mardi 17 mars 2026

jacques halbronn Linguistique La prononciation d'un mot dépend de sa place.

jacques halbronn Linguistique La prononciation d'un mot dépend de sa place. Si l'on applique la régle que nous avons posée selon laquelle les finales des mots devaient être "vocaliques " alors que les débuts de mots seraient consonantiques, et si l'on admet que les diphtongues ont un profil vocalique, du fait même de la consonne "n" adjointe à une voyelle et en quelque sorte la prolongeant, il ressort que les finales en "ing" devaient être au départ nasalisées, ce qui englobe un ensemble considérable de mots dans les langues germaniques comme "morning", comme les formes progressives en "ing" qui correspondent au participe présent français en "ant" - dont elles sont un calque-on trouve des mots en ing: comme thing, Ding, sing, ring, lang/long, alors qu'en français les formes en "ent" son toutes à l'oral nasalisées: je prends, je vends, je tiens, je viens,au singulier.On trouve en français loin, poing, soin, coin, moins. Mais cela vaut aussi pour l'infinitif allemand se terminant en "en": essen, schlafen, mögen, dürfen, Können etc Décidément, la forme en ing ou en in/en apparait comme un marqueur souvent tombé en désuétude. Il est d'autant plus étrange que le français ne nasalise pas ses emprunts à l'anglais en ing, du fait que l'anglais ne le fait pas ou plus. Mais le français - comme nous avons déjà eu l'occasion de le signaler entretient un rapport plus riche avec le "ing", il y a le soin mais il y a le verbe soigner, loin et éloigner,sang et saigner, avec permutation du g et du n. Cela signifie que les formes en "ing" sont des emprunts appauvrissants et incomplets au français, souvent réduits à un état suffixal comme le "ing". Notons en allemand la fortune des formes en "ung": Achtung, Ubersetzung etc. Un autre exemple de cette régle mophonologique que nous avons posée des finale suffixales et des initiales préfixes - ce qui semble assez logique- tient à la pratique des "diminutifs". Le propre du diminutif est qu'il reléve de l'oralité laquelle prend le dessus sur le stade de l'écrit. Cela vaut pour les finales en "ot", en "y": Jacquot, Jeannot, Pierrot, Dany, Dickie, Fanny,Jimmy , Jerry, Freddy etc. Sans un tel processus de suffixation, la présence de formes vocaliques en fin de mot ne serait pas respectée, il s'agit donc bien d'un reformatage systématique, suivant un schéma directeur plus ou moins inconsciemment. Marqueurs vocaliques et consonantiques. Le présent du français se termine par des consonnes (indicatif et subjonctif) alors que son passé et son futur se terminent par des voyelles Le participe présent du français se termine par du vocalique diphtongué "ant" qui devient en anglais "ing" (f supra) En anglais et en allemand, les participes se terminent par des consonnes comme, gesagt, gefragt, "wanted" usant de la forme français en "ed" se prononçant à la source sur un mode vocalique; changed/ changé. L'anglais consonnantise ainsi une forme français vocalique. Nos conclusons que français semble avoir seul conservé la religion de la dialectique consonnes au commencemet /voyelles -à la fin . Ainsi si le français ne prononce pas le "s" final en tant que marqueur du pluriel cela tient à ce qu'il s'impose une régle. on ne prononcera pas le d de pied pour préserver l'équilibre consonnes -voyelles.On refusera donc systématiquement toute prononciation finale d'une consonne pourtant figurant à l'écrit, ce qui nous conduit à affirmer que c'est la position d'une lettre qui détermine son statut vocalique ou consonantique et non sa qualité intrinséque. Exemple: pied, clef, évier, manger etc La même lettre, située autrement, ne se prononcera pas à l'identique. Inversement, en début de mot, les voyelles seront "muettes", ne se feront point entendre. Jusqu'à présent, les descriptions du français avaient butté du fait qu'elles n'avaient pas intégré un tel principe; En français, on a le droit de ne pas respecter la voyelle en début de mot ni la consonne en fin de mot/ /JHB 17 03 26

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire