mardi 14 avril 2026

jacques halbronn Linguiqstique II Epistémologie; Le français et sa matricialité des affixes.

jacques halbronn Linguistique II Epistémologie; Le français et sa matricialité des affixes. Selon nous, la langue française aura exercé une influence remarquable sur l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien de par ses affixes, tant préfixaux que suffixaux lesquels comportent des particularités phonologiques qui ont exigé des adaptations et des solutions de la part des langues qui lui ont emprunté. (cf notre Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989.) I Les préfixes L' usage du shewa permet une connexion de consonnes en début de proposition et l'évacuation des voyelles. Pour activer le shewa, il importe de disposer d'un certain nombre d'une dizaine de prépositions préfixales: le, ne, que, de, re, se, me, je, te, ce diversement décrites comme articles, pronoms, négation, possessifs, démonstratifs. L'apostrophe apparait fréquemment à l'écrit mais pas nécessairement. Ces prépositions avec le shewa (e muet) permettent au français de produire des combinaisons consonantiques originales. Or, les langues latines remplacent le e qu'elles ne captent pas par un o : d'où io, no, lo, ou prononcent le e comme un "é": te, me, se,de etc ce qui ne permet pas la jonction entre consonnes et donc la constitution d'un bloc consonnes initial faisant pendant à un bloc voyelles terminal. II les suffixes En fin de proposition, le français va amplifier non plus un bloc de consonnes mais une sonorité vocalique. D'où le rôle déterminant de la diphtongaison et du e terminal ce qui passe par la fonction assignée respectivement aux signes diacritiques que sont les lettres "n" et "e". D'où la production d'adverbes en "ment", de participes en "ant". Les emprunts au français opérés par les 4 langues signalées plus haut auront rencontré divers obstacles et donné lieu à des solutions de continuité et de contournement des difficultés. Examinons ces modes de substitution. Un des cas les plus remarquables est l'incapacité à respecter la lettre n comme signe diacritique. Cette lettre ne joue pas pour la diphtongaison un rôle de consonne mais au contraire vient renforcer la tonalité "vocalique", (on, son, an etc) soit produisant un effet inverse, ce qui conduit littéralement à des "contre-sens". D'où des prononciations consonantiques en final alors que les finales doivent, selon nos travaux, être vocaliques faisant ainsi contre poids au cluster consonantique initial D'où des adverbes et des substantifs se terminant en "o" ou en en italien qui ne réalisent pas la diphtongue: instruction devenant istruzione, finalmente, l'anglais, quant à lui, remplaçant "ment" par "ly" ou prononçant le n comme consonne: government, parliament. statement, ou relevant, different, intelligent etc Le "un" diphtongué du français donne "ein"(,le non français devient nein), et en italien, "uno" , la forme écrite ein signalant un écrit voué au départ à la diphtongue tombée en désuétude; blanc devient blanco/bianco. Les formes françaises noble, possible, quatre, centre avec ce e si particulier donnent des permutations à 'oral: nobel, possibel, ou avec adjonction de voyelle quatre donne cuatro, centre donne centro ou en allemand Zentrum;/ Notre méthodologie se fonde sur le postulat suivant, si l'écrit comporte une séquence voyelle + n , c'est qu'il devait y avoir au départ, lors du passage à l'oral, diphtongue. *C'est ainsi que pour les nombres cardinaux, le un, le cinq, le onze, le quinze, de par leur combinaison voyelle + n seront dits diphtongables et devant être diphtongués. Les langues latines ne respectent pas actuellement un tel principe, soit en ajoutant un o (uno, cinco, soit en prononçant le "n", en le séparant de la voyelle à laquelle il est lié. En allemand, ein, fünf (5) sont diphtongables entre autres. On dira que les formes se terminant en a ou en o sont des substituts aux formes se terminant en e (à l'écrit ou à l'oral) qui ne sont pas accessibles techniquement à certains locuteurs, que l'on peut qualifier de "profanes", de non initiés; En ce sens, les suffixes féminins en a ou o seraient la marque d'une appartenance à une population marginale; En hébreu, les formes qui ne comportent pas de finale en a ou en o correspondent à la population masculin, ce qui nous conduit à déclarer que la forme "ata" est un pis aller par rapport à la forme "at" et en ce sens ata serait féminin et at masculin à l'inverse de la pratique actuelle tout comme baroukh (béni) est masculin et baroukha est féminin. Dès lors la formulation actuelle "baroukh ata" (courante dans les bénédictions, le kidoush, (Sois béni) est irrecevable. JHB 14 04 26

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