jeudi 5 mars 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. Epistémologie d'une théologie structurelle. La dualité des pronoms personnels;
jacques halbronn Anthropolinguistique. Epistémologie d'une théologie structurelle. La dualité des pronoms personnels;
Notre idée d'une théologie structurelle implique une chose et son contraire, un nécessaire revers à la médaille, ce qui tend à égarer les chercheurs. D'aucuns veulent croire que le plan divin ne prévoit pas de dialectique et que s'il y a revirement, cela tient à quelque erreur ou accident de parcours venant fragiliser le dit plan; Attitude que nous jugeons blasphématoire. Il importe, tout au contraire, de faire apparaitre toute manifestation de dualité, tout changement de registre, de clef (au sens de la notation musicale)
Nous appliquerons ce principe à la description des pronoms personnels en français en montrant la diffèrence de traitement entre la première et deuxième personnes, pour les pronoms personnels au singulier comme au pluriel, d'une part et entre la troisiéme personne du singulier et du pluriel. C'est ainsi que dans le premier groupe, on ne distingue par l'homme et la femme, logés sous une même enseigne alors que dans le second groupe, on trouve les formes "il (s)" et "elle(s)" On est donc en face d'un dispositif quaternaire (pair) et non pas ternaire (impair)
Grammaticalement, ces deux groupes de deux vont fonctionner bien différemment. Le je et le tu, tout comme le nous et le vous sont des pronoms commençant par une consonne alors que il (s) et elle (s) sont des pronoms commençant par une voyelle, i ou e. On aura la proposition "tu manges" qui comporte une diphtongue à valeur vocalique (An) face à une consonne (Tu) alors que pour le second groupe, c'est la voyelle qui intervient en premier et la consonne en second il mange et dans ce second cas, mange ne sera pas traité comme une diphtongue vocalique. Il reviendra au locuteur de trancher dans un sens ou dans un autre, soit en insistant sur la consonne, soit en l'éclipsant. Donc "tu manges" devra s'entendre sans la consonne écrite "g" mais comme "tu man(ges)". On pourra donc dire je pen (se) avec finale vocalique mais on dira " elle pense", avec finale consonantique.
On expliquera cette différence de statut quant au passage du je et tu vers le il et elle, en ce que le je et le tu reléve du dialogue entre deux personnes placées en vis à vis alors que le "il(s)" ou le "elle(s)", surtout au pluriel, sont moins déterminés. Psychologiquement, il s'agit du passage de la psychologie féminine à la psychologie masculine, l'une se fixant sur des personnes bien définies (moi et toi, nous et vous) et l'autre traitant de problématiques plus générales, moins personnelles.
JHB 05 02 2
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