LA LANGUE SACREE, CENTRALE, LE FRANCAIS
Approche théologique et historico-critique des langues
mardi 21 avril 2026
jacques halbronn Méthodologie diachronique triangulaire. Le proto et le post . La matrice française des langues latines et germaniques
jacques halbronn Méthodologie diachronique triangulaire. Le proto et le post . La matrice française des langues latines et germaniques
Il importe de faire apparaitre un état "parfait" , 'accompli" par rapport auquel l'on confrontera diverses langues présentant certaines similitudes au point que d'aucuns se demandent ce qui a précédé et ce qui a suivi, imité. En montrant que le français comporte des dispositifs suffixaux sophistiqués difficiles à reproduire, l'on débouche sur certaines évidences qui ont pu avoir échappé jusque là.
Ces dispositifs propres au français sont de trois sortes : la diphtongaison nasale, l'usage du son "e" et l'usage du son "r". Chaque fois, l'on observera des modes de contournement, de facilitation comme possible prononcé possibel que l'on trouve aussi dans l'article masculin singulier du français rendu en espagnol par el et en italien par "il". Pour les diphtongaison, on a revolution qui devient révolutsia, (en russe), intelligence, inteligentsia, ou en anglais parlement rendu avec une finale consonantique en "nt". On reviendra ici sur le traitement oral de l'infinitif du français. On sait que l'infinitif en "er" ne produit par le son "r" mais s'en tient au "é" : manger, parler. Pour les emprunts de l'italien au français, cela donnera mangiare, parlare. L'anglais, quant à lui, est resté plus proche de la prononciation française d'origine en produisant un "r" quasi inaudible. En revanche, son traitement du participe français en "ed" ne respecte pas la prononciation "e" comme pour pied, le ed ayant disparu en français écrit en s'alignant sur l'oral d'où des formes avec un "ed" final très consonantique: established, wanted etc. les autres langues latines usant de la forme "ado", ato" D'une façon générale, nous dirons que l'italien supprime la lettre et le son "l" plaisir devenant piacere et que l'espagnol supprime le "p" dans llueve, la pluie. Ce n'est pas le français qui a ajouté mais bien ces langues qui auront enlevé. Le mot français pardon a été modifié par incapacité à diphtonguer : l'anglais prononce "pardo-ne", l'italien "perdone" etc On peut penser que le français féminin a pu davantage impacter d'autres langues que le français masculin: on trouve active et non actif, peut être à partir de l'adverbe activement. Idem pour nation, qui donne en anglais na-tio -ne, en allemand Nation, en italien natio-n. On connait le "That is the question" d"Hamlet où la diphtongue d'origine, dans question, n'est pas respectée.
De même le français "comme" donne en italien come, en espagnol, como., en raison de la difficulté à prononcer correctement le e final du français, comme pour possible qui donne en italien possibile avec une finale en "é"/ Quant au français "bien", il devient en italien "bene" en évitant la diphtongue tout comme le français "bon" donne en espagnol "bueno" Bien entendu, le "non" français -disphtongué -est changé en no et en nein.(allemand). tout comme le un français devient "ou-n" et "ou-no"
Par ailleurs, l'espagnol associe couramment deux voyelles entre elles ( dans les formes négatives: exemple no olvider au lieu de n'oublie pas), ce qu'évite le français qui , lui, aime à combiner les consonnes entre elles grâce au "shewa" notamment en début de mot (comm' j' t'vois)? Revenons sur le français "autre", qui donne en anglais "other", en espagnol otro, en italien "altro", en raison de la difficulté à prononcer la finale consonne + E. Le o, le a, le é viennent alors à la rescousse comme pauvre qui donne en espagol pobre.(é). Révolution copernicienne: ce n'est pas le français qui descend de l'italien mais l'italien qui dérive du français!
JHB 21 04 26
lundi 20 avril 2026
Les lettres muettes : leçon de prononciation et d’orthographe. Lettres silencieuses? (cf site du "français authentiqiue)
Les lettres muettes : leçon de prononciation et d’orthographe (c site du "français authentique")
La prononciation et l’orthographe française posent beaucoup de problèmes aux apprenants de la langue… En particulier s’il s’agit de mots avec des lettres silencieuses ! Faut-il prononcer le t du mot « lent » ? Pourquoi prononce-t-on la consonne c dans « sac », mais pas la consonne p dans « loup » ? Dans ce guide de prononciation, je vais t’expliquer les règles principales concernant les lettres muettes. La leçon d’aujourd’hui va t’aider à écrire et à prononcer correctement les mots en français !
P.S. : n’oublie pas de télécharger la fiche d’exercice sur les lettres muettes en fin d’article.
Qu’est-ce qu’une lettre muette en français ?
Quel est le point commun entre les mots hibou, compter et grand ? Ils contiennent tous une lettre muette ! Une lettre muette, aussi appelée lettre silencieuse, est une lettre qui s’écrit, mais ne se prononce pas.
Ex. : J’ai attrapé un rhume.
Dans le mot « rhume », la lettre h ne se prononce pas, on ne l’entend pas, mais il faut l’écrire. Sinon, on commet une faute d’orthographe. On appelle cela une lettre muette.
Cette lettre peut se placer en début de mot comme la lettre h de hibou, au milieu d’un mot comme le p de compter ou à la fin d’un mot comme le d de grand.
Dans la majorité des cas, la lettre silencieuse se trouve en position finale d’un mot.
Les principales lettres silencieuses
Quelles sont les lettres muettes ?
Il existe principalement trois types de lettres muettes en français :
le e muet ;
la lettre h ;
les consonnes finales.
Ainsi, parmi les voyelles de l’alphabet, seule la lettre e peut être silencieuse. Quant aux consonnes, presque toutes les lettres peuvent être muettes. Voyons ça en détail.
Le E muet
Le e muet est aussi appelé e caduc. Pourquoi ? Le mot « caduc » signifie « qui tombe ». Vu qu’on ne prononce pas la voyelle e, c’est comme si elle tombait.
On retrouve très souvent la voyelle e en fin de mot. Dans ce cas, elle n’est pas prononcée.
Ex. : une voiture, un livre, une salade, blanche, verte, boire
La lettre e est aussi muette après une voyelle.
Ex. : la rue, une craie, un paiement, remerciement
Qu’en est-il des petits mots de grammaire comme je, me, te, se, le, ne, que ? En règle générale, on prononce la voyelle e. Toutefois, ça dépend de la position dans la phrase. Pour en savoir plus, je t’invite à lire l’article complet sur le E muet.
La lettre H
Que ce soit un h muet ou h aspiré, le h ne se prononce jamais en français. On le retrouve en général en début de mot, mais il est parfois placé à l’intérieur d’un mot.
Ex. : hibou, homme, rhume, ébahi, orthopédie
La lettre h peut faire partie d’une combinaison de lettres. Dans ce cas, elle a une autre prononciation. Par exemple :
ch : vache, chat, moustache, chercher ;
ph : pharmacie, phare, nénuphar (se prononce comme un f).
Les consonnes finales muettes
Presque toutes les consonnes de l’alphabet peuvent être silencieuses. Oui, ça en fait beaucoup, mais rassure-toi ! Généralement, elles sont placées à la fin du mot.
👉 La règle de prononciation est simple : une consonne finale n’est pas prononcée. Les consonnes muettes les plus courantes sont t, s, x et d.
Ex. : petit, jus, fruit, loup, cours, croix
Il existe quelques exceptions. En règle générale, les consonnes finales l, c, f et r sont prononcées.
Ex. : matériel, sac, chef, cher, avec, pour
Astuce mnémotechnique : pour t’aider à mémoriser ces consonnes, retiens le mot LuCiFeR.
📝 Besoin d’une fiche de révision sur les lettres muettes ? Télécharge le PDF ci-dessous.
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Les lettres muettes et les liaisons
Il y a un cas particulier où les consonnes muettes finales sont prononcées. C’est dans le cas de la liaison.
Il s’agit de prononcer cette consonne muette lorsque le mot qui suit commence par une voyelle ou un h muet.
Par exemple, dans le pronom pluriel « ils », la lettre s est muette. Toutefois, si le verbe qui suit commence par une voyelle, il faut faire la liaison. La lettre s se prononce alors z. « Ils ont » se prononce « Ils_z_ont ».
Pourquoi certaines lettres ne se prononcent-elles pas en français ?
Pourquoi certaines lettres ne se prononcent-elles pas en français ?
Pourquoi existe-t-il des lettres silencieuses en français ? Il y a deux explications principales à cela.
Tout d’abord, certaines lettres sont des traces écrites de l’origine du mot (souvent grecque ou latine). Par exemple, le mot « croix » vient du mot crux en latin. C’est pour cette raison qu’on a gardé la consonne finale x. Même chose pour le mot « alphabet » qui vient de ἀλφάβητος (alphabêtos) en grecque.
Les lettres muettes sont comme des vestiges de mots plus anciens !
Ensuite, d’autres lettres muettes sont des marques grammaticales. Par exemple, les lettres s et x en fin de mot sont des marques du pluriel des noms et des adjectifs. Il faut l’écrire pour indiquer que le mot est au pluriel, mais on ne le prononce pas.
Ex : des élèves, des tables, des hiboux, des travaux
De même, les consonnes finales x, s, t, et nt forment des terminaisons verbales.
Ex. : je peux, tu souris, il rit, ils vendent
Ces lettres ne se prononcent pas, mais à l’écrit, elles servent à indiquer la conjugaison du verbe (temps, mode, personne, etc.).
Enfin, les lettres muettes servent parfois à distinguer les homophones, c’est-à-dire les mots qui se prononcent de la même manière, mais s’écrivent différemment. Par exemple, les lettres muettes e et s permettent de différencier les mots « foi », (la croyance en Dieu), « foie » (la partie du corps) et « fois » (la fréquence).
Comment trouver la lettre finale muette d’un mot ? Astuces
Comment savoir si un mot se termine par une lettre muette ? Comment savoir que dans le mot « chat », il faut écrire un t à la fin ?
Je te propose deux petites astuces pour te rappeler d’écrire les consonnes muettes à la fin des mots.
Première astuce : transforme le mot au féminin. Par exemple, le féminin de vert est verte. Tu entends le son t. Tu peux donc déduire qu’il existe un t muet à l’adjectif masculin vert.
Voici d’autres exemples :
grand → grande : la lettre finale est d ;
inclus → incluse : la lettre finale est s ;
joli → jolie : il n’y a pas de lettre muette.
Deuxième astuce : prends un mot de la même famille. Reprenons l’exemple du « chat ». « Chat » et « chaton » sont de la même famille. Dans le mot « chaton », il y a un t au milieu. Tu peux donc conclure qu’il y a un t muet à la fin du mot « chat ».
Autres exemples :
chanter, chanteur → chant ;
grandir, grandiose → grand ;
habitation, habitant → habitat ;
montagne, monter → mont.
Parler français avec confiance ? C’est possible !
L'apprentissage du français ludique
Tu comprends le français, mais tu bloques à l’oral ? Tout est une question de pratique ! Passé un certain niveau, la maîtrise d’une langue passe par l’oral, non la théorie. Apprends à parler français avec fluidité et confiance avec l’Académie de Français Authentique. Tu auras l’occasion de pratiquer la langue chaque jour sur Zoom avec un tuteur ou avec un membre de la communauté. De quoi t’entraîner à parler français de manière simple et naturelle !
Les liaisons en français par Guillaume Posé
Les liaisons en français
Guillaume Posé
Quelle est la règle des liaisons en français ? Parce qu’il existe 3 types de liaisons : les liaisons obligatoires, les liaisons facultatives et les liaisons interdites ! Mais je vais tout t’expliquer dans cette leçon.
Tout d’abord, on va définir ce qu’est une liaison. C’est l’union de la consonne finale muette d’un mot à la voyelle initiale prononcée dans le mot suivant.
Par exemple, si je prends le mot DES. De manière isolée, je ne prononce pas la lettre S à la fin. On dit [de]. Mais si je mets un mot qui commence par une voyelle ou un H muet juste après, je prononce le S parce que je fais une liaison.
Donc on dit :
des arbres
des hommes
Je fais la liaison entre les deux mots et donc, je prononce le S comme un Z : des [z] arbres, des [z] hommes
Voilà d’autres exemples :
les amis
mon animal
un petit immeuble
Mais c’est parti ! On va commencer à voir les 3 types de liaisons.
1) LES LIAISONS OBLIGATOIRES
On commence par les liaisons obligatoires qui sont les plus importantes pour ne pas parler comme un robot !
La liaison est obligatoire dans les cas suivants :
1.1) Entre un déterminant et un nom.
Un déterminant, c’est un petit mot qui est avant un nom pour le déterminer, mais tu vas comprendre avec les exemples.
des amis
les amoureux
ces images
Remarque bien que le S est prononcé comme un [z]. Voilà d’autres exemples :
vos enfants
trois éléphants
ses histoires
⚠️ Attention, ici le H est muet, donc on fait bien la liaison : ses histoires
1.2) Entre un adjectif et un nom.
de gros oignons
les petits insectes
mes nouveaux élèves
un grand [t] avion
Remarque bien qu’ici, on prononce la lettre D comme un [ t ] :
✅ un grand [t] avion
et pas ❌ un grand avion.
1.3) Entre un pronom personnel sujet et un verbe.
on écoute
nous avons
vous allez
ils aiment
1.4) Entre un pronom complément d’objet et un verbe.
Je vous aime.
Ils les attendront.
Tu en as pris.
1.5) Entre deux pronoms.
Nous en voulons.
Vous y allez quand ?
Allons-nous-en !
1.6) Dans la plupart des mots composés.
États-Unis
porc-épic
1.7) Dans la plupart des locutions
Une locution, c’est un ensemble de mots qui a un sens. C’est un type d’expression.
petit à petit
de temps en temps
de plus en plus
au cas où … OU au cas où 🤔 ?
C’est obligatoire ou facultatif ici ? C’est drôle parce que les Français ne sont pas d’accord sur la prononciation de cette locution : au cas où … OU au cas où. Mais tout cela nous conduit justement vers les liaisons facultatives !!!
2) LES LIAISONS FACULTATIVES
Alors, très souvent, les liaisons facultatives ne sont pas prononcées. Bien sûr, tu peux les faire, mais si tu les fais, tu seras dans un registre plus soutenu, plus formel. Ça montrera une diction très soignée. Si tu dois parler devant un public pour un exposé, je te conseille de les faire, mais dans la vie de tous les jours, on ne les fait pas obligatoirement. Quand le discours est plus décontracté, on ne fait pas les liaisons facultatives. Voyons ça ensemble !
2.1) Entre un nom au pluriel et un adjectif ou un complément.
des personnes étranges
OU des personnes étranges
des gens aimables
OU des gens aimables
les règles à adopter
OU les règles à adopter
La liaison est correcte, mais elle est plus formelle.
2.2) La liaison facultative après un verbe, sauf s’il se termine par un S.
Ils veulent manger ici.
OU Ils veulent manger ici.
Ils cuisinaient ensemble.
OU Ils cuisinaient ensemble.
Si tu ne fais pas la liaison, c’est plus décontracté.
2.3) Entre les auxiliaires avoir et être et le participe passé.
Je suis allé au marché.
OU Je suis allé au marché.
Nous avons acheté une maison.
OU Nous avons acheté une maison.
Elles sont allées à la plage.
OU Elles sont allées à la plage.
2.4) La liaison facultative entre le verbe être et un attribut du sujet
Un attribut du sujet sert à identifier le sujet ou à préciser une chose sur le sujet. En fait, on donne un attribut au sujet, tout simplement ! Par exemple :
C’est un garçon.
OU C’est un garçon.
Cette fête est incroyable !
OU Cette fête est incroyable !
Les élèves sont attentifs.
OU Les élèves sont attentifs.
2.5) La liaison facultative entre le verbe conjugué et le verbe à l’infinitif
Paul voudrait être plus musclé.
OU Paul voudrait être plus musclé.
2.6) La liaison facultative entre un adverbe court et le mot qu’il modifie
Tu es trop impatient.
OU Tu es trop impatient.
Son texte est mieux élaboré.
OU Son texte est mieux élaboré.
Pas encore.
OU Pas encore.
⚠️ Attention, il y a quelques exceptions comme l’adverbe TRÈS où on fera la liaison.
C’est très intéressant.
2.7) La liaison facultative entre une préposition courte et le mot suivant
dans un mois
OU dans un mois
Après avoir lu ce livre, j’ai travaillé.
OU Après avoir lu ce livre, j’ai travaillé.
Pour résumer, les liaisons facultatives sont faites dans un registre un peu plus formel. Si tu veux parler de manière plus décontractée, ne les fais pas. Ce n’est pas une erreur ! 😉
Et maintenant…
3) LES LIAISONS INTERDITES
Oui ! Il y a des liaisons qui sont complètement interdites et que tu ne dois pas du tout faire parce que sinon, ce n’est pas juste ! Ce n’est pas correct !
3.1) La liaison interdite entre deux mots séparés par un signe de ponctuation
Les personnes, heureuses, faisaient la fête.
La phrase sans virgule et avec une liaison existe, mais le sens change un petit peu. Mais dans notre exemple, comme on a une virgule elle empêche de faire la liaison. Donc pas de liaison quand on a signe de ponctuation !
3.2) Devant un mot qui commence par un H aspiré
Par exemple, le H du mot "héros" est aspiré, donc :
❌ On ne dit pas : des héros
✅ On dit : des héros
Le H du mot "haricots" est aspiré, donc on ne dit pas :
❌ On ne dit pas : Mange tes haricots verts !
✅ On dit : Mange tes haricots verts !
Le H aspiré bloque liaison !
3.3) Après un nom au singulier
❌ On ne dit pas : un enfant agréable
✅ On dit : un enfant agréable
❌ On ne dit pas : un cas intéressant
✅ On dit: un cas intéressant
3.4) Entre un sujet qui n’est pas un pronom personnel et un verbe qui vient après
❌ On ne dit pas : Nicolas adore le chocolat.
✅ On dit : Nicolas adore le chocolat.
→ Nicolas est un prénom et pas un pronom.
❌ On ne dit pas : Ton chat est beau.
✅ On dit : Ton chat est beau.
→ Le mot chat est un nom et pas un pronom personnel sujet.
3.5) Après la conjonction "ET"
❌ On ne dit pas : un oiseau et un chien
✅ On dit : un oiseau et un chien
3.6) Généralement, après le ‑s du verbe à la deuxième personne du singulier à l'indicatif présent, au subjonctif présent ou à l'impératif présent
❌ On ne dit pas : Tu pars à la plage.
✅ On dit : Tu pars à la plage.
❌ On ne dit pas : Il faut que tu prennes un manteau.
✅ On dit : Il faut que tu prennes un manteau.
3.7) Devant les lettres de l'alphabet :
❌ On ne dit pas : un U et un I
✅ On dit : un U et un I
3.8) Devant les mots d'origine étrangère commençant par y
❌ On ne dit pas : un yaourt
✅ On dit : un yaourt
❌ On ne dit pas : des yachts
✅ On dit : des yachts
3.9) Devant quelques mots commençant par O
❌ On ne dit pas : un oui
✅ On dit : un oui
❌ On ne dit pas : les onze joueurs
✅ On dit : les onze joueurs
❌ On ne dit pas : un onzième trophée
✅ On dit : un onzième trophée
❌ On ne dit pas : des ouistitis
✅ On dit : des ouistitis
3.10) Dans certaines expressions figées comme NEZ À NEZ
❌ On ne dit pas : nez à nez
✅ On dit : nez à nez
Pour finir en beauté, je te donne également la définition d’un enchaînement qui ressemble beaucoup à une liaison.
4) LES ENCHAÎNEMENTS
Les enchaînements unissent la consonne finale prononcée d’un mot à la voyelle initiale prononcée du mot qui suit. Par exemple :
une amie
On prononce le N dans le mot "une" de manière isolée et donc on va juste l’enchaîner avec le mot suivant.
Un autre exemple :
une horloge
Tu vois ? Ça, c’est un enchaînement !
Avec une liaison, c’est différent parce qu’on unit la consonne finale muette d’un mot à la voyelle initiale prononcée dans le mot suivant.
Prenons le mot DES. On ne prononce pas le S du mot DES. Mais on dit : des asperges. On fait la liaison et, dans ce cas, on prononce le S.
Prenons le mot LES. On ne prononce pas le S du mot LES. Mais on dit : les immeubles. On fait la liaison et, dans ce cas, on prononce le S.
🎉🎉🎉Et voilà !!! Maintenant, tu sais comment faire et comment distinguer les liaisons obligatoires, facultatives et interdites ! Oui, je sais qu’il y a beaucoup de situations, mais je te conseille de bien apprendre les liaisons obligatoires et de les faire. Pour le reste, ne t’en fais pas, petit à petit, tu apprendras à faire ou à ne pas faire ces liaisons naturellement.
J'espère que tu as bien aimé cette leçon ! 😀
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Les voyelles nasales "ON" "AN" "EN" "IN" "UN" | Prononciation française par Guillaume Posé
Les voyelles nasales "ON" "AN" "EN" "IN" "UN" | Prononciation française
Guillaume Posé
Dans cette leçon de prononciation française, tu vas apprendre à bien prononcer les voyelles nasales en français. Je vais tout t’expliquer clairement et tu vas répéter avec moi.
🗣️ 1. [ɔ̃]
On commence par le son [ɔ̃] qu’on retrouve quand il y a les lettres ON ou OM. Pour bien prononcer ce son, c’est facile. Imagine que tu fais un petit rond avec ta bouche, comme si tu étais un peu surpris. 😯 Ensuite, tu prononces la lettre "O", mais l’air sort plutôt par le nez. C’est un son très fermé.
Voilà des exemples :
le cochon
le mouton
le lion
Généralement, devant la lettre "B" ou la lettre "P", les lettres ON se transforment en OM, mais le son reste identique. Par exemple :
le plombier
le pompier
J’ai compris.
Sauf le mot "bonbon" qui garde son "N", car c’est la répétition du mot "bon".
⚠️ Attention aux exceptions au niveau de la prononciation.
→ Tout d’abord, quand il y a une voyelle ou un H juste après ON ou OM, on prononce chaque lettre séparément.
ON [on]
OM [om]
le monastère
la chronologie
le bonheur
le fromage
le comique
la tomate
→ Il se passe la même chose si on double le N ou le M. On prononce chaque lettre séparément.
ONN [ɔn]
OMM [ɔm]
L'alarme sonne !
la lionne
Je suis comme toi.
la pomme
🗣️ 2. [ã]
On va voir le son [ã] qu’on retrouve quand il y a les lettres AN, EN, AM et EM. Pour bien prononcer ce son, imagine un rectangle vertical dans ta bouche et l’air sort un peu par le nez. 😲 C’est un son vertical. Tu dois être en colère et faire le cri du gorille. Tu ne peux pas sourire. Sinon, ça ne marche pas.
Voilà des exemples :
la France
la danse
grand
quand
le chant
lent
le vent
la tente
la dent
Et comme pour le son précédent, devant la lettre "B" ou la lettre "P", la lettre N se transforme en M, mais le son reste identique. Par exemple :
la chambre
le champ
l’ampoule
le champagne
l’emballage
les embouteillages
la tempête
⚠️ Attention aux exceptions au niveau de la prononciation.
→ Quand il y a une voyelle ou un ‘h’ après AN, EN, AM et EM, on prononce chaque lettre séparément.
AN [an]
EN [ən]
AM [am]
EM [əm]
le canard
la banane
le canal
le piranha
la chenille
le menu
l’amour
l’amitié
la remise
la semaine
→ Il se passe la même chose si on double le N ou le M. On prononce chaque lettre séparément.
AN [an]
EN [ɛn]
la canne
l’anniversaire
l’Italienne
la Brésilienne
Quand on double la lettre M, on entend généralement le son [am].
AM [am]
EM [am]
la flamme
bruyamment
la femme
différemment
⚠️ Petites exceptions : la flemme [ɛm] ; emmener [ãm]
Avant de passer à la troisième voyelle nasale, je voudrais ajouter un petit détail. En réalité, on peut aussi obtenir le son [ã] avec les lettres AON, mais c’est très rare. On retrouve cette possibilité dans le mot paon par exemple. C’est ce bel animal. 🦚
🗣️ 3. [ɛ̃]
On passe maintenant au son [ɛ̃] qui apparaît quand il y a tous les ensembles suivants :
IN / IM / YN / YM / UN / AIN / EIN / AIM / EIM / EUN.
Pour bien prononcer le son [ɛ̃], il faut faire un énorme sourire.😆 Imagine un rectangle horizontal dans ta bouche. Tu dois être heureux pour prononcer ce son.
Voilà des exemples :
l’inspecteur
impossible
le syndicat
la symphonie
un train
les reins
J’ai faim.
Reims
Je suis à jeun.
Tu as sûrement remarqué dans les exemples qu’ici aussi la lettre N se transforme en M devant un "B" ou un "P".
⚠️ Attention aux exceptions au niveau de la prononciation.
→ Une fois de plus, quand il y a une voyelle ou un h après les ensembles IN / IM / YN / YM et UN, on prononce chaque lettre séparément. Voilà des exemples.
IN [in]
IM [im]
YN [in]
YM [im]
UN [yn]
le cinéma
l’image
la gynécologue
anonyme
l’uniforme
Pour les autres ensembles AIN / EIN / AIM / EIM et EUN, la prononciation va changer.
AIN [ɛn]
EIN [ɛn]
AIM [ɛm]
EIM [ajm]
EUN [ən]
Elle est américaine.
la reine
Je t’aime !
Alzheimer
le déjeuner
→ Et si on double le N ou le M, on prononce chaque lettre séparément.
INN [in]
IMM [im]
UNN [yn]
innocent
l’immeuble
le tunnel
🗣️ 4. Cas particuliers
Enfin, voyons les cas les plus particuliers. J’ai dit que les lettres EN se prononçaient [ã]. En réalité, il y a quelques exceptions ⚠️. Dans certains cas, les deux lettres EN ensemble peuvent aussi former le son [ɛ̃]. Cela se passe généralement quand il y a les lettres "I", "É" ou un "Y" juste devant. Je vais te donner des exemples qui sont faciles et connus.
IEN [jɛ̃]
ÉEN [eɛ̃]
YEN [jɛ̃]
Très bien !
le chien
le Brésilien
européen
le citoyen
En revanche, il faut faire attention parce que tous ces mots changent de prononciation au féminin. Regarde.
IENN [jɛn]
ÉENN [eɛn]
YENN [jɛn]
la chienne
la Brésilienne
l’Union européenne
la citoyenne
Et en plus de tout ça, il y aura toujours de petites exceptions qu’il faudra apprendre petit à petit au cours de la vie. 😉
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Qui a inventé l'alphabet et comment a-t-il changé l'histoire de l'humanité ? Par Natalie
Qui a inventé l'alphabet et comment a-t-il changé l'histoire de l'humanité ?
Par Natalie
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La question "qui a inventé l'alphabet" n'a pas de réponse unique. L'alphabet n'a pas été créé par une seule personne. Il s'est développé lentement au fil du temps. De nombreuses civilisations anciennes ont contribué à sa création.
L'alphabet le plus ancien connu est généralement associé à la Phénicie et aux Phéniciens. Cette civilisation a vécu vers 1200 avant notre ère dans la région de la Méditerranée orientale. Leur système d'écriture est devenu le fondement de nombreux alphabets ultérieurs.
Qu'est-ce qu'un alphabet ?
Un alphabet est un système d'écriture. Il utilise des symboles pour représenter des sons. Chaque symbole représente généralement un son. Ces symboles sont appelés lettres.
Ce système est différent des systèmes d'écriture antérieurs.
Avant les alphabets, de nombreuses cultures utilisaient des symboles picturaux. Ces symboles représentaient des idées ou des objets.
Par exemple, le système d'écriture de l'Égypte ancienne utilisait des hiéroglyphes. Les hiéroglyphes étaient des images détaillées. Elles étaient belles mais complexes.
En Mésopotamie, les gens utilisaient l'écriture cunéiforme. Ce système utilisait des marques en forme de coin pressées dans des tablettes d'argile.
Ces premiers systèmes étaient difficiles à apprendre. Des centaines de symboles étaient nécessaires.
L'alphabet phénicien
Les Phéniciens ont créé un système plus simple. Leur alphabet comportait environ 22 symboles. Chaque symbole représentait un son de consonne.
Ce système d'écriture était pratique. Il était facile à apprendre. Il était utile pour le commerce.
Les Phéniciens étaient des marins et des commerçants habiles. Ils ont beaucoup voyagé autour de la mer Méditerranée. En échangeant des marchandises, ils ont également diffusé leur système d'écriture.
Cet alphabet est devenu la base de nombreux alphabets futurs.
L'alphabet grec
Vers 800 avant notre ère, la Grèce antique a adopté l'alphabet phénicien. Les savants grecs ont apporté un changement important. Ils ont ajouté des symboles pour les sons de voyelles.
Ce changement a été révolutionnaire. L'écriture est devenue plus claire et plus flexible.
L'alphabet grec a plus tard influencé l'alphabet latin.
L'alphabet latin
L'alphabet utilisé en français aujourd'hui vient de la Rome antique. Les Romains ont adapté l'alphabet grec. C'est devenu l'alphabet latin.
L'alphabet latin s'est répandu en Europe pendant l'Empire romain. Plus tard, il est devenu le système d'écriture de nombreuses langues modernes, dont l'anglais, l'espagnol, le français et l'allemand.
Y a-t-il eu un seul inventeur ?
Non, une seule personne n'a pas inventé l'alphabet. Il s'est développé grâce aux échanges culturels. Les Phéniciens ont créé une première version. Les Grecs l'ont améliorée. Les Romains l'ont adaptée.
L'alphabet est le résultat de siècles d'innovation.
Pourquoi l'alphabet est-il important
L'invention de l'alphabet a changé la communication. Elle a rendu l'écriture plus accessible. Elle a réduit le nombre de symboles nécessaires pour lire et écrire.
Au lieu de mémoriser des centaines de signes complexes, les apprenants n'avaient besoin de connaître qu'un petit ensemble de lettres.
Cette simplicité a contribué à la diffusion de l'alphabétisation.
L'alphabet a soutenu l'éducation, la tenue des registres, la littérature, la science et le droit. Il a joué un rôle majeur dans la formation des civilisations.
Comment l'alphabet continue d'évoluer
Les alphabets modernes changent encore. Des lettres sont ajoutées ou supprimées dans différentes langues. La prononciation change au fil du temps.
Cependant, l'idée de base reste la même. Un symbole représente un son.
La question "qui a inventé l'alphabet" mène à une histoire de collaboration entre les civilisations anciennes. Des Phéniciens aux Grecs et aux Romains, chaque culture a contribué à un système d'écriture qui continue de façonner la communication aujourd'hui.
L'écriture avant l'alphabet
Avant l'existence de l'alphabet, les premiers humains avaient encore besoin de moyens pour enregistrer des informations. Des marques sur la pierre, des peintures rupestres et des symboles gravés sont apparus il y a des milliers d'années. Ces premières formes de communication n'étaient pas de véritables alphabets. Elles ne représentaient pas des sons individuels. Au lieu de cela, elles montraient des idées, des objets ou des actions.
En Mésopotamie, l'écriture cunéiforme s'est développée vers 3200 avant notre ère. Elle utilisait des marques en forme de coin pressées dans l'argile. Des centaines de symboles étaient nécessaires. L'apprentissage de ce système prenait des années.
En Égypte ancienne, des hiéroglyphes étaient utilisés. Ces symboles étaient détaillés et artistiques. Certains symboles représentaient des mots entiers. D'autres représentaient des sons. Cependant, le système était complexe et difficile à maîtriser.
Parce que ces systèmes d'écriture nécessitaient de nombreux symboles, seuls des scribes formés pouvaient lire et écrire couramment.
L'écriture proto-sinaïtique
Les chercheurs pensent que l'alphabet s'est développé à partir d'écritures sémitiques antérieures. Une forme ancienne importante est appelée proto-sinaïtique. Elle est apparue vers 1800 avant notre ère dans la péninsule du Sinaï.
Cette écriture a simplifié les symboles égyptiens. Au lieu de représenter des mots entiers, les symboles ont commencé à représenter des sons. Cette idée était révolutionnaire.
Au fil du temps, ces symboles simplifiés basés sur les sons se sont développés pour devenir l'alphabet phénicien.
Pourquoi l'alphabet phénicien était-il important
Les Phéniciens ont créé un système d'écriture pratique vers 1200 avant notre ère. Il ne comprenait que des consonnes. Les voyelles n'étaient pas écrites.
Par exemple, un mot pouvait apparaître sans voyelles écrites. Les lecteurs comprenaient le sens à partir du contexte.
Ce système fonctionnait bien pour le commerce et la tenue des registres. Comme il ne comportait qu'environ 22 symboles, il était plus facile à apprendre que les systèmes précédents.
Les Phéniciens ont beaucoup voyagé en Méditerranée. Leur alphabet s'est répandu dans de nombreuses régions.
L'innovation grecque
Lorsque l'alphabet est arrivé en Grèce antique, un changement important s'est produit. Les savants grecs ont ajouté des lettres de voyelles.
Cette amélioration a rendu l'écriture plus claire. Elle a permis une représentation plus précise de la langue parlée.
L'alphabet grec est devenu le fondement de plusieurs systèmes d'écriture ultérieurs. Il a influencé les traditions scientifiques, philosophiques et littéraires.
De nombreux termes scientifiques modernes utilisent encore des lettres grecques telles que alpha, bêta et gamma.
La contribution romaine
Les Romains ont adapté l'alphabet grec en ce qu'on appelle aujourd'hui l'alphabet latin. Cela s'est produit dans la Rome antique.
Au fur et à mesure que l'Empire romain s'étendait, l'écriture latine s'est répandue dans toute l'Europe. Au fil du temps, l'alphabet a légèrement changé dans différentes régions. De nouvelles lettres ont été ajoutées. Certaines lettres ont disparu.
L'alphabet français moderne s'est développé à partir de ce système latin.
Autres systèmes alphabétiques
L'idée de l'alphabet s'est répandue au-delà de la Méditerranée.
L'alphabet hébreu s'est développé à partir des racines phéniciennes. L'alphabet arabe a également des liens historiques avec les premières écritures sémitiques.
En Europe de l'Est, l'alphabet cyrillique a été développé au IXe siècle. Il a été influencé par l'alphabet grec et adapté aux langues slaves.
Bien que les alphabets aient une apparence différente selon les cultures, l'idée centrale reste la même : les symboles représentent des sons.
Pourquoi l'alphabet a été une percée majeure
L'alphabet a réduit le nombre de symboles nécessaires pour écrire. Au lieu de mémoriser des centaines de signes, les apprenants n'avaient besoin que de quelques dizaines de lettres.
Ce changement a favorisé une alphabétisation plus large. Davantage de personnes ont pu apprendre à lire et à écrire.
L'écriture est devenue plus efficace. Les lois, les registres commerciaux, les histoires et les textes religieux pouvaient être copiés plus facilement.
L'alphabet a également permis aux idées de voyager à travers les générations.
L'alphabet et l'éducation
Parce que les alphabets sont basés sur les sons, ils sont étroitement liés à la langue parlée. Les enfants qui apprennent à lire commencent souvent par les sons des lettres.
L'enseignement de la phonétique dépend du principe alphabétique. Chaque lettre représente un son. Les mots sont formés en combinant ces sons.
Ce principe rend la lecture systématique et enseignable.
L'évolution des lettres
Les lettres ont changé de forme au fil du temps.
Les premières lettres phéniciennes étaient très différentes des lettres modernes. Les lettres grecques ont développé de nouvelles formes. Les lettres romaines sont devenues plus standardisées.
Au Moyen Âge, les manuscrits manuscrits ont introduit des variations. Plus tard, l'invention de l'imprimerie a contribué à normaliser les formes des lettres.
Les formes utilisées aujourd'hui se sont développées progressivement au cours des siècles.
Une seule personne a-t-elle inventé l'alphabet ?
L'alphabet n'a pas été inventé par une seule personne. Il est le résultat d'échanges culturels et d'améliorations progressives.
Les symboles proto-sinaïtiques ont influencé l'écriture phénicienne. L'écriture phénicienne a influencé le grec. Le grec a influencé le latin.
Chaque civilisation a apporté quelque chose de nouveau.
L'invention de l'alphabet est donc une réalisation humaine partagée.
L'alphabet aujourd'hui
Aujourd'hui, les alphabets sont utilisés dans le monde entier. Le français utilise 26 lettres. D'autres langues utilisent plus ou moins de lettres.
Certains alphabets comprennent des marques spéciales appelées diacritiques. Ces marques modifient la prononciation.
La technologie prend désormais en charge les alphabets numériques. Les claviers, les smartphones et les ordinateurs utilisent des systèmes alphabétiques pour la communication mondiale.
Malgré la technologie moderne, le principe alphabétique de base reste inchangé.
Pourquoi il est important de comprendre l'histoire de l'alphabet
La question "qui a inventé l'alphabet" mène à une histoire d'innovation à travers les cultures. L'alphabet a façonné la littérature, la science, le droit, la religion et l'éducation.
Il a transformé la communication. Il a simplifié l'apprentissage. Il a permis à la connaissance de se répandre plus largement.
Des premières écritures sémitiques aux Phéniciens, des savants grecs aux écrivains romains, l'alphabet s'est développé étape par étape.
Ce système d'écriture reste l'une des inventions les plus importantes de l'histoire de l'humanité.
dimanche 19 avril 2026
jacques halbronn Linguistique comparée Le cas des marqueurs du féminin en français
jacques halbronn Linguistique comparée Le cas des marqueurs du féminin en français
Il importe de signaler à quel point la relation masculin/féminin en français vient corroborer nos récentes études sur l’influence déterminante du français sur l’espagnol et l’italien.
C’est ainsi que si le « le » de l’article défini du français donne le « el » ou le « il » dans les autres langues latines, le féminin de l’article défini du français « la » se retrouve à l’identique dans celles-ci. Si l’on suit cette piste, l’on s’aperçoit que le féminin du français présente des points communs frappants avec les langues qui ont emprunté au français, comme si ce féminin était une pièce rapportée, appartenant à une langue étrangère.
On trouve en effet dans le féminin du français les mêmes « solutions » de contournement qu »en anglais, en allemand, en italien ou en espagnol. C »est ainsi que la diphtongue du masculin n’y est pas préservée au féminin comme bon et bonne, un et une etc. Toutefois, grande garde la diphtongue de grand, constante la diphtongue de constant, ce qui vaut pour le participe présent en régle générale. Plaisant et plaisante, violent et violente etc, alors qu’en anglais le ‘an » n’est plus diphtongué. Tout se passe comme si en français, le féminin s’était davantage aligné sur le masculin, de par l’appartenance à une seule et même langue. Autres cas: méchant et méchante, savant et savante (cf Molière Les femmes savantes) Autre cas avec le participe passé, initialement avec une finale en « ed » (cf l’emprunt anglais wanted) qui devait donner au féminin « ede » et qui avec l’accent remplaçant le ed, donne ée au féminin. Aimed, aimede. Parfait/parfaite. Petit/petite. Dans ce cas, le t qui ne se prononçait pas au masculin( comme pour pied) est rendu au féminin, ce qui indique un non respect de la vocalisation terminale comme nous l’avions signalé dans de précédents textes. Or, la consonne « silencieuse » finale est une des caractéristiques remarquables du français, qui n’est observée qu’au masculin, notamment pour l’infinitif de la première conjugaison: manger, parler, ce qui n’est pas suivi en italien: mangiare, parlare etc. En revanche l’infinitif en « ir » ne respecte pas une telle régle: finir avec un r final consonantique.
Dans le cas de l’hébreu, régne une certaine confusion. Le féminin est marqué par l’adjonction du « a » (tov/tova); ce qui fait jouer le shewa pour la première syllabe. gadol/Guedola (gdola). Or, le pronom personnel (qui sert à la conjugaison), est ata pour le masculin et at pour le féminin, alors que cela devrait être l’inverse!
Terminons par cette hypothèse qui vient à l’esprit, d’un point de vue anthropolinguistique: les femmes n’auraient pas eu accés à un niveau supérieur de la langue, réservé aux hommes et se seraient retrouvées au même stade que les langues étrangères signalées plus haut.
JHB 19 04 26
mercredi 15 avril 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. Etudes Francocentristes Le proto et le post
jacques halbronn Anthropolinguistique. Etudes Francocentristes Le proto et le post
En 1989, nous avions terminé une thèse (non soutenue) intitulée Langue et Culture. Essai de descriptions critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques (472 p.) Saturne était arrivé en Capricorne, donc en phase D centripéte, donc favorable à l'établissement et à la reconnaissance de centralités, de verticalité et par voie de conséquence la mise en évidence de certaines dépendances, dérivations et déviances. Nous y envisagions "l'hégémonie d'un dialecte local sur d'autres" (p. 6) Nous y mettions en garde :"Il semblerait qu'il ne serait point utile d'y rechercher un plan général qui aurait pu être élaboré à un certain moment de la formation de la langue" Nous exprimions notre scepticisme sur la notion d'évolution de la langue sur laquelle on n'aurait point prise. Il s'agirait, disions nous, de "distinguer, tel un archéologue, quels sont les traits initiaux du projet et quels facteurs ont pu interférer, tels les emprunts" Nous demandions "si la grammaire n'est point ' rendue possible du fait que la langue a été élaborée selon un certain schéma (..) La grammaire ne viserait alors qu'à retrouver les termes d'une proto-grammaire plutôt qu'à mettre en évidence un ordre inconscient voire involontaire" Nous concluions que "le système morphologique du français, seule langue source européenne contemporaine, c'est à dire à avoir exercé une influence puissante sur la structure et le "capital" lexical d'autres langues. On ne s'étonnera pas de notre usage de l'épithète "différentiel" (pp 267 et seq) Nous expliquions que "notre analyse a été nourrie par le recensement des diverses transformations du lexique français dans les langues germaniques (..) Les fautes commises par des locuteurs étrangers dues à la généralisation de certains cas parmi les moins sophistiqués à l'ensemble de la langue française (..) C'est précisément cette tendance systématisante supposée pallier l'ignorance globale de la langue qui est susceptible de nous révéler certaines structures " Dans notre conclusion (pp. 443 et seq), nous écrivions "L'homme semble fasciné par sa propre aptitude à créer des enclos que la Nature n'avait point programmés. Nous insistions sur l'avantage de "disposer d'une société de locuteurs capable de saisir de très faibles nuances dans la formulation différentielle des signifiants renvoyant à des signifiés assez nettement distincts (..) Dès lors que l'on est en face d'une société médiocrement consensuelle, il faut évidemment recourir à des différentiels plus grossiers où chaque notion correspondrait à la limité à un mot différent (..) En fait, toutes les langues sont placées en situation d'emprunt face au fléchissement de la polysémie et à l'afflux de signifiés, de nouveaux objets faisant la loi aux signifiants (..) Selon nous, la stratégie la plus efficace consisterait à dénoncer les faiblesses de l'anglais, ses compromis, ses emprunts maladroits, ses formes alambiquées"-(...) Le linguiste "devrait s'intéresser à des systèmes et à des "projets" linguistiques et non simplement à des langues" "Il est heureux, conclusions -nous, que certaine cultures soient en position dominante de façon à contrebalancer un tel processus centrifuge. Affirmer que chaque culture est autonome (..) risquerait de nous faire négliger le rôle de certains rapports de force entre cultures" (...) L'Homme habite des structures souvent fort anciennes par rapport auxquelles il est devenu peu à peu étranger, ce qui l'améne à tenir un discours impropre sur leur formation; Il importe, selon nous, que l'Homme reconquière sa propre création tout autant qu'il a su conquérir de ce qui ne l'était pas" (p. 456). Cet ouvrage achevé en 1989 souffrait d'une grave lacune, à savoir que nous n'appréhendions pas vraiment alors la dialectique de l'écrit et de l'oral https://fr.scribd.com/document/505453467/ Jacques-Halbronn-Dialectique-de-l-Ecrit-Et-de-l-Oral-en-Francais. Sur le plan académique, nous allions en 1995 reprendre l'essentiel de ce document (Paris VIII, DESS) dans un prélude à un Guide Astrologique (Ed O. Laurens, 1997). Où en est notre recherche plus de 35 ans après? Nous avons confirmé la centralité du français en montrant comment certaines inventions du français avaient débouché sur des solutions de continuité dans d'autres langues. La question du passage de l'écrit à l'oral, la connaissance des codes de prononciation mais aussi la quasi incapacité pour des locuteurs étrangers (dont ce n'est pas la langue maternelle) à restituer la bonne oralité du français met en évidence un processus d'initiation. C'est ainsi que la diphtongaison nasale semble hors de portée des "profanes" lesquels s'evertueront à trouver des succédanés, ce sera notamment le cas des autres langues latines, avec le remplacement du "e" à la française par un "o" ou un "a" comme quatre qui devient cuatro et quattro, tout comme "un" devient uno. On sera certes tenté de contester un tel diagnostic mais selon nous, il est assez aisé de percevoir un contournement d'obstacle là où d'autres préféreraient ne voir qu'une idiosyncrasie relevant de l'horizontalité et de la diversité babélique des langues plutôt que de la domination d'une langue matricielle, centrale, d'où le concept de franco-centrisme. Non pas que le français soit une langue première mais elle correspond à une "révolution", à une intervention venue d'ailleurs, conduisant à un reformatage d'une matière première. Ce qui vient brouiller les pistes, c''est le risque de confusion entre le primitif et le corrompu, en amont et en aval de la matrice, ce qui forme un triangle. L'obstacle épistémologique qui aura bloqué la recherche linguistique dans l'exploration phonologique tient évidemment à l'absence d'outils d'enregistrement avant la fin du XIX e siècle, étant entendu que l'écrit n'est que faiblement capable de nous restituer l'oral des siècles passés, ce qui vient relativiser l'oeuvre d'un Jean François Champollion(Pierre de Rosette)
wikipedia
"L'histoire des supports d'enregistrement sonore débute en 1857 avec un appareil qui, s'il est capable d'enregistrer une onde sonore complète sous la forme d'un tracé et non plus de simples vibrations, n'en permet pas la restitution : le Phonautographe du Français Édouard-Léon Scott de Martinville[— il faut attendre 2008 pour que des chercheurs parviennent à obtenir des fichiers audibles à partir de numérisations de tracés datant de 1860[ La restitution arrive vingt ans plus tard, en 1877, avec deux inventions quasi simultanées : le paléophone de Charles Cros, et le phonographe de Thomas Edison. Le matériel d'enregistrement et de restitution a depuis lors constamment évolué jusqu'à un traitement de plus en plus souvent entièrement numérique, de l'enregistrement à la restitution."
Comment avons-nous surmonté ce probléme? Nous avons établi une "loi" s'articulant sur la dialectique des voyelles et des consonnes, les unes sous tendant les suffixes, les autres, les préfixes. Cela tenait à la méthodologie évoquée plus haut selon laquelle il convenait de rechercher l'application d' un "plan" (un dessein intelligent) exigeant, on l'a dit, toute une formation précoce des locuteurs à combiner les consonnes entre elles en position préfixale et à renforcer la sonorité des voyelles en position suffixale. On parlera d'une anthropolinguistique, à savoir que la langue française, en tant que medium, serait porteuse d'un message (cf Macluhan) quant à l'organisation de nos sociétés. Mais notre réflexion épistémologique sur l'erreur aura été un fil d'Ariane. (c Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire, mémoire de 1987 (https://fr.scribd.com/document/367010714/jacques-HALBRONN-Linguistique-de-l-Erreur-et-Epistemologie-Populaire) Nos travaux sur les contrefaçons nous auront également préparé à repérer des emprunts et donc à rechercher des sources, des modéles.(cf notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France, 1999) C'est ainsi- comme nous l'indiquions dans notre mémoire "Essai de description critique du systéme du français-que l'erreur est révélatrice de ce dont elle est issue, elle en est le reflet déformé. Il est clair qu'une telle entreprise exige une certaine aptitude innée d'investigation. Il faut un certain génie pour mettre à jour le génie d'une langue. Notre lecture du premier chapitre de la Genése nous aura conduit à l'idée d'une Surnature, révolution copernicienne de type créationniste et non pas évolutioniste.
ANNEXES
Autres exemples d'ajustements des emprunts:
Monstre devient Monster en anglais, monstruo en espagnol , sans réalisation de la diphtongue "on"
Le français entre devient Enter en anglais (sans diphtongaison), Se prononce "entré" en espagnol; Lettre devient letter, lettra en espagnol Maître devient Master, Maestro en italien Meister en allemand, Victoire devient Victory en anglais. Rencontre devient Encounter. Peuple devient People et se prononce pipel, devient pueblo en espagnol, popolo en italien) Fenêtre devient en allemand Fenster, finestra en italien etc
On note que l'allemand aura constitué un code avec umlaut ( tréma) pour correspondre aux deux facettes de la lettre "e". Le ö c'est le e (eu) et le ä c'est le é (ai) du français pour aligner l'écrit sur l'oral;
Par ailleurs, le u français est rendu en anglais par "iew" vue ,(ex interview), ce qui indique que le U français donnait du "ou". Le "tu" français (2e personne du singulier) est rendu par le "thou" (archaïque)/ En ce qui concerne les pronoms possessifs, mon devient mein en allemand (my en anglais), ton donne dein, son donne sein (avec invitation non suivie à diphtonguer)
Observations, d'aucuns pourraient certes être tentés de contester notre description et nos comparaisosn voir de les inverser: ne serait-ce pas plutôt comme le voudraient des étymologistes, maestro qui aurait donné le français "maître" et ainsi de suite? Nous répliquerons que l'on va plutôt du plus compliqué et difficile vers le plus simple et facile et non l'inverse. Ce n'est donc pas le français qui aura introduit de la diphtongaison mais les 4 langues emprunteuses (deux germaniques, deux latines) qui auraient déclaré forfait en proposant un biais, ce qui place le français en position centrale en rapport avec sa position géographique. Cela dit, que penser de l'origine du français "maître"?
sur le web
"Les dictionnaires nous apprennent que. Maître provient de maistre (1080) mot de l'ancien français issu du terme latin magister, lui-même dérivé de magis "
En tout état de cause, le français n'est pas apparu ex nihilo, il aura reformaté des états anterieurs. Il y a un état proto-français tout comme il en est un pos-français avec ses dérivés(cf supra).
JHB 15 04 26
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