jeudi 12 décembre 2024
jacques halbronn Linguistique. Genése de l'alphabet au prisme de la dialectique Oral/Ecrit
jacques halbronn Linguistique. Genése de l'alphabet au prisme de la dialectique Oral/Ecrit
Dans nos derniers écrits linguistiques auxquels nous renvoyons le lecteur, nous avons mis l'accent sur la problématique du primat de l'oral face au primat de l'écrit. Deux stratégies opposées se dessinaient, selon que l'on s'appuyât sur l'oral ou l'écrit. Or, il apparait que cela conduit à deux conceptions différentes de l'alphabet selon qu'on y incluait ou non les voyelles.
C'est ainsi que les langues dites sémitiques (du nom du personnage biblique, Shem (qui veut dire nom, Ism en arabe) ne comportent pas de voyelles dans leur alphabet, que celles-ci sont comme surajoutées à la différence de ce qui s'observe pour les langues latines, germaniques ou slaves.'( plus largement "Indo- européennes") Dualité que l'on retrouve au niveau anthropologique.
Wikipedia
La « race aryenne » est un concept pseudoscientifique propre à la culture européenne qui a eu cours à la fin du xixe siècle jusqu'au milieu du xxe siècle. Il dérive de l'idée selon laquelle les premiers peuples parlant les langues indo-européennes et leurs descendants jusqu'à l'époque moderne auraient constitué une « sous-race » de la race caucasienne. Dans son application la plus connue, le nazisme, il était affirmé que les premiers Aryens ressemblaient aux représentants des peuples nordiques, l'idéologie du Troisième Reich translatant le berceau oriental des Aryens sur le territoire du nord de l'Allemagne et du sud de la Scandinavie. La croyance en la supériorité de la « race aryenne » est parfois nommée « aryanisme »/
L'hypothèse que nous formulerons ici fait apparaitre deux conceptions de ce qu'on appelle alphabet selon qu'il comporterait ou non les voyelles en son sein sur un pied d'égalité avec les consonnes, sensiblement plus nombreuses. Cela correspondrait à deux fonctionnements sociaux bien distincts. D'un côté, une langue foncièrement orale qui ne se servirait qu'accessoirement d'un support écrit et de l'autre, une langue ancrée dans l'écrit et qui laisserait une certaine liberté à l'oralité, comme s'il s'agissait d'une question secondaire.
Nous avons donc, récemment,conclu que le second cas de figure constituait un stade supérieur de civilisation exigeant une initiation (ésotérisme) à la différence du premier cas de figure (exotérisme) accessible au nouveau -né, sans passer par l'apprentissage de la lecture. En ce sens, le premier cas pourrait correspondre à des sociétés "orales".
wikipedia:
"La tradition orale (également culture orale, patrimoine oral ou encore littérature orale) est une façon de préserver et de transmettre l'histoire, la loi et la littérature de génération en génération dans les sociétés humaines (peuples, ethnies, etc.) qui n'ont pas de système d'écriture ou qui, dans certaines circonstances, choisissent ou sont contraintes de ne pas l'utiliser. La tradition orale est parfois considérée comme faisant partie du folklore d'un peuple. Il serait sans doute plus juste d'y voir l'une des formes principales de l'enseignement (initial et renouvelé) des sociétés humaines avec ou sans écriture."
Pour ces sociétés, l'alphabet serait un simple aide-mémoire, exigeant préalablement une pratique orale développée. Cela correspondrait à l'alphabet sémitique '(22 lettres pour l'hébreu) et sans exigence de la maitrise de l'écrit. Au contact de l'écrit, l'on était aiguillé vers un savoir oral.
C'est à un tel exercice qu'ont ainsi été invités, depuis quelques générations, les Juifs arrivant (montant) en Israel, lesquels étaient issus, en grande partie, d'une autre tradition partant, quant à elle, de l'écrit, c'est à dire à partir d'un alphabet incluant des voyelles.(A, E, I,O, U, Y) sans parler des diphtongues. Or, l'hébreu ne se prête pas à un tel processus, si ce n'est par le biais de signes diacritiques en usage notamment dans les livres de prières et dans l'Ancien Testament.
Sur le web
"En hébreu, les diacritiques sont appelés נִיקוּד (translittération : nīqūd ou nikkoud) ou נְקֻדּוֹת (translittération : nəquddōṭ ou nekuddōth, pluriel du précédent), ou plus communément nikkudot ou « points voyelles"."
Ce sont ces signes qui sont censés renseigner sur la prononciation d'un mot. Leur absence implique de la part du locuteur/lecteur qu'il aille puiser dans son capital "oral" déjà acquis. Pour quelqu'un qui est habitué à l'alphabet "romain", cela fera nécessairement probléme et inversement, pour l'autre cas de figure.
Comment se fait-il, alors, que le nom des lettres de cet alphabet "romain" renvoie à des termes sémitiques tels que le "béta" grec issu du Bayt, sémitique ('la maison") ou le "delta" à rapprocher de "Délet", la porte. Quid de la lettre "alpha" à rapprocher du sémitique Alef - première lettre de l'alphabet - et qui a le statut de voyelle dans l'alphabet gréco-romain? Tout se passe comme si au départ, on avait disposé d'une alphabet comportant voyelles et consonnes et que par la suite, les voyelles avaient été traitées comme des consonnes perdant ipso facto leur statut/rôle initial.
Il convient de situer ce dossier dans le cadre de nos travaux en linguistique française (sur nofim.unblog, notamment) quant au passage de l'écrit à l'oral. Nous avons montré que la tradition française conduisait à une distinction remarquable entre voyelles et consonnes, à savoir que se constituaient des "clusters". On parle de "groupes consonantiques" d'où la voyelles sont exclues mais nous avons montré qu'en français, il existe aussi, parallélement, des groupes de voyelles d'où les consonnes sont exclues, notamment sur la base des diphtongues..
Wikipedia
"En linguistique, un groupe consonantique est une séquence de consonnes sans voyelle. Par exemple, le groupe consonantique /st/ commence le mot stage.
"Certains linguistes font valoir que le concept d'un groupe consonantique ne s'applique qu'aux consonnes dans une syllabe plutôt que dans un mot entier. D'autres font valoir le contraire, que le concept est plus utile quand il est plus général. La phonotaxe d'une langue décide quels groupes consonantiques sont permis. Il ne s'ensuit pas qu'un groupe permis dans une langue soit permis dans toutes les langues"
C'est dire que la dialectique voyelles-consonnes qui fait écho à la dialectique oral-écrit constitue une donnée anthropologique de toute première importance.
JHB 12 12 24
vendredi 13 septembre 2024
jacques halbronn Critique linguistique Les formes négatives en anglais et en français
jacques halbronn Critique linguistique. Les formes négatives en anglais et en français
En poursuivant nos travaux dans le champ de la description des langues,(Essai de description du système du français à la lumière des relations interlinguistiques. en ligne sur SCRIBD), nous abordons la question mal formulée jusqu'ici des formes négatives tant en anglais qu'en français.
I ANGLAIS
On tend à distinguer le cas des auxiliaires et des verbes "ordinaires":
Sur le Web
"La forme négative(en anglais) se construit différemment selon que le verbe est un auxiliaire (be, have, will, can...) ou un verbe ordinaire.• Si le verbe est un auxiliaire, la négation se construit avec not (ou avec la contraction en -n't), et sans l'auxiliaire 'do/does/did' :
She cannot know the truth. Elle ne peut pas savoir la vérité. (Notez bien que les mots 'can' et 'not' ne forment qu'un seul mot dans la construction négative!)
I am not ready yet. Je ne suis pas encore prêt.
They won't come. Ils ne viendront pas.
Les contractions en -n't (isn't, aren't, doesn't, don't, won't, can't...) sont très répandues dans la langue parlée. L'emploi complet du not détaché permet souvent d'accentuer l'idée de négation :
Is Bruno home? No, he is NOT (at home). Bruno est-il à la maison? Non, il n'est pas à la maison.
• Si le verbe est ordinaire, on emploie l'auxiliaire do/does/did pour introduire la négation :
He does not (ou doesn't) play rugby. Il ne joue pas au rugby.
They didn't go to the theater yesterday. Ils ne sont pas allés au théâtre hier".
Or, il s'agit là d'une description erronée car "do" est à considérer comme un auxiliaire, au même titre que "can" ,"will" etc si ce n'est que l'on aura fini par oublier l'usage de "do" en dehors des formulations négatives et interrogatives. En effet, "do" obéit exactement au même schéma que les dits "auxiliaires", en ce qu'il est suivi de "not" pour son expression négatives. Passage de "I do" à I do not (I don't) comme de I can à I cannot.
Mais quel est donc le sens de "I do"? Est ce que do peut être associé à un autre verbe comme dans I can speak, I will speak. On trouve certes un tel alliage comme signe d'insistance. I do think, je pense vraiment, fortement. Mais comment faudrait-il traduire "I don't'think" autrement que par "je ne pense pas"?, ce qui reviendrait à ignorer le sens de "do"? Et comment cette forme "I don't" a-t-elle pu ainsi se généraliser, devenir la norme? That is the question!
II Français
On nous présente généralement, la formation négative en français comme impliquant l'usage du "pas" en oubliant la forme simple du "ne" comme si, en français, on ne pouvait dire "je ne pense". Peut on sérieusement mettre le "ne" dans le même groupe que "pas" ou "point" ou "rien" ou "personne", "chose" (nothing en anglais)? On connait la chanson d'Edith Piaf, "Non, rien de rien, non je ne regrette rien" illustrant un tel binôme obligé pour la forme négatives du français.
Sur le web
" - Les adverbes de négation « ne » et « pas » (ou, par ex., « point », « jamais », « guère », « nullement », …) sont des outils pour construire une phrase de forme négative : « J'aime ce film » (forme affirmative) →« Je n'aime pas/point/guère ce film » (forme négative)."
Or, on trouve le "ne" sans ses "compléments" comme : "plus que je ne le pensais", "ce n'est que". Ce "ne" ne se suffit-il pas à lui même comme dans la plupart des autres langues à commencer par la famille "latine"
Nous proposons donc d'en revenir à un usage simple, sans fioriture, du "ne" ou du n'. Je ne sais et non je ne sais pas. Rappelons que cet usage se voulait "asymptotique", un "presque rien" (Jankelevitch) Pas un chat, entendons pas même un chat comme pas même un "point", pas même un"pas", pas même "une personne" si ce n'est que l'on ne prend pas la peine d'indiquer ce "pas même" qui reste sous entendu.
JHB 13 09 24
jacques halbronn Linguistique du français. De la polysémie à l'homophonie
Jacques halbronn Linguistique du français. De la polysémie à l'homophonie
La notion de polysémie est bien plus famulière que celle de polyphonie, du moins en linguistisque sinon en musique. Par polysémie, on entend généralement qu'un même mot peut revêtir plusieurs sens, plusieurs acceptions, ce qui dépendrait du contexte. Au locuteur reviendrait la tâche de faire le tri, de donner forme à la matière.
En revanche. qu'en est-il de l'homophonie du français? Or, une des principales difficultés de la langue française tiendrait à l'existence d'un tel phénoméne, du au goût "nocturne" propre à cette langue pour les abréviations, les réductions. C'est ainsi que le "ez", le "er", le "ef" seraient rendus, dans bien des cas, de façon identique, à l'oral comme cela fut autrefois le cas pour le "ed" avant que le ne soit remplacé par un "é".
Les régles de prononciation du français sont souvent mal décrites et relévent au final d'un certain empirisme, d'une pratique mal sous tendue par des principes bien définis. On passe ainsi de l'infinitif "passer" à "je passerai", où la finale 'er" est "dissoute" du fait qu'elle est suivie d'une voyelle, au futur. Quant aux finales nasales en "n", elles sont dépendantes de ce même critère, on passe ainsi de "bon" à "bonne".
JHB 13 09 24
jeudi 22 août 2024
samedi 17 août 2024
samedi 10 août 2024
jacques halbronn Réflexions sur le mythe de la Caverne.
jacques halbronn Réflexions sur le mythe de la Caverne.
Wikipedia
"L’allégorie de la caverne est une allégorie exposée par Platon dans La République. Elle expose en termes imagés les conditions d'accession de l'humain à la connaissance du Bien, au sens métaphysique du terme, ainsi que la transmission de cette connaissance."
"L'allégorie met en scène des humains enchaînés et immobilisés dans une caverne. Ils tournent le dos à l'entrée et voient non pas les objets, mais les ombres des objets qui passent devant cette entrée et sont projetées contre le mur. Ils croient voir la réalité, alors qu'ils n'en voient qu'une projection".
Dans de précédents écrits, nous avons écrit que la nuit, la perception auditive l'emportait sur la perception visuelle, et par auditif, nous incluions l'écrit, en tant que transposition de l'oral, opposant langage écrit et oral à visuel. Cela recoupe peu ou prou la problématique de la Caverne de Platon mais cela pose certaines questions auxquelles nous n'avions pas encore pleinement répondu, nous a -t-il semblé. Que dire, à ce propos, du premier chapitre de la Genése?
בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n'était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: "Que la lumière soit!" Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ. 4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.
ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד. {פ} 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.
On voit mal comment le langage aurait pu se former sans passer par le visuel. Ne se trouve-t-on pas ici face à un processus circulaire (l'oeuf et la poule)? Pour revenir à nos travaux sur la dialectique diurne/nocturne, les gens de la caverne disposeraient d'un langage issu du monde diurne mais sans plus pouvoir accéder à un véritable visuel dont ils sont exclus. Le signifiant l'emporte dès lors sur le signifié, dont il est déconnecté. Les gens de la nuit n'ont d'autre issue que de se contenter du signifiant lequel tiendra lieu, ipso facto, de signifié. Or, le signifiant est nécessairement réducteur, simplificateur par rapport au champ du signifié même si parfois il tendrait à le complexifier à outrance du fait d'une inflation, d'une profusion.. Les gens de la Caverne tendraient donc, tout de même, vers une appréhension appauvrie, synonymique et égalitariste du monde par le biais du langage, marqués par un comportement mimétique, nostalgique, d'un autre espace et d'un autre temps. On ne saurait donc être en accord avec le propos liminaire mentionné du Livre de la Genése, ce qui vient confirmer nos doutes quant à l'authenticité de cet ouvrage. ? On peut penser que les Israélites qui auront pris le controle du Pentateuque auront voulu marquer la primauté de la nuit sur le jour, tout comme du puiné sur l'ainé (Jacob -Israel face à Esaû), du colonisé face au colonisateur.
JHB 10 08 24
jacques halbronn Linguistique. Apport de l'anglais à la restitution de la bonne prononciation du français
jacques halbronn Linguistique Apport de l'anglais à la restitution de la bonne prononciation du français.
Nous avons pu déjà observer et faire observer que les codes de prononciation de la langue française ne sont plus respectés rigoureusement et que l'anglais, de par ses emprunts au français peut tout à fait nous aider à rétablir une pratique correcte à laquelle il a droit de par son statut remarquable. En effet, si l'anglais emprunte au français écrit, il lui arrive d'emprunter également au français oral. Il convient donc de cumuler ces deux cas de figure.
Nous avons insisté, dans de précédents textes, sur la dialectique visant à constituer parallélement des séquences de consonnes et des séquences de voyelles. Cela implique que dans certains cas, les consonnes sont abolies à l'oral et dans d'autres, les voyelles sont "sautées" à l'oral, le français ne pouvant être appréhendé correctement que sous cet angle duel à la différence des langues "ordinaires"., si l'on admet que le français est doté d'une aura toute particulière. On reviendra ici sur l'élimination des sons consonantiques en français, régle qui n'est respectée de nos jours que fort partiellement.
La régle veut qu'une consonne finale ne doit pas s'entendre dès lors qu'elle n'est pas suivie d'une voyelles. Le cas du pluriel français est particulièrement marquant: la prononciation du 's" comme marqueur du pluriel n'est plus respectée qu'en cas de "liaison" : Allons enfants", le premier "s" se prononce parce que suivi de "enfants, alors que le second 's" ne se prononce pas.
Si l'on prend, par exemple, le verbe "manger", on ne doit pas entendre le "r" final si ce n'est que le futur "je mangerai", est nécessairement impacté par le "r" puisque le r n'est plus en position terminale.
Si l'on trouve en français actuelle une application de cette régle de la consonne finale muette, comme pour l'infinitif des verbes de la première conjugaison en "er", comme pour "'manger", la régle n'est plus de mise pour actif - qui n'a pas à être traité comme le féminin "active", on l'aura compris.
Nous indiquions plus haut que tantôt l'anglais emprunte du français écrit et tantôt du français oral. C'est ainsi que le participe passé de la première conugaison comportait une finale en "ed" que l'anglais a repris mais en la prononçant, à la différence de la régle posée plus haut, ce qui ne vaut pas pour le féminin : il faudrait dire : manged, prononcé mangé au masculin et mangede, prononcé 'mangède au féminin; Mais le français aura par la suite aligné l'écrit sur l'oral, d'où la forme "mangé", l'accent se substituant au "d". Signalons la prononciation de 'respect" sans les consonnes finales alors que l'anglais rend les consonnes "ct" à l'oral; En revanche, on dira "respecter", respectable et l'on écrira "projet" alignant l'écrit sur l'oral.
Dans le cas de la deuxiéme conjugaison de français, si l'on trouve "dire" "écrire", et "dit", "écrit" on a aussi "finir", qui constitue une anomalie, probablement sous l'influence du futur "finirai". On voit bien ici que le participe passé du français devrait impérativement à l'écrit se terminer par un consonne, d ou t, que l'on retrouve en italien (finito/a) et en espagnol (comido/a) etc
Nous voudrions, à présent, partir de la prononciation française de " Juif" et "juifs" par opposition à "juive(s) En anglais, Juif se rend par "Jew", donc sans le f final. Cela tient, selon nous, à la non- prononciation du "f" final, comme dans "clef". On devrait donc dire "le peuple jui(f)" sans que l'on ait entendre le f" du moins au masculin alors que "juive" est tout à fait approprié. Rappelons que le "puits" en français ne produit pas à l'oral les consonnes finales. (il suit, conduit etc alors qu'on a suite, conduite) D'une façon générale, nous avons établi que le féminin français est plus long que son masculin à l'oral; 'français/française)
JHB 10 08 24
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