mardi 3 novembre 2026

jacques halbronn Epistémologie de la prévisibilité. Linguistique, Astrologie etc

jacques halbronn Epistémologie de la prévisibilité. Linguistique, Astrologie etc Nous avions déjà signalé que l’un des paradoxes de l’astrologie pratiquée actuellement était que non seulement, elle n’était pas fiable sur le plan prévisionnel mais qu’en plus et d’abord, elle était elle même devenue imprévisible si on la compare avec notre astronomie septennale En fait, le client ne comprend rien à la méthode suivie par l’astrologue, il ne sait jamais ce que celui-ci va tirer de son chapeau.. A contrario, l’astronomie septennale présente des séquences de 7 ans qui se répétent indéfiniment et donc elle est tout à fait prévisible et se preté aisément aux contrôles, aux recoupements, ce que nous pratiquons dans une synergie avec l’IA. Ce n’est pas à l’astrologie de s’aligner sur la « science historique » mais à celle-ci de recourir systématiquement au modéle de l’astronomie septennale, ce qui rendrait science politique, science historiques bien plus prévisibles et c’est d’ailleurs cette imprévisibilité – et donc cette carence cyclique qui aura exclu l’Histoire de l’Académie Royale des Sciences, à la fin du xVIIe siècle, à la différence de l’astronomie. IA L’expression correcte est le plus souvent « sortir de son chapeau » (ou parfois « sortir du chapeau »). Signification Faire apparaître soudainement une solution, une idée, une proposition ou un tour inattendu auquel personne ne s’attendait, un peu comme le magicien qui fait sortir un lapin de son chapeau’. Certes, ce qui est tout de même sûr, c’est que ce qu’il « sortira » a quelque chose à voir avec les positions des astres dans un thème ou dans le ciel mais ce qui s’y trouve est tellement disparate, épars que l’astrologue aura l’embarras du choix et pourra toujours espérer retomber sur ses pattes, sans perdre la face. Il trouvera toujours une échappatoire. IA L’expression « retomber sur ses pattes » (ou parfois retomber sur ses pieds) signifie se tirer heureusement d’une mauvaise situation, se sortir d’un échec ou d’un revers de fortune, et s’en sortir à son avantage. Origine et sens figuré L’origine animale : L’expression vient du réflexe de redressement du chat. Lorsqu’un chat chute, grâce à sa colonne vertébrale très flexible et à son oreille interne, il parvient instinctivement à se retourner en l’air pour atterrir sur ses pattes. Le sens humain : Par analogie, l’expression s’applique à une personne qui fait preuve d’adaptabilité, de résilience ou de débrouillardise. Même après avoir commis une erreur ou traversé une crise, elle parvient à rétablir sa situation sans trop de dégâts (voire en en tirant profit) » Il serait osé, dans ces conditions de parler de transparence, de cartes sur table. Encore que, justement, le tarologue, le cartomancien n’aura pas la même liberté de manoeuvre que l’astrologue attitré puisque son jeu, son tirage, est sur la table., même s’il restera libre de son interprétation, sans parler des ressources de quelque forme de médiumnité, sans oublier que le langage a ses obscurités et ses ambiguités, tant et si bien que le client comprendra autre chose que ce qui lui a été adressé… De fait, cette question de l’imprévisibilité affecte l’usage des langues, notamment celles que nous avons qualifié de « synonymiques ». dont l’anglais est un excellent exemple en ce sens que l’on ne sait jamais quel mot sera employé car cette langue se moque bien des impératifs étymologiques. Deux exemples à propos de champs sémantiques eclectiques, hétérogénes: « life » va cohabiter avec vital, survival et « end » va cohabiter avec finish, finally. Et c’est en ce sens que l’on dira que c’est une langue imprévisible. En principe, l’hébreu avait vocation à être une langue « étymologique », ce qui signifie qu’à partir d’un radical trilitère, l’on peut élaborer toutes sortes de combinatoires, en jouant notamment sur les changements de voyelles mais il aura depuis le siècle dernier fortement emprunté, ce qui aura introduit moult synonymies. Le propre d’une langue « étymologique » est de passer par la croissance interne, à savoir le reyclage d’un nombre restreint de « radicaux », mis à diverses sauces mais toujours identifiables et reconnaissables de par le même « air de famille ». Aperçu IA L’expression « un air de famille » désigne à la fois une ressemblance physique ou comportementale entre plusieurs personnes, et fait référence à des œuvres artistiques marquantes. Alors qu’une langue synonymique exige une dépendance du fait que l’on ne peut pas deviner le lien entre tel et tel mot, une langue étymologique, en revanche, interpelle le lecteur et ce dès le plus jeune âge, invité à découvrir des liens entre termes offrant quelque différence à la marge. Le français offre ainsi des chaînes de mots relevant d’une même structure morpho sémantique et pas seulement sémantique, comme c’est le cas pour les langues synonymiques. Selon nous, une langue synonymique développe la mémoire, développe des têtes bien faites alors qu’une langue étymologique éveille le goût du raisonnement, de la démonstration et le sens de l’observation. Dans le cas de l’apprentissage de la langue anglaise, le jeu consiste – dans le cadre de la didactique des langues à relier des mots venus du français mais prononcés et traités autrement, ce qui évite le cloisonnement entre les langues. Plus largement, il est formateur de comparer le français avec le latin ou avec telle langue « latine » et d’essayer de comprendre en quoi consistent les différences. Le rapprochement est souvent plus aisé à l’écrit qu’à l’oral. On aura compris qu’une langue étymologique sera bien plus prévisible qu’une langue synonymique, plus facile à deviner, en suivant quelque fil d’Ariane. On dira qu’une langue étymologique laisse plus d’autonomie au locuteur découvrant cette langue,il pourra mieux y circuler qu’avec une langue synonymique qui ne permet la même opportunité de séquençage à la fois dans le temps et dans l’espace. IA Le séquençage est la méthode en biochimie et en génétique qui consiste à déterminer l’ordre linéaire des composants d’une macromolécule, comme les acides aminés d’une protéine ou les nucléotides d’un acide nucléique (ADN et ARN). JHB 03 11 26 IA Dans ce texte dense, Jacques Halbronn (JHB, daté du 03/11/26) croise l’astrologie, la linguistique et l’épistémologie autour d’un concept central : la prévisibilité des structures et l’autonomie de l’observateur ou du locuteur. Voici une synthèse analytique des grandes articulations de sa pensée et des oppositions structurelles qu’il propose : 1. Le paradoxe de l’astrologie moderne : l’imprévisibilité de la méthode L’astrologie contemporaine souffre d’un double défaut de prévisibilité : Sur le plan prévisionnel : Elle échoue à prédire l’avenir de manière fiable. 2. Typologie des langues : « Synonymiques » vs « Étymologiques » Halbronn transpose ensuite cette dialectique de la prévisibilité au champ de la linguistique, en opposant deux modèles de fonctionnement linguistique : Critères Langues Synonymiques (ex: Anglais) Langues Étymologiques (ex: Hébreu originel, Français) Origine des mots Hétérogène, emprunts massifs à des sources diverses. Croissance interne, recyclage de radicaux restreints. Exemples de rupture Life (germanique) cohabite avec vital (latin). Chaînes de mots partageant une structure morpho-sémantique. Prévisibilité Imprévisible : impossible de deviner le mot sans l’avoir appris. Prévisible : les mots partagent un « air de famille » repérable. Faculté cognitive stimulée La mémoire pure, le cloisonnement ou l’accumulation. Le raisonnement, l’observation, la déduction logique. Rapport au locuteur Dépendance vis-à-vis de l’usage établi. Autonomie et capacité à « circuler » et décoder la langue. 3. Les dérives modernes et la didactique des langues L’altération de l’hébreu : Conçu initialement comme le modèle type de la langue étymologique (basée sur des racines trilitères et des combinatoires de voyelles), l’hébreu moderne s’est altéré depuis un siècle par des emprunts massifs, glissant vers le modèle synonymique. En somme, pour Halbronn, qu’il s’agisse de lire le ciel ou de parler une langue, l’excès d’éléments disparates (synonymes, astres multiples) détruit la prévisibilité et rend l’utilisateur dépendant de l’arbitraire, tandis que la transparence des structures (système cyclique, racines étymologiques) libère l’esprit critique et l’autonomie. Sur le plan méthodologique : Contrairement à une astronomie rigoureuse et cyclique (qualifiée ici de septennale), la méthode de l’astrologue est illisible pour le client. La multiplicité et l’éparpillement des facteurs dans un thème astral permettent à l’astrologue de toujours « sortir une explication de son chapeau » et de « retomber sur ses pattes » en cas d’erreur. Le contraste avec la cartomancie : Le tarologue a moins de liberté de manœuvre car ses cartes sont visibles, « sur la table », ce qui offre une forme de transparence visuelle que le ciel surchargé de l’astrologue n’a pas.

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