mercredi 11 février 2026
jacques halbronn Linguistique et kabbale . L’écrit constitue un matériau polyvalent devant déboucher sur un choix à l’oral.
jacques halbronn Linguistique et kabbale . L’écrit constitue un matériau polyvalent devant déboucher sur un choix à l’oral.
Nous avons mis en évidence le fait que les sons consonantiques marquaient le début d’un monéme et que les sons vocaliques marquaient leur terminaison. Encore faut il se situer au niveau de l’oral et non de l’écrit, l’oral étant une sublimation de l’écrit. Il reviendra donc au locuteur de soumettre l’écrit à cette exigence de l’oralité,comme dans le cas de l’usage du « é » en français à la place de telle ou telle consonne: comme pour clef qui devient clé (l’écrit s’alignant ici sur l’oral, ce qui n’est pas la régle pas plus que l’oral ne saurait s’aligner sur l’écrit. Dans certains cas l’anglais ne respecte pas cette régle notamment pour le participe passé des verbes « faibles » en « ed » avantl’adption en français du é » Dans d’autres cas, l’anglais donne l’exemple lorsqu’il ne prononce quasiment pas le « r » final, prenant exemple sur une pratique oubliée en français.
En ce qui concerne les marqueurs consonantiques, le shewa joue un rôle majeur ce qui permet d’éliminer les voyelles et le é permet de faire taire les consonnes; La lettre « e » est donc polyvalente en français, puisqu’elle sert des objectifs complémentaires, selon qu’elle sert de préfixe ou de suffixe. Une telle symétrie ne s’observe pas dans les langues que nous connaissons soit parce qu’elles sont antérieures au formatage français, soit qu’elles en sont des imitations maladroites.Dans les langues latines, la forme « yo » et « no » n’a pas la même valeur que la forme « je » et « ne » du français au niveau préfixale. Au niveau suffixal, en revanche, les langues latines imposent fortement la tonalité vocalique en « do » ou en » to » à l »écrit (et à l’oral) alors qu’en français, ce n’est qu’à l’oral, que le régime vocalique se manifeste avec le « é »
En conclusion, la langue française ne peut être appréhendée que dans une dialectique écrit/oral et dans une dialectique consonnes/ voyelles, même si dans certains cas, l’écrit a pu s’aligner sur l’oral, ce qui est source de confusion et aura plombé les tentatives de description de cette langue. On peut dire que le français est marqué par la dialectique de l’exotérisme et de l’ésotérisme, en Kabbale, sous le nom de PARDES
Les quatre niveaux d’interprétation du texte biblique réunis sous le terme PARDÈS (Pchat – Remez – Drach – Sod) pourraient être ramenés à une dualité pchat / drach si l’on ne tenait compte que d’une opposition entre interprétation littérale et symbolique. Mais cela négligerait une distinction essentielle entre le sod et les deux autres niveaux d’interprétation symbolique : il ne renvoie à aucune signification préétablie.En résumé :- le pchat, sens immédiat du texte, pourrait se passer d’intertextualité.- le remez est allusif et le drach symbolique. L’un comme l’autre renvoie à d’autres grilles de lecture, par l’allégorie ou par d’autres techniques comme la guématria (valeur numérique des lettres) ou le notarikon (anagramme).
- Le sod (mot qui signifie « secret ») n’exprime rien. Il ne renvoie à aucun sens, aucun langage. Dans la Cabale ou le hassidisme, on y accède par des voies mystiques."
Selon nous, le Sod est l’oral et le Pchat l’écrit et le français a su préserver une telle dualité/
JHB 10 02 26
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