samedi 21 février 2026
jacques halbronn Linguistique. La question des affixes et le passage de l’écrit à l’oral
jacques halbronn Linguistique. La question des affixes et le passage de l’écrit à l’oral
L’écrit détermine l’oral et est révélateur le cas échéant de sa nature. Si l’on trouve dans l’écrit d »une langue une série de mots comportant le couple [voyelle + n], la probabilité sera forte de l’existence d’une situation diphtongable. L’allemand écrit comporte le « ein » , le « dein », le ‘sein », le « nein » mais ne réalise pas pour autant, de nos jours, la diphtongue prévue..
De même si l’on trouve dans l’écrit le couple [consonne +e] pour ce qui est de l’usage prévu du « shewa ». Inversement, quand de telles conditions ne sont pas réunies, l’usage de la diphtongue et du shewa n’est pas concevable.
Dans le cas du français, nous disposons parmi les préfixes des huit cas suivants: [le, de, me, se, ne, que,te, re] qui permettent de constituer des séquences consonantiques, à l’oral, avec éventuellement l’usage de l’apostrophe mais de façon subsidiaire.. Or, les autres langues latines n’offrent pas une telle possibilité, usant plutôt de telle ou telle voyelle, le « e » n’étant pas considéré par nous comme une voyelle ordinaire. Précisons que nous englobons sous la qualification d’affixe la négation (ne), le possesif (me, te,se) et surtout toute préposition, tout préfixe comme le « re » Le français apparait idéalement comme une langue pouvant faire un usage intensif et récurrent du shewa (cf notre description pour l’hébreu moderne)
sur le web
- | Dictionnaire de l’Académie française | 9e édition Le préfixe re‑, que l’on trouve généralement sous cette forme devant une consonne, comme dans Reprise, Revoir, devient ré‑ devant une voyelle ou un h muet », ...
sur le web Préposition :
» Mot invariable qui introduit un complément et précise la relation sémantique l’unissant au terme dont il dépend. «
Rappelons, une fois de plus, la « loi » que nous avons érigée, à savoir un cluster de consonnes en tête de séquence et un cluster de voyalles en queue de séquence, ce qui explique qu’à l’oral, le français évitera de produire des sons consonantiques, ce qui l’aura conduit à user du » é », qui joue un rôle inverse du shewa comme pour le traitement des infinitifs de la première conjugaison en « er » soit avec le son « é » soit avec la lettre « é » à l’écrit. Il est ainsi exclus que le français rende une finale en « s » pour le pluriel, à la différence de l’anglais ou de l’espagnol.(exemple « nous sommes ») sauf dans le cas de liaisons avec le mot suivant qui sera traité comme un prolongement suffixal.
Ainsi, le français propose une dialectique shewa/é (comme anti-shewa) que l’on ne trouve pas en hébreu. On parlera ici, pour la lettre « e » d’une lettre double, comme cela existe en hébreu (réglé de bagadkafat qui ne s’applique plus actuellement à l’oral que pour le beith (sons b et v), le kaph (sons k et kh) et le pé(sons p et ph) cf la description du Sefer Yetsira qui comporte un commentaire de l’alphabet hébraique de 22 lettres=les autres formes étant tombées en désuétude. Un tel constat nous conduit à voir dans le français le garant de l’intégrité de la relation écrit-oral, les autres langues se révélant défectueuses à différents titre.
JHB 21 02 26
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