jeudi 26 mars 2026

jacques halbronn Linguistique. La prononciation du r final et du ble, tre en français .

jacques halbronn Linguistique. La prononciation du r final et du ble, tre en français . Anglais: phonétique de flower= flau·uh Noble Prononciation en anglais britannique Ressemble à now·bl En ce qui concerne la première conjugaison, on sait qu'il ne faut pas prononcer le "r" final : manger, parler à moins qu'il ne précéde une voyelle ou qu'il serve à former un futur. Mais qu'en est -il des finales en "ir", en "oir" comme dans finir, pouvoir? Qu'en est-il de " bonjour", "bonsoir"? Selon nous, le r à l'écrit ne saurait subsister à l'oral ou en tout cas doit être estompé , ce qui est d'ailleurs le cas en anglais pour power, flower, tower etc emprunts au français. D'ailleurs, le participe passé du français ne comprend même pas le "r" comme pour pu, su, vu, avec des finales vocaliques, comme il se doit. En ce qui concerne les finales en "ble",en "tre", l'anglais permute et prononce bel, ter (et parfois aligne l'écrit sur l'oral comme pour center). alors que le française réussit à vocaliser les finales de possible, noble, centre etc, ce qui s"ajoute à la mauitrise de ma diphtongue nasale, (ant, ment) assez peu respectée dans d'autres langues malgré le I don't, I can't qui font exception en anglais. Ajoutons que les liaisons compliquent encore plus l'identification et la séparation des mots à l'oral.Manger a son r final qui se prononce quand il y a un accusatif (objet) qui suit. La liaison est aussi une spécialité du français. JHB 25 03 26

mercredi 25 mars 2026

acques halbronn Linguistique La question des articles définis et indéfinis L'article arbitraire

jacques halbronn Linguistique La question des articles définis et indéfinis L'article arbitraire Selon nous, l’article indéfini commmence par une voyelle tant en français (un), qu’en italien (uno), en anglais (an) ou en allemand (ein) alors que l’article défini commence par une consonne, le/la/les, the, Der, die, das, et au féminin en italien et en espagnol: la. Or, comme nous l’avons exposé dans de précédents textes, à l’oral, la consononantistion caractérise le début et la vocalisation le fin d’un mot ou d’une proposition. Cela nous invite à réfléchir sur les fonctions respecives de ces deux types d’articles et à la portée de leurs qualificatifs respectifs Selon nous. ce qu’on appelle article indéfini devrait s’appeler défini et vice versa. On passe d’une généralité à une sélection. Dire « un ^peuple » – un certain peuple – c’est signifier qu’il en existe d’autres; L’article défini serait donc générique et global; pourquoi donc devrait-on le qualifier ainsi? Sur Wikipedia »En grammaire, un article indéfini est une sous-catégorie de déterminant indéfini, qui participe à l’actualisation du nom noyau en indiquant simplement que le représenté, le référent (la chose, l’animal, la personne dont il s’agit), existe bien, mais demeure inconnu des actants de l’énonciation : c’est l’outil type de la détermination incomplète. Il s’oppose ainsi à l’article défini, qui lui, présuppose que le référent soit connu des actants de l’énonciation. En français, l’article indéfini prend deux formes au singulier : « un » et « une » ; et une seule au pluriel : « des » (forme mixte ou forme épicène) :Un jardin ; une maison ; des jardins ; des maisons. » Sur le web Les articles définis désignent quelque chose d’unique. L’objet ou la personne qui est introduit par un article défini est identifié, on connaît cette chose ou cette personne. Par exemple : Regarde, c’est le pull que j’ai acheté. Comment tu le trouves ? ➡️ Nous voyons ce pull et nous pouvons l’identifier. Les articles définis permettent également d’introduire les pays. Par exemple : La Russie est un pays magnifique. Ils sont également utilisés avec les verbes de goûts. Par exemple : J’adore le chocolat. Je déteste les gens malhonnêtes. Les articles indéfinis : jacques halbronn Linguistique La question des articles définis et indéfinis . L'article arbitraire. dans LINGUISTIQUE art_indef Les articles indéfinis désignent quelque chose qui n’est pas unique. L’objet ou la personne qui est introduit par un article indéfini n’est pas identifié, on ne connaît pas cette chose ou cette personne. Par exemple : J’ai croisé un ami ce matin. ➡️ Nous ne savons pas qui est cet ami, nous ne pouvons pas l’identifier. Les articles indéfinis sont également utilisé avec l’expression « C’est » + « un » + groupe de nom Par exemple : C’est une jolie voiture ! Nous identifions cette voiture ici, cependant on utilise un article indéfini, car on exprime le fait que c’est une jolie voiture parmi toutes les autres voitures. #La différence entre les articles définis et indéfinis : La différence entre les articles définis et indéfinis se trouvent donc dans l’objet ou la personne qui est désigné. Si l’objet ou la personne est connu et identifié, on utilise les articles définis. Au contraire, si l’objet ou la personne n’est pas connu ni identifié, on emploie les articles indéfinis. » Or, selon nous, une telle re/présentation est défectueuse. Il y a là certes quelque paradoxe constituant un obstacle épistémologique. Car l’article défini est très général, il correspond à ce qui est en puissance alors que l’article indéfini viserait le passage de la puissance à l’acte? avec tout ce que cela peut avoir de réducteur, de restrictif. Les electeurs ont à choisir un (certain) député, un (certain) président. L’article indéfini répond à la question; quel, lequel, laquelle?; ce qui demande précision. Parmi tous les possibles, il faut opter pour une seule option et pas 36. Victor Hugo : « Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là » En fait, l’on bascule aisément du pluriel de l’article défini au singulier de l’article indéfini; L’article indéfini s’oppose à une généralité. Quid de la préposition » « en »? Sur le web « Préposition marquant en général la position à l’intérieur d’un espace, d’un temps, d’un état. » Or, l’article indéfini correspond à une telle définition : le « un » indique une appartenance à un ensemble plus large. Le un, c’est l’individuel qui ne peut être décrit qu’au sein d’un collectif.(les gens) et en ce sens, l’on pourrait parler d’un article non pas indéfini mais « arbitraire » Commentons ce Commandement ! Exode 20 …2Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. 3Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » Ce Dieu est un parmi d’autres et il est devenu « ton » dieu, le dieu de ton choix. On voit bien ici que l’usage de l’article défini est la conséquence d’un choix. C’est un dieu devenu subjectivement le dieu, mon dieu. On sait théologiquement à quel point les peuples on tendance à présenter un certain dieu comme le seul dieu possible tout comme le choix d’un partenaire va vouloir se présente comme le seul choix envisageable, les autres choix étant qualifiés d’exclus, d’impossibles. La formule ‘Il était une fois » « » JHB 25 03 26

mardi 24 mars 2026

jacques halbronn Phonologie du français . Le double rôle du "e". L'apostrophe préfixal et l'accent suffixal. Comparaison français/allemand

jacques halbronn Phonologie du français. Le double rôle du "e". L'apostrophe préfixal et l'accent suffixal. Comparaison français/allemand En hommage à "L'orthographe d'usage rendue facile", texte de notre grand mère maternelle (il y a 70 ans), Claude Jonquière La lettre "e" ses deux usages. Ce qui est assez déroutant en français tient au fait que tout dépend non pas de la lettre mais de son emplacement. C'est ainsi que le "e" en début de mot doit se limiter à connecter deux consonnes entre elles et donc se faire "silencieux" alors qu'en fin de mot, il doit se faire entendre puissamment de façon à renforcer une présence "vocalique". Or, dans bien des cas, le locuteur fait l'inverse en français; Il ne prononcera pas le e à la fin des mots laissante le champ libre à une consonne alors qu'en début de mot, il conservera une certaine sonorité. L'allemand a gardé une bonne pratique pour le e terminal. Alors que le français ne prononcera pas le "e" de une, l'allemand rendra "eine", en insistant sur la finale, garantissant ainsi la présence "vocalisée" in fine. Cependant, le français, grâce à la diphtongaison nasale permettra la vocalisation finale On dira "nation" là où l'allemand rendra par "Nazion" avec finale consonantique. En ce qui concerne le "e" initial, l'allemand sera-t-il en mesurede connecter deux consonnes comme y parvient la prononciation française de l'écrit? Si en français on peut dire "j'n'sais pas", formant un groupe consonantique, l'allemand ne dispose du "je", ni du "ne" comportent un shewa/ La plupart des langues qui nous sont connues n'ont pas les moyens de produire une telle connexion, spécialité du français. Ainsi, que dire de l'italien avec so Io, son No. Quant à l'anglais, fortement marqué par le français,il use de formes négatives comportant une voyelle: I don't (pour I do not), I can't (pour I cannot), le o étant ici traité comme un e. Ci-desssous un article de l'Académie du Français authentique) qui distingue justement la position initiale de la position finale. On partira d'un texte mis en ligne par cette Académie: "Comment trouver la lettre finale muette d’un mot ? Astuces Comment savoir si un mot se termine par une lettre muette ? Comment savoir que dans le mot « chat », il faut écrire un t à la fin ? Je te propose deux petites astuces pour te rappeler d’écrire les consonnes muettes à la fin des mots. Première astuce : transforme le mot au féminin. Par exemple, le féminin de vert est verte. Tu entends le son t. Tu peux donc déduire qu’il existe un t muet à l’adjectif masculin vert. Voici d’autres exemples : grand → grande : la lettre finale est d ; inclus → incluse : la lettre finale est s ; joli → jolie : il n’y a pas de lettre muette. Deuxième astuce : prends un mot de la même famille. Reprenons l’exemple du « chat ». « Chat » et « chaton » sont de la même famille. Dans le mot « chaton », il y a un t au milieu. Tu peux donc conclure qu’il y a un t muet à la fin du mot « chat ». Nous avions déjà abordé cette question à propos de nos travaux de description du français en relevant le rôle de la lettre "e" comme agissant sur la prononciation d'une consonne. Petit, consonne muette Petite : consonne activée. Si la consonne ne se prononce pas, cela favorise la vocalisation (au sens de voyelle). Dans grand et grande, se pose le probléme de la nasalisation/diphtongaison mais dans ce cas faut-il garder la diphtongue au féminin alors que bonne par rapport au masculin bon, n'est pas nasalisée?. Les liaisons conduisent à prononcer la consonne finale du fait qu'elles connectent celle-ci avec la voyelle du mot suivant. Mais, il ne faudrait pas oublier le cas de lettres non pas finales mais initiales, car on est là face à une dialectique consonnes en début de mot et voyelles en fin de mot, ce que ne signale pas cette Académie du Français authentique. Il y a un principe d'équilibre que nous sommes probablement le premier à avoir formulé . D'où l'importance du traitement de la lettre "e", cette lettre est pivotale, en ce qu'elle peut être accentuée en fin de mot, comme dans le cas d'un participe passé comme "chanté" et elle devient "muette" (Shewa) en début de mot pour évacuer le son "vocalique avec notamment, mais pas systématiquement, l'usage de l'apostrophe signe d'élision) comme J't'aime au lieu de Je t'aime, ce qui génére un son consonantique "jt". Dans cet exemple, Je t'aime, on note un début consonantique mais il importe de produire un son vocalique à la fin, donc de faire entendre le "e" comme cela se pratique en allemand oral : kleine (petite) comporte une combinaison "kl" consonantique et une finale "vocalique" si l'on prononce le e final. eine kleine alors qu'en français oral, on prononcera le t" mais pas le "e" de p'tit". Si l"on ne prononce pas le e final, cela donne deux sons consonantiques en début et en fi de mot, ce qui va à l'encontre de notre principe d'équilibre (consonne au début, voyelle à la fin). C'est pourquoi nous recommandons désormais de bien prononcer le e final, faute de quoi nous laissons le champ libre à la tonalité consonantique! Pour l'adjectif "clair", qui commence par une consonne, il importe de bien faire entendre le e de claire, ce qui n'est pas ou plus respecté actuellement. Dans le cas de "je mange", il faut prononcer j'mange avec un e muet pour le pronom personnel de la première personne du singulier mais avec un e (sonore) pour terminer, ce qu'on peut marquer par un "eu". Il y a d'ailleurs une faible différence de sonorité entre j'mangeu et j'ai mangé. C'est le contexte qui nous renseignera. Idem pour je pense, à prononcer j'penseu avec le doublet consonantique "jp" et le final "eu". Cette forme "eu" se retrouve en français dans heureux, valeureux, mystérieux, voeu, lieu, deux etc On retrouve en allemand la forme "eu" dans heute, Freude, Leute, Deutschland, avec une autre prononciation proche du "o". Mais, selon nous, le rôle de l'accent était au départ de faire pendant à l'apostrophe - les deux signes se ressemblent- et non de produire le son "é" qui va de soi après un auxiliaire "j'ai mangé", l"accent est ici inutile mais bien le "e" à l'allemande. En fait l'allemand prononce systématiquement le e final, produisant une tonalité vocalique: Danke (merci) commence par une consonne "d" et se termine par un "eu" (selon notre code) Idem pour Bitte, s'il vous plait. Le féminin en final garantit la vocalisation : eine schöne Dame (une jolie femme) alors qu'en français on ne prononce pas le "e" de Dame ni le S au pluriel de "Mesdames", ce qui consonantise à tort la finale! Autrement dit, le e du français peut être un shewa en début de mot et un "eu" en fin de mot. Or si l'allemand assure mieux que le français en position finale, il est très inférieur en position initiale, ce qui tient à ses affixes. Face au "je" français, on a un "ich", face à un "ne" un nicht, face à un "te", un "dich" et ainsi de suite (mich, sich). Rappelons que pour nous sont à qualifier de préfixes les articles (le), les négations (ne), les possessifs (me, te, se), les démonstratifs (ce) les relatifs (que) comme dans "qu'est ce que tu me dis" qui doit se prononcer qu'est c'q'tu m' dis, avec à la fin un son voyelle/ En français, on a un écrit s'alignant sur l'oral: l'apostrophe est en principe inutile et de toute façon, dans bien des cas, tout se passe comme s'il y avait apostrophe alors que celle-ci est facultative. De le même façon, l'accent conforte le e final et neutralise la consonne qui le suit mais dans bien des cas, sa présence est facultative: clef (mais aussi pied sans accent). En réalité, c'est le e final qu'il faut renforcer en français car il tend, bien à tort, à devenir "silencieux"! Le e de "silence" doit s'entendre autant que "Ruhe" en allemand sans qu'il soit besoin d'un signe auxiliaire puisque le e final doit toujours se faire entendre. D'où notre régle, la prononciation d'une lettre ne dépend pas de sa qualité intrinséque mais de son positionnement, en tête ou en queue. L'usage de l'apostrophe et de l'accent sons subsidiaires, et dans bien des cas sous entendus. Dans l'état présent, il semble néanmoins souhaitable de mettre un accent sur le final en français, en raison d'une carence flagrante sur ce point alors que l'accent sur le e précédant une consonne pourrait disparaitre Rappelons qu'en français le participe passé en "é" a remplacé la forme "ed" conservée en anglais (wanted, changed, established etc). En hébreu qui a introduit le "shewa", cela fonctionne en final mais point en initial du fait de l'inadéquation des préfixes.(cf supra) On dfra que l'apostrophe équivaut au shew tout comme l'accent sur le e - selon la formulation que nous avons faite en amont- en est le contrepied. C'est par erreur que l'on prononce le e avec accent comme un 'é" alors qu'il s"agit du son "e" comme dans le chèvre DE Monsieur Seguin.Selon notre méthode alliant synchronie et diachronie, la symétrie de notre e" avec le shewa est bien plus significative et pertinente que l'usage actuel du e accentue. 19 03 26 JHB Archive vu sur le web Accents et signes auxiliaires - cours de français En orthographe, les accents et les signes auxiliaires aident à distinguer les phonèmes. Ils apportent un complément d'information utile pour présenter correctement un texte. Ils permettent de préciser les sons (intonations) à appliquer dans la prononciation. Ils comprennent :A- les accents (aigu, grave et circonflexe)- Accent aigu : Il se positionne uniquement sur le e.du bétail, des céréales, une élite, un démon, l'été, une bévue, un pré, du blé, une année, le lycée, la bonté, le café, un éléphant, agréable, chétif, céder, décéder, créé... - Accent grave : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, u).la chèvre, la mère, un procès, le progrès, le succès, le père, la fièvre, l'excès, il pèse, il achète, complète, à, là, voilà, après, auprès, près, très, où... - Accent circonflexe : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, o, i, u).la fenêtre, la bête, la forêt, l'hôpital, les hôtels, l'âne, la fête, une boîte, la grâce, une île, il s'arrête, nous fûmes, blême, même, extrême, mûr, sûr, dû, drôle.. B- l'apostrophe : L'apostrophe sert à marquer l'élision, c'est-à-dire la suppression de la voyelle finale de certains mots devant un mot commençant par une voyelle ou par un h muet. On ne dit pas : Le ours mais l'ours, le hôtel mais l'hôtel le+été > l'été - le+homme > l'homme - la+orange > l'orange - si+il > s'il - que+elle > qu'elle - te+appelle > t'appelle - se+attend > s'attend - ne+a > n'a - jusque+au > jusqu'au - de+un > d'un - de+autre > d'autre - se+y > s'y... C- le tréma : le tréma est un signe orthographique constitué de deux points juxtaposés que l'on place sur les voyelles (a, e, i, o, u). l'ouïe, une coïncidence, un aïeul, la faïence, Noël, aiguë, canoë, le maïs, coïncider, haïr, inouï, naïf , laïque, capharnaüm, maelström... D- la cédille La cédille est un signe graphique que l'on place sous la lettre c pour le prononcer[s]. Elle est placée devant a, o et u (sinon le c se prononce [k]). la façade, un remplaçant, il plaçait, nous lançâmes ... un glaçon, nous plaçons, le maçon, une rançon, la leçon... un reçu, déçu, vous reçûtes, il aperçut... E- le trait d'union Le trait d'union est un signe de ponctuation utilisé pour relier deux ou plusieurs mots. - Un cerf-volant - le sous-sol - dix-huit. - vingt-six. - l'arc-en-ciel - un rendez-vous , le rez-de-chaussée... - Elle-même, celle-ci, ci-dessus, ci-contre, ci-après, ci-joint, cette femme-ci, ce matin-là, là-bas... Aime-t-il le chocolat ? Peux-tu faire démarrer cette machine ? Prend-il assez d'élan pour sauter ? Ton permis, prends-le. Cette tarte, manges-en. "

lundi 23 mars 2026

L’influence du français sur l’anglais : plus d’un tiers des mots anglais proviennent du français. Brfitish Council

L’influence du français sur l’anglais : plus d’un tiers des mots anglais proviennent du français. British Counciel Mardi 24 septembre 2024 Parliament, poetry et beauty, des domaines entiers du vocabulaire anglais ont été importés de la langue française. Selon l'étude The Future of English: Global Perspectives par le British Council, les langues sont en perpétuelle évolution, ce qui encourage l'effacement des frontières entre elles. Près de deux milliards de personnes dans le monde et 39 % des Français parlaient l'anglais en plus de leur langue maternelle en 2017, selon le programme de recherche The Future of English: Global Perspectives du British Council. À l’occasion de la Journée européenne des langues, l'organisation britannique pour les relations culturelles et les opportunités éducatives réfléchit sur l’évolution de l’anglais comme langue étrangère dans différents pays ou territoires plutôt que langue maternelle donne lieu aux variantes de l’anglais désignées par le terme World Englishes. Les recherches du British Council soulignent que les langues sont dans un "état de flux" constant affaiblissant les frontières entre les langues. Cela s’applique également à l’anglais qui est utilisé de diverses manières, souvent dans des situations multilingues. Pour explorer cette tendance, George Wilson, Responsable des programmes d’anglais du British Council France, explique comment la langue française a laissé sa marque sur l’anglais. L’anglais : une langue plus française que prévue Selon George Wilson, plus d'un tiers des mots anglais sont généralement acceptés comme provenant de la langue française. Le plus grand afflux de nouveaux mots a eu lieu au cours des XIIe et XIIIe siècles après l'invasion normande de la Grande-Bretagne, lorsque le français normand est devenu la langue de la cour royale, de l'aristocratie et des différents appareils de l'État. Il n'est donc pas surprenant que les champs lexicaux du gouvernement (parliament, authority, tax), de la religion (prayer, abbey, saint), du droit (court, judge, prison) et de l'armée (artillerie, ambush, batallion) soient remplis de mots français, mais aussi ceux de la mode (boutique, couture, chic) et de la cuisine (buffet, restaurant, beef). Au cours des siècles suivants, lorsque la classe dirigeante normande s'est progressivement assimilée à la culture britannique, l'anglais est redevenu la langue nationale. La langue de Shakespeare a toutefois conservé les milliers de mots qu'il avait empruntés au français, les utilisant pour ajouter de la couleur et de l'élégance à son lexique. Une French Touch élégante De nos jours, il est difficile d'imaginer la langue anglaise sans tous les emprunts au français utilisés au quotidien. C'est particulièrement le cas lorsqu'il s'agit de parler formellement en anglais. Les registres soutenus de l'anglais sont remplis de vocabulaire d'origine française, tandis que le discours informel repose davantage sur les mots anglo-saxons. Cela fait sens, bien entendu, lorsque l'on considère que c'était l'aristocratie qui parlait français et non le peuple qui continuait à parler anglo-saxon. Ainsi, lors d'un entretien d'embauche, il vaut mieux dire que l’on offre assistance à nos équipes, tandis que dans un pub, le mot anglo-saxon help sera plus courant. Dans un café, on demandera quelles sont les saveurs de thé proposées avec le verbe anglo-saxon to ask, mais dans une lettre formelle il est plutôt recommandé de se renseigner sur la possibilité d’un emploi avec le verbe d’influence française to inquire. Cela explique pourquoi, selon les observations de George Wilson, l'anglais de ceux qui ont vécu longtemps en France a tendance à devenir progressivement plus formel sous l'influence des termes français qui les entourent. La place des World Englishes dans une réalité multilingue The Future of English: Global Perspectives est la première publication d'un programme de recherche mondial lancé par le British Council en 2020 qui explore les tendances façonnant l'utilisation de l'anglais. L'une de ces tendances est la reconnaissance croissante des variantes mondiales de l'anglais, ou World Englishes. Les incorporer davantage pourrait permettre à l'anglais de maintenir son statut de langue mondiale. Selon les mots de Mina Patel, Responsable de la recherche pour The Future of English : "Je pense que ces Englishes ont déjà une influence simplement en étant acceptées et en leur donnant un statut. L'anglais appartient à quiconque l'utilise. C'est, selon moi, la même chose pour n'importe quelle langue. Les variations locales de l'anglais se sont développées comme des lingua francas locales, y compris le Hinglish (un mélange de hindi et d'anglais en Inde) ou le Singlish (à Singapour, incorporant le chinois et le malais)." Les recherches menées auprès des enseignants montrent que, bien que la plupart soient conscients du concept de World Englishes, ils se concentrent encore en classe sur les formes britanniques ou américaines dites "standard", malgré le fait que leur propre modèle personnel et tout aussi légitime de la langue, notamment en termes de prononciation, imprègne la communication en classe. En ce qui concerne la certification en anglais, les tests les plus reconnus (IELTS, TOEFL et Pearson) tendent à se concentrer sur les formes "standard" et sont toujours respectées et utilisées. Il y a cependant une demande croissante pour des méthodes alternatives d'évaluation de l'anglais qui tiennent compte des différents anglais parlés dans le monde. Dans ce contexte, le rapport The Future of English prédit que, bien que les formes "standard" perçues de l'anglais continueront à exister à l'avenir, d'autres formes d'anglais seront de plus en plus utilisées dans le monde académique et au niveau de la politique éducative. Ainsi, les décideurs politiques qui comprennent comment l'anglais est utilisé localement seront mieux placés pour soutenir la communication en anglais de la manière la plus appropriée pour chaque contexte. Information sur le British Council Le British Council est l’organisation internationale du Royaume-Uni pour les relations culturelles et les opportunités éducatives. Nous nous attachons à développer des connaissances et une compréhension mutuelle entre les peuples du Royaume-Uni et ceux des autres pays. Nous tentons d’apporter une contribution positive aux pays avec lesquels nous travaillons en mettant à profit les ressources culturelles du Royaume-Uni – par le biais d’opportunités, d’échanges et de liens de confiance. Fort de plus de 90 ans d’expertise et présent dans plus de 100 pays, le British Council est un organisme mondialement reconnu dans l’enseignement de la langue anglaise, avec plus de 300 000 étudiants à travers le monde

Bernard Cerquiglini La langue anglaise n’existe pas, c’est du français mal prononcé

Bernard Cerquiglini La langue anglaise n’existe pas, c’est du français mal prononcé Le linguiste français Bernard Cerquiglini aimerait envoyer un exemplaire de son nouveau livre La langue anglaise n’existe pas, c’est du français mal prononcé au roi Charles III, « écrit sous le signe de l’humour, délibérément de mauvaise foi, arrogant, chauvin ». Avec ce titre provocateur, l’universitaire, qui a exercé différentes fonctions au sein d’institutions liées à la langue française, n’entend pas faire s’étouffer le monarque dans son thé du matin... Il veut mettre en lumière l’enchevêtrement linguistique transmanche depuis l’invasion du royaume d’Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant en 1066, pour mieux ridiculiser la résistance française aux « anglicismes ». « Mon livre, on peut le retourner aussi en hommage à la langue anglaise, qui a su adopter tant de mots », explique-t-il. « Ce qui me frappe, c’est la souplesse de l’anglais. Il y a des mots vikings, danois, français, c’est étonnant », relève ce vice-président de la Fondation des Alliances françaises dédiée à la promotion de la culture et la langue françaises. La conquête normande a introduit dans la langue anglaise le vocabulaire de la nouvelle aristocratie au pouvoir et doté l’anglais de mots comme « cabbage » (chou) qui vient en fait du normand caboche (la tête), dans les 150 ans qui ont suivi l’accession au trône de Guillaume le Conquérant. Les XIIIe et XIVe siècles voient une explosion des emprunts au français alors utilisé dans le commerce, l’administration et le droit. « Un emploi, des fortunes en terre ou en argent, le respect d’un contrat, la liberté ou même la vie d’une personne pouvaient dépendre de la maîtrise » de la langue, écrit le linguiste. La moitié de ces emprunts se produisent entre 1260 et 1400, comme le « bachelor » (célibataire) venu du français « bachelier » – jeune homme en apprentissage, notamment dans le monde de la chevalerie. Deux siècles plus tard, « 40 % des 15 000 mots des œuvres » du dramaturge William Shakespeare (1564-1616) « sont d’origine française », souligne M. Cerquiglini. Mais aujourd’hui, de l’autre côté de la Manche, certains s’arcboutent contre la place des mots « anglo-saxons » dans le français moderne, notamment à l’Académie française, chargée depuis 1635 de préserver la langue dans sa forme « pure ». « Des mots en formation » « La langue en France est officielle, étatique, nationale. Et donc, nous avons forcément une académie » avec « des académiciens qui ont un costume ridicule, une épée, un palais au bord de la Seine » à Paris, se gausse M. Cerquiglini. L’Académie a bataillé contre les termes nouveaux de la tech, comme le « big data », non sans succès puisque le « logiciel » a désormais largement bouté hors du français le naguère très répandu « software ». Elle s’est aussi insurgée contre les nouveaux mots de la pandémie de Covid-19, qu’il s’agisse de « cluster » ou de « testing ». Mais souvent pour le linguiste, l’arrivée de nouveaux termes « n’est pas une invasion » : « Ce sont des mots français qui sont allés en formation en Angleterre et qui nous reviennent », plaisante-t-il. Bernard Cerquiglini voit la riche pollinisation croisée entre l’anglais et le français comme un exemple pour la Francophonie – l’organisation qui rassemble les nations francophones. Madagascar utilise le français de la même manière que l’Angleterre il y a 800 ans, explique-t-il. « L’administration, le commerce, la littérature, tout s’y fait en français » parce que « pour l’instant, avec le malgache, on ne peut pas parler au monde, faire du commerce, de la science ». M. Cerquiglini place de grands espoirs dans la traduction automatique, qui pourrait préserver les langues locales tout en permettant une communication fluide. Longtemps, il s’est « moqué de la traduction automatique ». « Mais maintenant, c’est stupéfiant, (...) on traduit bien. En fait, on peut se comprendre, il y a mille façons, plutôt que d’appauvrir les langues. » Il dit espérer que l’anglais survivra à la tendance des dernières décennies à une forme simplifiée parlée dans le monde entier – le « globish » selon ses détracteurs français. « Ce globish est une parenthèse, un anglais appauvri. Il faut sauver l’anglais britannique, il faut que Charles III agisse (...) parce que les gens, au lieu d’apprendre l’anglais, cette belle langue, vont apprendre une langue pauvre. Et on va appauvrir nos conversations. » © Agence France-Presse JHB 23 03 26

mardi 17 mars 2026

jacques halbronn Linguistique La prononciation d'un mot dépend de sa place.

jacques halbronn Linguistique La prononciation d'un mot dépend de sa place. Si l'on applique la régle que nous avons posée selon laquelle les finales des mots devaient être "vocaliques " alors que les débuts de mots seraient consonantiques, et si l'on admet que les diphtongues ont un profil vocalique, du fait même de la consonne "n" adjointe à une voyelle et en quelque sorte la prolongeant, il ressort que les finales en "ing" devaient être au départ nasalisées, ce qui englobe un ensemble considérable de mots dans les langues germaniques comme "morning", comme les formes progressives en "ing" qui correspondent au participe présent français en "ant" - dont elles sont un calque-on trouve des mots en ing: comme thing, Ding, sing, ring, lang/long, alors qu'en français les formes en "ent" son toutes à l'oral nasalisées: je prends, je vends, je tiens, je viens,au singulier.On trouve en français loin, poing, soin, coin, moins. Mais cela vaut aussi pour l'infinitif allemand se terminant en "en": essen, schlafen, mögen, dürfen, Können etc Décidément, la forme en ing ou en in/en apparait comme un marqueur souvent tombé en désuétude. Il est d'autant plus étrange que le français ne nasalise pas ses emprunts à l'anglais en ing, du fait que l'anglais ne le fait pas ou plus. Mais le français - comme nous avons déjà eu l'occasion de le signaler entretient un rapport plus riche avec le "ing", il y a le soin mais il y a le verbe soigner, loin et éloigner,sang et saigner, avec permutation du g et du n. Cela signifie que les formes en "ing" sont des emprunts appauvrissants et incomplets au français, souvent réduits à un état suffixal comme le "ing". Notons en allemand la fortune des formes en "ung": Achtung, Ubersetzung etc. Un autre exemple de cette régle mophonologique que nous avons posée des finale suffixales et des initiales préfixes - ce qui semble assez logique- tient à la pratique des "diminutifs". Le propre du diminutif est qu'il reléve de l'oralité laquelle prend le dessus sur le stade de l'écrit. Cela vaut pour les finales en "ot", en "y": Jacquot, Jeannot, Pierrot, Dany, Dickie, Fanny,Jimmy , Jerry, Freddy etc. Sans un tel processus de suffixation, la présence de formes vocaliques en fin de mot ne serait pas respectée, il s'agit donc bien d'un reformatage systématique, suivant un schéma directeur plus ou moins inconsciemment. Marqueurs vocaliques et consonantiques. Le présent du français se termine par des consonnes (indicatif et subjonctif) alors que son passé et son futur se terminent par des voyelles Le participe présent du français se termine par du vocalique diphtongué "ant" qui devient en anglais "ing" (f supra) En anglais et en allemand, les participes se terminent par des consonnes comme, gesagt, gefragt, "wanted" usant de la forme français en "ed" se prononçant à la source sur un mode vocalique; changed/ changé. L'anglais consonnantise ainsi une forme français vocalique. Nos conclusons que français semble avoir seul conservé la religion de la dialectique consonnes au commencemet /voyelles -à la fin . Ainsi si le français ne prononce pas le "s" final en tant que marqueur du pluriel cela tient à ce qu'il s'impose une régle. on ne prononcera pas le d de pied pour préserver l'équilibre consonnes -voyelles.On refusera donc systématiquement toute prononciation finale d'une consonne pourtant figurant à l'écrit, ce qui nous conduit à affirmer que c'est la position d'une lettre qui détermine son statut vocalique ou consonantique et non sa qualité intrinséque. Exemple: pied, clef, évier, manger etc La même lettre, située autrement, ne se prononcera pas à l'identique. Inversement, en début de mot, les voyelles seront "muettes", ne se feront point entendre. Jusqu'à présent, les descriptions du français avaient butté du fait qu'elles n'avaient pas intégré un tel principe; En français, on a le droit de ne pas respecter la voyelle en début de mot ni la consonne en fin de mot/ /JHB 17 03 26

lundi 9 mars 2026

jacques halbronn Linguistique et phonologie. Rôle de l'euphonie et de la poésie au niveau oral.

jacques halbronn Linguistique et phonologie. Rôle de l'euphonie et de la poésie au niveau oral. Selon nous, on ne saurait traiter de l'oralité en linguistique sans faire la part de la quéte poétique, des pieds et des rimes. La dépendance de l'oral par rapport à l'écrit doit être maitrisée et modulée par les locuteurs, notamment en ce qui concerne l'alternance des consonnes et des voyelles, les unes devant marquer un commencement et les autres une fin. Pour respecter une telle régle, il importe de choisir ingénieusement les tournures, l'ordre des mots comme le font les versificateurs, les rimailleurs , ce qui sous tend la production d'une certaine musicalité du discours qui va formater la phrase. C'est ainsi que si l'on s'aperçoit que l'on va terminer sur une consonne et non, comme il conviendrait, sur une voyelle, l'on doit trouver des solutions, ce qui a d'ailleurs pu contribuer à forger la langue. Le subjonctif devra ainsi laisser le pas à l'infinitif: je veux que tu manges ne va pas car cela se termine par un son consonantique "mang') de même je pense ne va pas parce que pense se termine aussi par un son consonantique. 'pens') Il sera conseillé de passer par un participe (passé ou présent) ou par un infinitif (en "er") Il me faut travailler sera donc préféré à il faut que j'travaille. Dans nos travaux sur les Centuries (dans la mouvance nostradamique), le passage, la transmutation alchimlque de la prose aux vers se pose constamment. JHb 09 03 26