mardi 28 avril 2026

jacques halbronn Linguistique comparée: nouvelles observations autour l'emprunt de l'anglais au français

jacques halbronn Linguistique comparée: nouvelles observations autour l'emprunt de l'anglais au français En ce qui concerne le phénoméne de l'emprunt linguistique, il importe d'insister sur les points suivants: l'emprunt vient s'ajouter au substrat de la langue emprunteuse, il vient en perturber l'identité et la fluidité mais c'est l'emprunteur qui en est responsable et non la langue ainsi imitée, importée, parfois à l'insu de l'exportateur, d'autant que cela ne se situe pas seulement au niveau du lexique mais passe par des calques divers. On soumettra ici deux exemples: celui du participe et du prétérit, d'une part et celui du traitement des formes françaises en "ier" et en "bre". I le cas des verbes faibles. sur le web "Les verbes faibles présentent une conjugaison régulière, c'est-à-dire que leur radical ne change jamais." Ce sont généralement dans le cas de l'anglais, des verbes empruntés au français (change) ou à l'allemand (sagen). sur le web "Le prétérit et le participe passé des verbes réguliers se forment en ajoutant -ed à la base verbale. Les deux formes sont identiques. Ex. : live (habiter) → lived (prétérit) → lived (participe passé). I lived in Scotland." A quoi donc tient cette similitude absolue entre prétérit et participe passé? Selon nous, c'est le fait de la similitude à l'oral en français entre je chantais et chanté voire avec l'infinitif chanter. Trois catégories distinctes à l'écrit mais homophones à l'oral en français. On trouvera d'autres cas du même genre pour la polysémie du mot "certain" en anglais sur le modéle français, qui combine l'idée de certitude et celle d'un indéfini comme dans "un certain regard". II Le cas des finales françaises ier et le et re reduites en anglais à "er" et "el" Les mots anglais comme carter, carpenter, river viennent du français charetier, charpentier, rivière. Tout se passe comme si la son "yé" qui marque ces mots ne passe pas en anglais, d'où ces "solutions" supprimant le "i". On a déjà signalé le traitement des finales françaises en "ble": possible, noble ou en "tre" : centre, octobre, septembre etc qui s'écrivent en anlais center, october, september, en alignant l'écrit sur l'oral. On peut parler ici d'une corruption (à l'oral ou/et à l'écrit) aux dépens du français qui s'explique par l'incapacité à prononcer certaines combinatoires comme c'est également le cas pour les diphtongues du français condamnés, à l'oral, à être décomposés, quand bien même leur orthographe resterait à l'identique. JHB 28 04 26

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