tel "plan" mais d'en observer structurellement les manifestations et les traces, Nous avons déjà dans de précédents essais, exposé le dossier du saturnocentrisme et du judéocentrisme, il nous reste donc à traiter ici du francocentrisme, prolongeant divers exposés sous tendant un tel constat. Le cas du rapport de l'anglais au français est emblématique d'une certaine fascination exercée par le français. Mais en quoi tient-elle? Il importe, selon nous, de se situer au niveau de son oralité, qui est sa manifestation la plus immédiatement accessible au profane, à l'étranger. Il ne s'agit pas ici de débattre de l'origine de la langue française -sous quelque nom qu'elle ait pu se présenter au cours des âges - tout comme la Société Linguistique de Paris avait renoncé sagement aux discours sur l'origine du langage Sur le web "Elle avait une règle intérieure qui excluait toute communication sur l’origine du langage. Voici l’article 2 des statuts de cette Société à partir de 1866 et révisés en 1876 : « La société n’admet aucune communication concernant, soit l’origine du langage, soit la création d’une langue universelle " Selon nous, le français est l'héritier d'une langue adamique. On peut penser que le Livre de l'Exode relate une telle révélation sur le Mont Sinaï. Sur le web " Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles YHWH a gravé le Décalogue remis à Moïse. Leur figuration traditionnelle est devenue un des symboles du judaïsme, utilisé en particulier au fronton des synagogues." Selon nous, le véritable contenu concerne la langue, l'alphabet, comme le signale dans la Kabbale le Sefer Yetsira, qui est un commentaire des Lettres; sur le web " Le Sefer Yetsirah (hébreu : ספר יצירה « Livre de la Création » ou « de la Formation » ou « de l’Émanation ») , est le plus important des écrits anonymes de la Kabbale. Pour cette raison, les kabbalistes, les alchimistes et les érudits de toutes les générations ont cherché à en percer le mystère. Car cet exposé de cosmogonie hébraïque ancienne a fasciné par sa concision et sa brièveté. Le livre hébreu de la Formation décrit le processus de la Création du monde. Pour cela, il part de l’émanation des dix lumières divines (Séfiroth) et des vingt-deux lettres hébraïques. Cet ensemble constituant les trente-deux sentiers mystiques de la Sagesse. C’est un des textes les plus énigmatiques de la littérature hébraïque. En effet, on en recense plus d’une centaine de commentaires. Car la lecture du Sefer Yetsirah se déroule à plusieurs niveaux. Certains y découvrent les clés de la Création, d’autres une méthode de méditation sur les lettres hébraïques. Dans tous les cas, on le conçoit comme un système favorisant une réédification spirituelle." Il nous apparait, en tout état de cause, que la Révélation du Sinai ne saurait se réduire aux 'Tables de la Loi" et que le medium importe ici plus que le message en tant que clef du processus biblique de la Création (Genése I); on sait par ailleurs que le tétragramme pose le probléme de sa prononciation, donc du passage de l'écrit à l'oral. sur le web TETRAGRAMME JHWH"Ces 4 lettres, YHWH, ne sont pas assorties de voyelles et sont donc imprononçables. Ainsi, le Nom garde-t-il le secret de sa signification, son mystère." C'est précisément le cas du français dont le mode de prononciation, son mode d'emploi, reléve d'une sorte de secret, d'ésotérisme, de Sod. Seuls ceux qui auront connu le français, comme première langue, dans leur plus tendre enfance, par le truchement de leur nourrice, en seraient les dépositaires authentiques. Ce sont ces élus qui en composent la vraie musique dont nous avons déjà exposé les régles, à savoir une dialectique entre les consonnes initiales et les voyelles terminales ou mieux entre le consonantique et le vocalique qui vient le parachever. Nous avons eu la chance de cette double initiation du français et de l'hébreu, encore que l'hébreu moderne soit corrompu et ait perdu sa vraie dimension orale à la différence du français. Certaines descriptions du français se sont d'ailleurs approchées de cette clef structurelle en notant qu'en français on ne prononce pas les consonnes finales.* Office québécois de la langue française: Généralités sur les consonnes finales muettes "Quatorze consonnes peuvent être muettes lorsqu’elles sont à la finale du mot; les plus courantes sont d, r, s, t et x, alors que les consonnes b, c, f, g, h, l, p, w et z sont plus rares dans cette position. Les consonnes finales muettes permettent de distinguer des homophones et servent de marques grammaticales." L'hébreu comporte le "Shewa" "signe diacritique de l'alphabet hébraïque. Il sert à noter : soit une voyelle très brève [ə], analogue à un e « muet » en français " Le français, use largement du shewa, souvent marqué par l'apostrophe qui permet de connecter les consonnes entre elles en évacuant à l'oral les voyelles initiales ce qui fait pendant aux "consonnes finales muettes "(cf supra). La vocalisation des finales fait souvent appel à l'accent, qui est le pendant de l'apostrophe, tout comme le tildé. "Signe placé au-dessus d'une voyelle pour indiquer une prononciation nasale. Nous écrivons une voyelle nasalée par la lettre de la voyelle orale correspondante, surmontée d'un signe spécial appelé tilde qui indique l'abaissement du voile du palais " Image de tilde — Wiktionnaire, le dictionnaire libre Image de Faire le tilde (~) sur clavier AZERTY ou QWERTY: Astuces ... Image de What is a Tilde | Cedilla Studio Le tildé e est un signe diacritique des alphabets latin et cyrillique en forme de « S » inversé et couché utilisé dans de nombreuses langues. Il sert aussi, quand il possède une police, de signe de ponctuation permettant de séparer des éléments en opposition." Source : Wikipédia Ainsi, l'écrit ne serait décryptable, gérable, qu'à condition que l'on en connaisse le bon mode d'emploi.On peut donc parler d'une tradition de l'oralité linguistique. Prétendre accéder au français par la seule voie de l'écrit est un leurre dont l'anglais aura été la victime la plus flagrante au vu de sa pratique orale si ce n'est que cette erreur aura été contagieuse en raison de son rayonnement mondiale tant et si bien que l'anglais se sera substitué au français, en mettant en question sa centralité tant diachronique que synchronique On peut parler ici de révolution copernicienne car ce n'est pas la grammaire qui suit le lexique mais le lexique qui se conforme à la grammaire. Entendons par là que le lexique deveint un facteur subsidiaire. En ce sens, il ne s'agit pas de parler d'une langue française en rapport avec un certain lexique mais d'une langue française en rapport avec une certaine matrice capable de reformater tout lexique. En ce sens, la langue française véhicule une matrice, laquelle peut êttre apprégedée su prisme d'un certain lexique comme nous l'avons fait à partir de la dialectique écrit/oral. Autrement dit, il importe de relativiser la question des lexiques qui ne sont que des avatars d'une matrice sous-jacente. Dès lors, la descriptioon d'une langue implique la mise en évidence de la matrice qui a été à l'oeuvre. (cf Décrire une langue, Objectifs et méthodes Collection: Encounters, n° 670 Series: Linguistics, n° 5). Il ne s'agit donc plus comme dans le scolaire de passer de l'oral à l'écrit (exercice de la dictée) mais de l'écrit à l'oral, ce qui est le véritable enjeu de l'apprentissage de la lecture, ce qui ne saurait se réduire à l'alignement sur la prononciation automatique des lettres de l'alphabet. JHB 30 03 26

dimanche 29 mars 2026

jacques halbronn La fabrication de faux, obstacle majeur pour la recherche historique

jacques halbronn La fabrication de faux, obstacle majeur pour la recherche historique Tout travail académique (thèse) devrait, selon nous, faire la preuve de l'existence de faux, de "forgeries".; qu'il s'agisse d'ajouts, d'interpolations, de calques, d'emprunts ou au contraire de suppressions, de censures. Or, il ne semble pas que la formation de chercheurs soit toujours à la hauteur de tels enjeux et défis. Si l'on nous avait accordé une chaire 'Courants Esotériques, comme cela aurait dû être le cas en 2002, à la Ve section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, ayant obtenu en 1999 une thèse d'Etat, "Le texte prophétique en France", Université Paris X) nous aurions certainement pu orienter des étudiants sur un tel terrain miné, en leur faisant profiter de notre expérience. (cf notre diptyque Prophética Judaica , aleph et Beth, paru justement en 2002 ed Ramkat et Papes et prophéties, Ed Axiome, 2005) et notre post doctorat en 2007 (EPHE) en Histoire du Catholicisme consacré à la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle.. Il est vrai qu'il y a 20 ans, nous n'avions pas encore balisé le domaine biblique comme cela aura été le cas depuis, bien que nous ayons soutenu une thèse en Etudes Orientales, en 1979 et notre édition des traités astrologiques d'Abraham Ibn Ezra.(1977, préface de Georges Vajda. Nos travaux en linguistique (Lille III, Paris V, Paris VII et VIII) consacrés aux emprunts nous fournissaient des outils méthodologiques appropriés en matière de mimétisme et de calques. Un cas remarquable concerne certainement la fabrication des Protocoles des Sages de Sion,à la toute fin du XIXe siècle, à partir des pamphlets d'un Maurice Joly (cf notre édition 2002), sous le Second Empire. Arrêtons- nous sur le travail remarquable de Chantal Liaroutzos "Les prophéties de Nostradamus : suivez la guide Réforme, Humanisme, Renaissance 1986) qui montre que plusieurs quatrains centuriques ont été des versifications en quatrains d'un guide touristique de Charles Estienne à l'usage des pélerins. Ce passage la prose aux vers nous aura conduit vingt ans plus tard, à étudier les rapports entre les textes en prose de Nostradamus et sa "poésie", ce qui nous permettra de conclure que tel texte en prose, servant d'introduction à une édition centurique avait disparu au vu de certains quatrains qui en dérivaient(cf notre étude sur l'epitre de Nostradamus à Pie IV). Il est, selon nous, peu probable, que Michel de Nostredame ait jamais été poéte (cf Anna Carlstedt, La poésie oraculaire de Nostradamus. Langue, style et genre des. Centuries. Cahiers de la recherche 28). Les quatrains de ses almanachs sont repris de ses prédictions annuelles en prose et sont probablement l'oeuvre de quelque versificateur stipendié, comme d'ailleurs les "faussaires "des Prophéties, antidatées (cf .jacques halbronn Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres). Dans bien des cas, on aura attribué à Nostradamus ce qui n'était pas de son cru (cf Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017) et l'on aura occulté ses visées prophétiques liées à l'année 1567 et à l'Antéchrist, remplacées par une fausse Epitre à Henri II en tête du second volet des Centuries. Notre travail aura notamment consisté à préférer aller voir en aval plutôt qu'en amont les "sources" des éditions centuriques, à la différence d'un Pierre Brind'amour qui explora ce que Nostradamus avait repris de la littérature passée. C'est ainsi que nous fimes scandale en 1997 à la Sorbonne. ( Les prophéties et la Ligue », Colloque Prophètes et prophéties au XVIe siècle, Cahiers V. L. Saulnier, 15) en montrant que tel quatrain de la prétendue édition Macé Bonhomme 1555, était lié aux circonstances politiques datant de 30 ans plus tard. D'aucuns objecteront qu'en matière de prophétisme, on peut toujours supposer une certaine appréhension du futur, un tel argument aura hypothéqué toute approche critique du corpus!. Dans son ouvrage, Paul Bertrand ( Forger le faux. Les usages de l'écrit au Moyen Age Ed Seuil 2025) montre que la fabrication de faux aura été une constante, montrant que "la papauté s'attaque aux faussaires dès le XIIe siècle (tournant" avec notamment Innocent III, pape entre 1198 et 1216).. Dans le cas des Centuries, il aura fallu constituer des bibliothèques dans lesquelles les faussaires auront eu tout loisir de puiser, quitte à se faire piéger par des faux antérieurs, allant jusqu'à récupérer des imitateurs de Nostradamus des années qui suivirent son décés en 1566. D'aucuns ont du mal à accepter que l'on ait ainsi pu imiter la production de certains libraires du temps de Nostradamus, voyant même dans ces similitudes des preuves mêmes d'authenticité. Nous nous sommes notamment intéressés aux recueils de pièces dont on nous affirme l'unité, alors que des interpolations ou des ajouts sont manifestes. Le début du Livre de l'Exode fait cohabiter le cas des Hébreux dont Moîse est issu et celui des Madianites vers lesquels il est missionné. Certains éxégétes et apologétes s'évertueront à affirmer que tout est cohérent. RAS. On peut ausi produite un faux en proposant une fausse interprétation d'un texte, comme dans le cas de la formule de Jésus quant aux "brebis perdues de la maison d'Israel", une lecture antisémite comprenant que ce sont les Juifs qui sont "perdus" alors que ce sont les Schismatiques du Royaume d'Israel, à la mort de Salomon, qui espèrent encore du temps de Jésus à se faire pardonner. La notion d'erreur nous semble ici importante dans le cas des faux, au sens de ce qui a été approprié et imité, repris. En effet, toute imitation est vouée à l'erreur, à la déformation, à une mauvaise transmission (cf notre mémoire (LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE 1987) .Il faut alors montrer que les différences entre l'original et sa copie ne sont pas dues à quelque idiosyncrasie mais bien à une méconnaissance du systéme que l'on aura tenté de reproduire. C'est ainsi que l'emprunteur anglophone n'aura pas compris la dialectique écrit/oral du français et dans la plupart des cas, il s'en sera tenu qu'au niveau de l'écrit sans noter l'usage des diphtongues et la non prononciation des consonnes finales, d'où un déficit récurrent du pôle "vocalique".(ex prononciation de l'emprunt "president" Prononciation de PRESIDENT. Comment dire PRESIDENT en anglais, grâce aux prononciations audio - Cambridge University Press. Prononciation en anglais britannique Ressemble à preh·zuh·dnt Par ailleurs, l'anglais ne respecte pas la conjugaison française des verbes, dans ses emprunts au français, il utilise indifféremment la même forme à toutes les personnes du singulier comme du pluriel; I sing, we sing etc. Il se sert donc du lexique français mais il le traite de façon impropre. JHB 29 03 26

samedi 28 mars 2026

jacques halbronn Linguistique. comparée. Principes de consonantisation et de vocalisation.

jacques halbronn Linguistique. comparée. Principes de consonantisation et de vocalisation. En ce qui concerne la première conjugaison, on sait qu'il ne faut pas prononcer le "r" final : manger, parler à moins qu'il ne précéde une voyelle ou qu'il serve à former un futur. Mais qu'en est -il des finales en "ir", en "oir" comme dans finir, pouvoir? Qu'en est-il de " bonjour", "bonsoir"? Selon nous, le r à l'écrit ne saurait subsister à l'oral ou en tout cas doit être estompé , ce qui est d'ailleurs le cas en anglais pour power, flower, tower etc emprunts au français. D'ailleurs, le participe passé du français ne comprend même pas le "r" comme pour pu, su, vu, avec des finales vocaliques, comme il se doit. En ce qui concerne les finales en "ble",en "tre", l'anglais permute et prononce bel, ter (et parfois aligne l'écrit sur l'oral comme pour center). alors que le française réussit à vocaliser les finales de possible, noble, centre etc, ce qui s"ajoute à la matitrise de la diphtongue nasale, (ant, ment) assez peu respectée dans d'autres langues malgré le I don't, I can't qui font exception en anglais. Ajoutons que les liaisons compliquent encore plus l'identification et la séparation des mots à l'oral.Manger a son r final qui se prononce quand il y a un accusatif (objet) qui suit. La liaison est aussi une spécialité du français. Si l'on compare l'anglais et l'allemand, on note que l'allemand termine ses verbes par un "e" alors que l'anglais, à partir des mêmes racines est voué aux consonnes: think et denke, thank et danke, make et mache etc. Si le français a su gérer les connexions entre consonnes en début de proposition, ce dont témoigne à l'écrit l'usage des apostrophes et du shewa, il doit prendre exemple sur l'allemand du fait de sa réalisation défectueuse du e final. Le français écrit "je pense" devrait donc appuyer sur la finale "e", ce qu'il manque de faire alors que par ailleurs, il vocalise comme il convient le "je prends", "je sens", je vend gràce à son usage de la diphtongaison qui renforce le pole final vocalique à l'oral. Le eine de l'allemand versus le "une" du français qui produit une consonne finale du fait d'un e final silencieux. L'anglais ne respecte pas le principe de vocalisation des finales avec ses participes en "ed" (empruntés au français) qui a remplacé le ed par un e accentué. L'anglais péche donc par une hyper consonnantisation de ses finales. En ce qui concerne la prononciation de l'hébreu moderne,les lettres dites doubles (cf le Sefer Yetsira) indiquent en effet que certaines lettres peuvent avoir un double statut, ce qui vaut surtout pour Beith, le Kaph et le Pé.On note que le beith et le kaph servent à former des prépositions consonantiques, du fait du shewa mais cela ne vaut plus en pratique que pour le beith.(b'vaksha, b'seder) Au bout du compte, le français s'en tire mieux tant pour marquer le début que la fin d'un mot en sachant renforcer ces deux pôles, maintenant ainsi un équilibre entre la tête et la queue. L'hébreu (comme l'arabe) marque le possessif sur un mode suffixal à la différence des langues latines, germaniques ou slaves.Exemple: le Ecoute Israel, ce qui détermine une sonorité vocalique en fin de proposition. Veahavta ète Ado-naï Éloheikha, bekhol levavekha, ouvekhol nafchekha, ouvekhol méodekha. Vehayou hadevarim haélé, achère anokhi metsavekha hayom, al levavekha. Vechinanetam levanekha, vedibarta bam, bechivtekha beveitékha, ouvelekhtekha vaderekh, ouvchokhbekha ouvkoumekha. Oukchartam leote al yadekha, vehayou létotafote beïne einekha. Oukhetavtam al mezouzote beitékha ouvicharekha Mais se pose la question du possessif masculin ou féminin avec la finale en "a" comme d'ailleurs pour le pronom personnel préfixé en Ata, reprise dans le suffixe de Vaahavta (futur avec vav conversif) "Tu aimeras". Que dire de la bénédiction Baroukh Ata, Sois Beni, qui mélange les deux marqueurs de genre: consonne finale ou voyelle finale? Se pose ainsi la question de la finale en "a" y compris pour les langues latines et slaves, ce probleme ne se posant pas en revanche pour le français ni pour les langues germaniques.(sauf dans le cas des prénoms féminins en a, influencés par l'italien,Patricia etc). Selon nous, la finale vocalique est masculine alors que la consonne initiale est féminine. C'est pourquoi Ata est le pronom personnel de la seconde personne du masculin singulier, en hébreu et At le pronom personnel du féminin singulier. Mais dans ce cas, l'hébreu ne devrait pas inverser un tel code pour les adjectifs M gadol/F gedola גדולה Autre anomalie déjà signalée le pronom personnel de la première personne Ani devrait servir de suffixe pour le prétérit au lieu du "Ti" lié à la seconde personne. Ce défaut existe également pour l'arabe. Mais j'ai pensé Hahshavti, לחשבתי est impropre, il faudrait dire Hashavni (avec le noun que l'on retrouve au pluriel de la première personne, Hashavnou) Anahnou. JHB 28 03 26