mercredi 29 avril 2026

jacques halbronn Anthropolinguistique. L La quetsion du genre féminin

jacques halbronn Anthropolinguistique . La question du genre féminin. Que signifie en français le passage du "le" au 'la" pour marquer le genre? Nos récents travaux nous renvoient à la question de l'empriunt mimétique, à savoir que l'emprunteur est souvent amené à recourir à des expédients, dans son incapacité à reproduire fidélement le modéle qu'il s'est donné à suivre. Le "la" est plus accessible que le "le" dans le cas des articles définis au singulier, la prononciation française du "e" n'aura pas cessé de faire probléme. Exemple, possible prononcé "possibel". Le féminin butte aussi sur les diphtongues nasales: mon posessif masculin se change en ma, ton en ta, son en sa. Là encore le a apparait comme un palliatif à une certaine impuissance. En outre, le e est caractéristique d'une féminisation du mot : bonne pour bon, grande pour grand, petite pour petit , longue et long etc, ce qui conduit à une consonantisation en position finale. Cela vaut pour le participe présent : constante pour constant, mais en français la diphtongue nasale se maintient au féminin et non pour l'emprunt anglais qui sépare le a et le n. Le participe passé a joute un e pour le féminin: fini et finie, aimé et aimée (anciennement aimed et aimede) etc Mais bonne ne diphtongue pas à la différence de bon. Cela va aboutir généralement à produire en finale une sonorité consonantique au féminin, à la place d'une sonorité vocalique au masculin, ce qui va à l'encontre de la régle/loi que nous avons formulée, distribuant au début d'une séquence une dominante consonantique et en fin une dominante vocalique. Nous expliquons ce phénoméne en considérant que les femmes n'avaient pas accés à la parole et lui étaient donc étrangères, d'où les similitudes observées entre le féminin français et l'emprunt anglais: comme active au lieu d'actif. L'on peut supposer que le français, initialement, ne marquait pas le genre, ce qu'atteste l'emprunt anglais dans son traitement de l'adjectif qui y considére comme "neutre", ce qui nous aide à appréhender un état primitif de la langue française. Par la suite, cette neutralité aura disparu dans la plupart des langues, intégrant le langage féminin dans leur dispositif devenu duel, ce qui d'ailleurs conduira à qualifier tel ou tel mot de masculin ou de féminin sans rapport avec une référence anthropologique. : ton vélo, ta voiture etc L'anglais avec l'usage du "his" et du "her", respecte l'identité du sujet alors que le français a perdu un tel marqueur. JHB 29 04 26

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