mardi 21 avril 2026
jacques halbronn Méthodologie diachronique triangulaire. Le proto et le post . La matrice française des langues latines et germaniques
jacques halbronn Méthodologie diachronique triangulaire. Le proto et le post . La matrice française des langues latines et germaniques
Il importe de faire apparaitre un état "parfait" , 'accompli" par rapport auquel l'on confrontera diverses langues présentant certaines similitudes au point que d'aucuns se demandent ce qui a précédé et ce qui a suivi, imité. En montrant que le français comporte des dispositifs suffixaux sophistiqués difficiles à reproduire, l'on débouche sur certaines évidences qui ont pu avoir échappé jusque là.
Ces dispositifs propres au français sont de trois sortes : la diphtongaison nasale, l'usage du son "e" et l'usage du son "r". Chaque fois, l'on observera des modes de contournement, de facilitation comme possible prononcé possibel que l'on trouve aussi dans l'article masculin singulier du français rendu en espagnol par el et en italien par "il". Pour les diphtongaison, on a revolution qui devient révolutsia, (en russe), intelligence, inteligentsia, ou en anglais parlement rendu avec une finale consonantique en "nt". On reviendra ici sur le traitement oral de l'infinitif du français. On sait que l'infinitif en "er" ne produit par le son "r" mais s'en tient au "é" : manger, parler. Pour les emprunts de l'italien au français, cela donnera mangiare, parlare. L'anglais, quant à lui, est resté plus proche de la prononciation française d'origine en produisant un "r" quasi inaudible. En revanche, son traitement du participe français en "ed" ne respecte pas la prononciation "e" comme pour pied, le ed ayant disparu en français écrit en s'alignant sur l'oral d'où des formes avec un "ed" final très consonantique: established, wanted etc. les autres langues latines usant de la forme "ado", ato" D'une façon générale, nous dirons que l'italien supprime la lettre et le son "l" plaisir devenant piacere et que l'espagnol supprime le "p" dans llueve, la pluie. Ce n'est pas le français qui a ajouté mais bien ces langues qui auront enlevé. Le mot français pardon a été modifié par incapacité à diphtonguer : l'anglais prononce "pardo-ne", l'italien "perdone" etc On peut penser que le français féminin a pu davantage impacter d'autres langues que le français masculin: on trouve active et non actif, peut être à partir de l'adverbe activement. Idem pour nation, qui donne en anglais na-tio -ne, en allemand Nation, en italien natio-n. On connait le "That is the question" d"Hamlet où la diphtongue d'origine, dans question, n'est pas respectée.
De même le français "comme" donne en italien come, en espagnol, como., en raison de la difficulté à prononcer correctement le e final du français, comme pour possible qui donne en italien possibile avec une finale en "é"/ Quant au français "bien", il devient en italien "bene" en évitant la diphtongue tout comme le français "bon" donne en espagnol "bueno" Bien entendu, le "non" français -disphtongué -est changé en no et en nein.(allemand). tout comme le un français devient "ou-n" et "ou-no"
Par ailleurs, l'espagnol associe couramment deux voyelles entre elles ( dans les formes négatives: exemple no olvider au lieu de n'oublie pas), ce qu'évite le français qui , lui, aime à combiner les consonnes entre elles grâce au "shewa" notamment en début de mot (comm' j' t'vois)? Revenons sur le français "autre", qui donne en anglais "other", en espagnol otro, en italien "altro", en raison de la difficulté à prononcer la finale consonne + E. Le o, le a, le é viennent alors à la rescousse comme pauvre qui donne en espagol pobre.(é). Révolution copernicienne: ce n'est pas le français qui descend de l'italien mais l'italien qui dérive du français!
JHB 21 04 26
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