mercredi 15 avril 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. Etudes Francocentristes Le proto et le post
jacques halbronn Anthropolinguistique. Etudes Francocentristes Le proto et le post
En 1989, nous avions terminé une thèse (non soutenue) intitulée Langue et Culture. Essai de descriptions critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques (472 p.) Saturne était arrivé en Capricorne, donc en phase D centripéte, donc favorable à l'établissement et à la reconnaissance de centralités, de verticalité et par voie de conséquence la mise en évidence de certaines dépendances, dérivations et déviances. Nous y envisagions "l'hégémonie d'un dialecte local sur d'autres" (p. 6) Nous y mettions en garde :"Il semblerait qu'il ne serait point utile d'y rechercher un plan général qui aurait pu être élaboré à un certain moment de la formation de la langue" Nous exprimions notre scepticisme sur la notion d'évolution de la langue sur laquelle on n'aurait point prise. Il s'agirait, disions nous, de "distinguer, tel un archéologue, quels sont les traits initiaux du projet et quels facteurs ont pu interférer, tels les emprunts" Nous demandions "si la grammaire n'est point ' rendue possible du fait que la langue a été élaborée selon un certain schéma (..) La grammaire ne viserait alors qu'à retrouver les termes d'une proto-grammaire plutôt qu'à mettre en évidence un ordre inconscient voire involontaire" Nous concluions que "le système morphologique du français, seule langue source européenne contemporaine, c'est à dire à avoir exercé une influence puissante sur la structure et le "capital" lexical d'autres langues. On ne s'étonnera pas de notre usage de l'épithète "différentiel" (pp 267 et seq) Nous expliquions que "notre analyse a été nourrie par le recensement des diverses transformations du lexique français dans les langues germaniques (..) Les fautes commises par des locuteurs étrangers dues à la généralisation de certains cas parmi les moins sophistiqués à l'ensemble de la langue française (..) C'est précisément cette tendance systématisante supposée pallier l'ignorance globale de la langue qui est susceptible de nous révéler certaines structures " Dans notre conclusion (pp. 443 et seq), nous écrivions "L'homme semble fasciné par sa propre aptitude à créer des enclos que la Nature n'avait point programmés. Nous insistions sur l'avantage de "disposer d'une société de locuteurs capable de saisir de très faibles nuances dans la formulation différentielle des signifiants renvoyant à des signifiés assez nettement distincts (..) Dès lors que l'on est en face d'une société médiocrement consensuelle, il faut évidemment recourir à des différentiels plus grossiers où chaque notion correspondrait à la limité à un mot différent (..) En fait, toutes les langues sont placées en situation d'emprunt face au fléchissement de la polysémie et à l'afflux de signifiés, de nouveaux objets faisant la loi aux signifiants (..) Selon nous, la stratégie la plus efficace consisterait à dénoncer les faiblesses de l'anglais, ses compromis, ses emprunts maladroits, ses formes alambiquées"-(...) Le linguiste "devrait s'intéresser à des systèmes et à des "projets" linguistiques et non simplement à des langues" "Il est heureux, conclusions -nous, que certaine cultures soient en position dominante de façon à contrebalancer un tel processus centrifuge. Affirmer que chaque culture est autonome (..) risquerait de nous faire négliger le rôle de certains rapports de force entre cultures" (...) L'Homme habite des structures souvent fort anciennes par rapport auxquelles il est devenu peu à peu étranger, ce qui l'améne à tenir un discours impropre sur leur formation; Il importe, selon nous, que l'Homme reconquière sa propre création tout autant qu'il a su conquérir de ce qui ne l'était pas" (p. 456). Cet ouvrage achevé en 1989 souffrait d'une grave lacune, à savoir que nous n'appréhendions pas vraiment alors la dialectique de l'écrit et de l'oral https://fr.scribd.com/document/505453467/ Jacques-Halbronn-Dialectique-de-l-Ecrit-Et-de-l-Oral-en-Francais. Sur le plan académique, nous allions en 1995 reprendre l'essentiel de ce document (Paris VIII, DESS) dans un prélude à un Guide Astrologique (Ed O. Laurens, 1997). Où en est notre recherche plus de 35 ans après? Nous avons confirmé la centralité du français en montrant comment certaines inventions du français avaient débouché sur des solutions de continuité dans d'autres langues. La question du passage de l'écrit à l'oral, la connaissance des codes de prononciation mais aussi la quasi incapacité pour des locuteurs étrangers (dont ce n'est pas la langue maternelle) à restituer la bonne oralité du français met en évidence un processus d'initiation. C'est ainsi que la diphtongaison nasale semble hors de portée des "profanes" lesquels s'evertueront à trouver des succédanés, ce sera notamment le cas des autres langues latines, avec le remplacement du "e" à la française par un "o" ou un "a" comme quatre qui devient cuatro et quattro, tout comme "un" devient uno. On sera certes tenté de contester un tel diagnostic mais selon nous, il est assez aisé de percevoir un contournement d'obstacle là où d'autres préféreraient ne voir qu'une idiosyncrasie relevant de l'horizontalité et de la diversité babélique des langues plutôt que de la domination d'une langue matricielle, centrale, d'où le concept de franco-centrisme. Non pas que le français soit une langue première mais elle correspond à une "révolution", à une intervention venue d'ailleurs, conduisant à un reformatage d'une matière première. Ce qui vient brouiller les pistes, c''est le risque de confusion entre le primitif et le corrompu, en amont et en aval de la matrice, ce qui forme un triangle. L'obstacle épistémologique qui aura bloqué la recherche linguistique dans l'exploration phonologique tient évidemment à l'absence d'outils d'enregistrement avant la fin du XIX e siècle, étant entendu que l'écrit n'est que faiblement capable de nous restituer l'oral des siècles passés, ce qui vient relativiser l'oeuvre d'un Jean François Champollion(Pierre de Rosette)
wikipedia
"L'histoire des supports d'enregistrement sonore débute en 1857 avec un appareil qui, s'il est capable d'enregistrer une onde sonore complète sous la forme d'un tracé et non plus de simples vibrations, n'en permet pas la restitution : le Phonautographe du Français Édouard-Léon Scott de Martinville[— il faut attendre 2008 pour que des chercheurs parviennent à obtenir des fichiers audibles à partir de numérisations de tracés datant de 1860[ La restitution arrive vingt ans plus tard, en 1877, avec deux inventions quasi simultanées : le paléophone de Charles Cros, et le phonographe de Thomas Edison. Le matériel d'enregistrement et de restitution a depuis lors constamment évolué jusqu'à un traitement de plus en plus souvent entièrement numérique, de l'enregistrement à la restitution."
Comment avons-nous surmonté ce probléme? Nous avons établi une "loi" s'articulant sur la dialectique des voyelles et des consonnes, les unes sous tendant les suffixes, les autres, les préfixes. Cela tenait à la méthodologie évoquée plus haut selon laquelle il convenait de rechercher l'application d' un "plan" (un dessein intelligent) exigeant, on l'a dit, toute une formation précoce des locuteurs à combiner les consonnes entre elles en position préfixale et à renforcer la sonorité des voyelles en position suffixale. On parlera d'une anthropolinguistique, à savoir que la langue française, en tant que medium, serait porteuse d'un message (cf Macluhan) quant à l'organisation de nos sociétés. Mais notre réflexion épistémologique sur l'erreur aura été un fil d'Ariane. (c Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire, mémoire de 1987 (https://fr.scribd.com/document/367010714/jacques-HALBRONN-Linguistique-de-l-Erreur-et-Epistemologie-Populaire) Nos travaux sur les contrefaçons nous auront également préparé à repérer des emprunts et donc à rechercher des sources, des modéles.(cf notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France, 1999) C'est ainsi- comme nous l'indiquions dans notre mémoire "Essai de description critique du systéme du français-que l'erreur est révélatrice de ce dont elle est issue, elle en est le reflet déformé. Il est clair qu'une telle entreprise exige une certaine aptitude innée d'investigation. Il faut un certain génie pour mettre à jour le génie d'une langue. Notre lecture du premier chapitre de la Genése nous aura conduit à l'idée d'une Surnature, révolution copernicienne de type créationniste et non pas évolutioniste.
ANNEXES
Autres exemples d'ajustements des emprunts:
Monstre devient Monster en anglais, monstruo en espagnol , sans réalisation de la diphtongue "on"
Le français entre devient Enter en anglais (sans diphtongaison), Se prononce "entré" en espagnol; Lettre devient letter, lettra en espagnol Maître devient Master, Maestro en italien Meister en allemand, Victoire devient Victory en anglais. Rencontre devient Encounter. Peuple devient People et se prononce pipel, devient pueblo en espagnol, popolo en italien) Fenêtre devient en allemand Fenster, finestra en italien etc
On note que l'allemand aura constitué un code avec umlaut ( tréma) pour correspondre aux deux facettes de la lettre "e". Le ö c'est le e (eu) et le ä c'est le é (ai) du français pour aligner l'écrit sur l'oral;
Par ailleurs, le u français est rendu en anglais par "iew" vue ,(ex interview), ce qui indique que le U français donnait du "ou". Le "tu" français (2e personne du singulier) est rendu par le "thou" (archaïque)/ En ce qui concerne les pronoms possessifs, mon devient mein en allemand (my en anglais), ton donne dein, son donne sein (avec invitation non suivie à diphtonguer)
Observations, d'aucuns pourraient certes être tentés de contester notre description et nos comparaisosn voir de les inverser: ne serait-ce pas plutôt comme le voudraient des étymologistes, maestro qui aurait donné le français "maître" et ainsi de suite? Nous répliquerons que l'on va plutôt du plus compliqué et difficile vers le plus simple et facile et non l'inverse. Ce n'est donc pas le français qui aura introduit de la diphtongaison mais les 4 langues emprunteuses (deux germaniques, deux latines) qui auraient déclaré forfait en proposant un biais, ce qui place le français en position centrale en rapport avec sa position géographique. Cela dit, que penser de l'origine du français "maître"?
sur le web
"Les dictionnaires nous apprennent que. Maître provient de maistre (1080) mot de l'ancien français issu du terme latin magister, lui-même dérivé de magis "
En tout état de cause, le français n'est pas apparu ex nihilo, il aura reformaté des états anterieurs. Il y a un état proto-français tout comme il en est un pos-français avec ses dérivés(cf supra).
JHB 15 04 26
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