vendredi 10 avril 2026
jacques halbronn Linguistique Emprunts au français et solutions de remplacement. dans les langues latines et germaniques
jacques halbronn Linguistique Emprunts au français et solutions de remplacement. dans les langues latines et germaniques
Selon nous, l’emprunt linguistique détermine une stratégie d’adaptation et d’intégration, tant à l’écrit qu’à l’oral en raison de la spécificité de la langue dont il est fait usage. Or, le français offre certaines difficultés à l’oral qui vont être contournées au moyen d’expédients.
C’est ainsi que la diphtongaison récurrente en français sera généralement ignorée par les langues qui lui empruntent, traitant la lettre « n » comme une consonne quand elle sert à amplifier la tonalité « voyelle »(vocalique). Le n ici a un statu diacritique. La liste des mots français comportant une diphtongue est très longue en français et couvre les formes écrites en an, on, in, un, ain, ein. Dans bien des cas, la langue emprunteuse a conservé l’écrit du français, ce qui démontre la préexistence de l’emprunt; On dénote de rares cas de respect de la diphtongue en anglais avec la phrase négative: I don’t, I can’t/ un cas intéressant est le possessifs : le « mon » français est remplacé par « my » En ce qui concerne l’emprunt de l’allemand au français, l’écrit conserve certes la diphtongue mais ne la rend pas à l’oral: nein, mein, dein, sein; kein etc Dans le cas des langues latines, la conjugaison ne respecte plus le modéle français: la finale en « os » de l’espagnol, à la première personne du pluriel, devait initialement comporter à l’écrit le tildé marquant la diphtongaison Vamos et Allons. Quant à l’italien, il n’aura gardé que la forme « mo » (Andiamo) L’anglais remplace parfois la finale « ment » par un « ly » (correctement, correctly) et parfois il prononce le « n » comme une consonne à part entière alors qu’il a une valeur diacritique pour signaler la disphtongue (parliament, governement)
L’autre cas de figure est l’emprunt du e français qui est généralement mal rendu par l’emprunteur. Le o remplacera souvent le e comme dans l’exemple donné plus haut où « not » se substitue au « ne » français.. I do not, I cannot. on retrouve ce remplacement du e par le o dans les langues latine : Yo à la place de je; no à la place du ne, lo à la place de le etc sans parler à l’oral de la prononciation « é » pour le : exemple que s’écrit comme en français mais ne se prononce pas pareillement
L’anglais ne parvient pas à prononcer correctement noble, possible, centre qu’il rend à l’oral nobel; possibel; center et dans ce dernier cas, l’écrit s’aligne sur l’oral. Or, le e français comme le n français ont valeur de voyelle; d’où leur rôle en fin de mot, selon la régle que nous avons posée dans de précédents textes. Inversement, le français équivaut à un shewa permettant de joindre les consonnes entre elles/ Or; en remplaçant le e par le o ( ex: no, lo, yo etc) les autres langues latines ne sont plus en mesure de conjoindre les consonnes initiales pour faire pendant aux voyelles finales, au sens où nous l’avons précisé, le o ou le a ne pouvant jouer le rôle du shewa (e muet)
Quant à l’allemand, il rend le e final du français d’une façon impropre: ce qui pose le probléme de la prononciation française de la diphtongue et du « e » qui exige une gymnastique particulière de la part de l’étranger. L’article défini en anglais « the »est calqué sur le « le » français mais n’en a pas les vertus, tout comme la première personne du singulier, I est dérivé du Je français.
C’est ainsi que dans bien des cas, le féminin français marqué par le « e » sera perçu comme se terminant par un son consonantique, vu que le e français a une réalisation qui n’est pas perçue à l’oral bien que figurant à l’écrit, ce qui conduit les langues latines à recourir aux voyelles « o » et « a » ou au « é »; à l’écrit ou à l’oral.
On est dès lors en droit de se demander si ce qu’on appelle voyelles ne serait pas le résultat d’une substitution a « e » à la française, cette langue étant, selon nous;, matricielle/ On aura compris que nous préférons de loin parler de dérivation et de substitution par rapport au français que d’idiosyncrasie propre à chaque langue, donc nous optons pour la verticalité et non pour l’horizontalité, selon notre épistémologie mettant en évidence une centralité structurelle;/
JHB 10 04 26
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