vendredi 31 octobre 2025
. jacques halbronn Méthodologie. Un essai peut s'appréhender par ce qu'il ne prend pas en compte. Le cas Chomsky.
jacques halbronn Méthodologie. Un texte peut se définir par ce qu'il ne prend pas en compte. Le cas Chomsky.
Notre essai mettre en évidence les limitations d'une recherche du fait de ses sources. Entendons par là que dès lors que son auteur n'a pas approfondi, ou même abordé certains domaines, certains modéles, une recherche présente certains handicaps susceptibles de l'hypothéquer. Dans le cas de Noam Chomsky, nous aborderons son oeuvre "en creux".
Le biais du point aveugle est en quelque sorte un « méta-biais de supériorité illusoire » (un biais sur les biais) ; tandis que, selon ce dernier, nous avons tendance à surestimer nos propres qualités et capacités par rapport à celles d’autrui, le biais du point aveugle indique que nous pensons être moins victimes des biais cognitifs que les autres ! Ce méta-biais cognitif a été nommé ainsi en référence au point aveugle (ou tache aveugle) de notre œil qui, à l’endroit où arrive le nerf optique, est dépourvu de photorécepteurs (et ainsi ne perçoit pas les rayons lumineux). Nous ne le remarquons pas en raison de la vision binoculaire, chaque œil compensant la tache aveugle de l’autre. " Les points aveugles chez Chomsky concernent selon nous l'astrologie, la langue française, la théologie. Ce handicap peut être en partie compensé quand le chercheur prend conscience de certains manques, de certains trous dans sa formation, dans son information, ce qui ne l'aura pas incité à compléter son bagage, en cours de route. Certes, Chomsky s'est essayé, tôt, à une description de la morphophonologie de l'hébreu moderne, ce qui a pu impacter sa conception de la pratique langagière, certes, Chomsky est-il familier avec la langue anglaise puisqu'il écrit dans cette langue mais a-t-il suffisamment consacré de temps au phénoméne de la langue française dont il ne pouvait raisonnablement ignorer à quel point l'anglais a pu être impacté par le français. Comment un anglophone qui se respecte peut il indéfiniment faire l'impasse sur le français comme langue de référence? Or, selon nous, le français comporte une dimension matricielle que l'anglais ne peut que refléter très imparfaitement et que nous avons mis en évidence. Cela dit, Chomsky pouvait fort bien ignorer nos recherches en dépit des moteurs de recherche mais il aurait pu, au moins, se rendre compte du caractère douteux de la langue anglaise pour constituer une théorie linguistique qui tienne la route. Quant à l'hébreu moderne, c'est une langue qui serait bien en peine de constituer un fondement phonologique viable. en raison des aléas de son processus d'oralisation, liés à l'Histoire de ses locuteurs et notamment au traitement de ses voyelles propre à la tradition des langues sémitiques. En ce qui concerne la lacune astrologique chez Chomsky, elle a pu affecter son travail dans le champ du politique. Là encore, Chomsky pouvait tout à fait ne pas avoir pris connaissance de nos avancées (cf notre Astrologie Septénale) tout en réalisant empiriquement la nécessité de considerer l'intervention sous -jacente d'un paramétre cyclologique dialectique. Une telle lacune n'aura pu être sans effet négatif sur sa production, notamment par le traitement biaisé que le texte biblique accorde à l'Astrologie (cf notre ouvrage Le monde juif et l'astrologie Histoire d'un vieux couple, Ed Arché, Milan, 1985). Dans le présent article, on se contentera de discourir sur l'importance que Chomsky accorde à la liberté syntaxique, l'ordre des mots, pour sa grammaire générative et sa critique de Bloomfield. Pour notre part, la question syntaxique nous semble bien moins intéressante à étudier que la dialectique de l'écrit et de l'oral, laquelle reléve de la morpho-sémantique/phonologie, dont Chomsky a traité pour l'hébreu moderne, langue qui nous est familière depuis nos séjours en Israel, dès le lendemain de la Guerre des Six Jours.(1967) Nous avons ainsi montré que le locuteur, notamment en français- langue moins corrompue dans son articulation que la plupart des autres langues, y compris latines ou si l'on préfére plus accomplie - se doit de considérer l'écrit comme un état neutre qui va prendre diverses formes à l'oral, du fait de la contextualité dans laquelle se trouve le locuteur, d'où le rôle des affixes de toutes sortes qui viennent "décliner" le radical (adjectifs, adverbes, préfixes, suffixes, marqueurs de temps, de sexe, de nombre etc) ce qui fait intervenir le "shewa" terme emprunté à la grammaire hébraïque (e muet) dont la fonction réductrice première, est de souder l'affixe au radical, comme dans le cas de la formation du futur, le préfixe étant lié au passé (phase Zéro en Astrologie Septénale, le suffixe au futur.(phase 45 en Astrologie Septénale)
Sur le web Chomsky s'explique sur la distinction qu'il propose entre problémes et mystères en notant que la notion de Mystère correspond à l'expérience que tout chercheur peut avoir éprouvée. Il est probable que ce qui pour Chomsky est un mystère ne l'est pas pour nous:
"I would like to distinguish roughly between two kinds of issues that arise in the study of language and mind: those that appear to be within the reach of approaches and concepts that are moderately well understood — what I will call “problems”; and others that remain as obscure to us today as when they were originally formulated — what I will call “mysteries.” The distinction reflects in part a subjective evaluation of what has been achieved or might be achieved in terms of ideas now available. Others see mysteries, incoherence and confusion where to me the issues seem rather clear and straightforward, and conversely".
Selon nous Chomsky semble relativiser le fait qu'il ait pu exister une langue imposant sa loi aux autres, générant une situation de mimétisme et d'aliénation. Dans le cas de l'anglais, notamment, on ne comprend pas ce qu'il est devenu sans admettre que cette langue a subi la domination du français depuis mille ans. Il est des langues "maitresses" (français) et d'autres "esclaves".(anglais)/ Les langues ne convergent pas parce qu'elles s'ancrent dans une nature humaine commune mais parce qu'elles auront subi le même joug.
Cahiers de l'Herne "Chomsky" 2017
JHB 31 10 25
lundi 27 octobre 2025
jacques halbronn Linguistique. La fonction de la lettre Y (i grec, upsilon) au niveau du passage de l'écrit à l'oral.
jacques halbronn Linguistique. La fonction de la lettre Y (i grec, upsilon) au niveau du passage de l'écrit à l'oral.
Nous avons déjà abordé la question des signes diacritiques. Il s'agit de lettres destinées à interagir avec d'autres lettres pour en déterminer la prononciation correcte. C'est ainsi que la voyelle "e" va neutraliser par sa présence une diphtongue (bon/bonne) ou au contraire renforcer par son absence une consonne (petit/petite). L'accent sur le e joue également un rôle en ce qu'il remplace une consonne: changé et changed.(attesté en anglais), forêt et forest. L'apostrophe vise, quant à elle, à évacuer le "e": l'amour au lieu de le amour. Quant au tréma, il vise à séparer au lieu de fondre. Noël, inouï.
Où se situe le Y dans une telle panoplie? Selon nous, le Y en tant que signe diacritique, comme aide à la bonne prononciation lors du passage de l'écrit à l'oral, vise les combinaisons de voyelles : AI, OI. qui empêchent le son "ye" de se concrétiser en français. Nous avons le cas de "joie", qui donne joyeux mais pas "joy" comme en anglais. Le français actuel propose "la joie" avec OI prononcé comme "wa" Idem pour voie , qui donne voyage mais faut il prononce "vo-yage" ou "vwoiyage"? Quid de Roi et Royal? Faut il prononcer "Rwa" - Rwayal ou bien Ro-yal comme en anglais?
Est ce une déformation anglaise ou une forme française tombée en désuétude comme nous le pensons? On a balai et balayer, soie et soyeux, mais faut-il dire swyayeux ou so-yeux?
Comment faut il prononcer le "ai"? On prononce en français la paie (paiY) et payer et non pa-yer/
Faut-il dire je bois (bwa) ou je bo-y?
Certes, l'anglais prononce say, day, way, may sans tenir compte du Y qu'il traite comme un "i", s'alignant sur une pratique "à la française"....Notons que l'anglais change le g allemand en y : sagen, Tag, Weg. mögen. On notera l'usage de la forme "aille", où le double L joue le rôle du Y.
JHB 27 10 25
vendredi 24 octobre 2025
jacques halbronn Linguistique comparée. Le français est une langue post-latine et à sa suite l'anglais. La diphtongue.
jacques halbronn Linguistique comparée. Le français est une langue post-latine et à sa suite l'anglais. La diphtongue.
De même que nous parlons de surNature ou de post Nature en théologie, nous entendons introduire en linguistique la notion de langue postlatines, ce qui implique la réforme d'un état premier que nous désignons en astrologie septénale comme phase Zéro précédant la phase 45 (90°/2) Il ne s'agit donc pas de présenter le français comme un état premier mais bien plutôt comme un nouveau stade pour les langues latines et comme l'anglais est à la remorque du français, nous pouvons l'inclure dans le groupe "post-latin" mais sous une forme dégradée et non pas sublimée. Nous fournirons ci- dessous quelques exemples du passage de l'italien au français, marqué par un processus systématique de réduction comme Leonardo (da Vinci) devenant Léonard (de Vinci) En ce sens, nous rejoindrons le principe selon lequel la recherche des origines des langues est assez vaine/
On trouve l'italien Amore se francisant en Amour, detto en dit, presidente en président, serra (Corriera della serra) en soir (France Soir) gelato, gelé, trop devient trop, bene devient bien, molino moulin,veramente, vraiment etc
sur le web
"La langue italienne a exercé une influence réelle sur le français, surtout dans le domaine de la musique, de l'art, de l'alimentation et de l'économie. Beaucoup de mots comme piano, cantatrice, spaghetti, banque sont emprunts des racines italiennes. des princesses italiennes et l'influence de la Renaissance italienne."
Dans le cas de l'anglais, nous avons montré qu'il avait préservé, dans nombre de cas, un état premier du français alors même que le français n'avait point préservé celui-ci. En ce sens, on ne saurait séparer les deux langues lesquelles constituent un stade Sur ou post Latin qui domine manifestement notre monde actuel/ On trouve en français, en particulier le triangle formé par l'écrit neutre pouvant se décliner à l'oral au masculin ou au féminin alors que dans d'autres langues, ce triangle est écrasé, l'écrit s'alignant sur l'oral.
L'apport principal du français en tant que langue post latine nous apparait être le processus de diphtongaison.
sur ke web
LA NASALISATION DES VOYELLES EN FRANÇAIS :
PERSPECTIVE HISTORIQUE
Guillaume BONNEAU
Kim SIMARD
Cette étude présente une vue globale de l’évolution des voyelles
nasales du français. Elle synthétise les changements qu’ont subis les
voyelles /a/, /e/, /o/, /i/ et /y/ du XIe siècle jusqu’à aujourd’hui en lien
avec le trait de nasalité. L’article détaille l’évolution diachronique des
voyelles nasales du français et décrit les tendances synchroniques des
voyelles nasales du français parisien et du français québécois. Le
comportement des voyelles nasales sera expliqué dans le cadre de la
théorie de la confusion phonologique et du changement linguistique.
Malgré leur origine commune, les variétés de français parisien et de
français québécois suivent une tendance évolutive distincte".
Selon nous, c'est le passage du féminin au masculin, impliquant un processus de réduction qui aura généré une telle solution. Ainsi, bonne se diphtonguera en "bon". Mais l'on observe que la pratique de la diphtongaison nasale n'a guère pu s'exporter.L'anglais, en dépit de son mimétisme ne rend pas la diphtongue des formes en "ment" (government). Un autre phénoméne est celui du passage du L en U en français: de le devient du, cheval chevaux, normal, normaux, belle devient beau, capello chapeau etc. On voit donc que la diphtiongaison sert de marqueur de genre et de nombre en français. etc L'italien mio devient "mien" alors que le féminin du français ne diphtongue pas: mienne, le e finale anihilant la nasalisation.
JHB 24 10 25
jeudi 23 octobre 2025
lundi 20 octobre 2025
jacques halbronn Recherche linguistique. L'ampleur de la domination du français sur l'anglais.
jacques halbronn Recherche linguistique. L'ampleur de la domination du français sur l'anglais. L'anglais comme imittaion du français.
Poursuivant notre enquête sur tout ce que l'anglais doit au française, soit sur sa "dette" linguistique, on trouvera ci après de nouvelles observations qui font état d'une situation de l'anglaise qui devrait être appréciée à terme comme ingérable et irréversible., en dépit du déni persistant de l'anglosphère.
On insistera notamment sur l'adoption de certains codes de prononciation du français passés en anglais; C'est le cas des formes en "au", ou", "ai" qui sont réalisées "à la française" et qui ne se retrouvent ni en allemand, ni en italien, ni en espagnol. Le francophone abordant l'anglais ne se trouvera donc nullement dépaysé, sous ce registre et cela ne vise pas seulement les emprunts au français ayant fait suite à la Conquéte Normande. Daughter, par exemple face au Tochter allemand. A quel moment le "o" a -t-il été rendu par un 'au" comme autre rendu en anglais par other? Même question pour Tag devenu en anglais Day.
Quelques exemples:
Au: fault, cause, automobile, author(ity), Paul,auxiliary
AI/AY! May, say, day, gay, pay, play, lay, way, pain Voir aussi le cas de vrai donnant "very"
Dans certains cas, la comparaison conduit à s'interroger sur la prononciation initiale du français comme choix devenu choice, voix devenu voice vu qu'en français roi a donné royal. Quid de boy?
Rappelons aussi le cas du passage du P au F : peu donne few, plat donne flat, pair donne fair, peur donne fear
Enfin, le pluriel du nom peut être révélateur: philosophy et philosophies, beauty et beauties, etc, le y du singulier devenant "ies" au pluriel. Ajoutons les barbarismes comme indicate dérivé d'indication.
JHB 20 10 25
lundi 13 octobre 2025
jacques halbronn Linguistique. Langues préfixales et langues suffixales: le cas du possessif, de l’adjectif, du négatif, du passé/futur
jacques halbronn Linguistique. Langues préfixales et langues suffixales: le cas du possessif, de l’adjectif, du négatif, du passé/futur
L’hébreu marque le possessif sur un mode suffixale à la différence des langues européennes. On ne dira pas en hébreu: ton livre mais le livre qui (asher/shé lekha) est à toi. La question du placement des adjectifs pose également le probléme de la préfixation et de la suffixation. En français,l’adjectif est plus souvent préfixé à la différence des langues d’origine germanique qui préconisent de placer l’adjectif devant le nom qu’il accompagne: White House, Maison Blanche. Her father, son père à elle.
On signalera aussi la question de la place du marqueur du négatif.En français, la négation est double; je ne veux pas. donc à la fois préfixale et suffixale. Parfois, la suffixation suffit à la tâche : j’veux pas. Dans les autres langues latins, on a une redondance: no quiero nada;(je ne veux rien) L’anglais a adopté , pour marquer la négation, la forme « I don’t, qui place la négation en position suffixale.(I do not)
En ce qui concerne la conjugaison (marqueur de temps), le français marque le passé par un préfixe et le futur par un suffixe alors que l’anglais use du préfixe pour le futur tout comme l’allemand I shall write, Ich werde schreiben et il marquera le passé par un suffixe, I changed my mind.
JHB 13 10 25
dimanche 12 octobre 2025
vendredi 10 octobre 2025
jacques halbronn Linguistique comparée des langues latines. La supériorité du français au prisme de l’oral
jacques halbronn Linguistique comparée des langues latines. La supériorité du français au prisme de l’oral
Ce qui distingue le français de l’espagnol ou de l’italien tient à la qualité de son mode d’oralisation, de prononciation de l’écrit. Le tort de ces deux langues « latines » aura été de tenter d’aligner l’écrit sur l’oral, ce qui est particulièrement net pour le « toscan ». qui, par exemple, n’utilise pas la consonne »s » pour marquer le pluriel, ni à l’écrit, ni à l’oral.
Nous avons mis en évidence un modéle triangulaire à deux niveaux: celui de l’écrit qui débouche sur l’oral, ce qui peut sembler contre intuitif tant l’apprentissage de la langue maternelle commence par l’oralité. En revanche, quand on apprend une langue, on débute par l’écrit ¨ Pour nous, la langue « sacrée » est révélée à l’Humanité par le biais de l’écrit, de l’inscrit.
Le passage de l’écrit à l’oral implique une transmutation – au sens alchimique du terme. L’écrit est ouvert à toutes les options et en ce sens, il est indéterminé, Il est la matière en attente de la forme. Le passage de l’écrit à l’oral, en français, offre une dimension initiatuque absente dans les autres langues latines. L’anglais, de par ses emprunts massifs au français, nous permet de restituer le français dans son rapport à l’écrit. C’est ainsi que la neutralité de l’adjectif en anglais découle d’un premier état du français ne précisant pas le marqueur de genre ou de nombre. Or, le français aura aligné l’écrit sur l’oral en usant prématurément le genre. Mais l’anglais n’a pas compris qu’à l’oral, il importait de préciser le genre. Double malentendu.
La transmission des codes de prononciation est une cause majeure de corruption de l’héritage linguistique. Il en est ainsi pour les nasales qui sont occultées dans les autres langues latines alors qu’elles jouent un rôle clef en français. Des formes comme « vamos » ont perdu leur diphtongaison, le tilde sur le « o » a disparu. Dans le français du XVIe siècle (cf le début de la Préface de Nostradamus à César), l’usage du tilde était répandu) Quant à l’italien, il ne se sert pas du marqueur « s » comme le font l’espagnol, l’anglais (sous l’influence du français) et l’allemand non plus, ce qui s’explique par un alignement sur l’écrit originel lequel n’a pas à indiquer des états à venir, ce qui est réservé à l’oral, en situation.
En tout état de cause, on est dans un processus cyclique, ce qui signifié que le temps Hessed doit repasser le relais au temps Din, d’où la nécessité d’un retour à la source, tout comme l’émigré va devoir à terme, repartir.
Selon nous, il importe de ne pas alourdir l’écrit en l’alignant sur l’oral lequel est imprévisible dans ses développements. La régle est d’alléger l’écrit de façon à préserver toutes ses facultés de devenir. En Astrologie septénal, l’écrit est le point de départ et de retour, soit la phase Din et l’oral l’ouverture vers un futur indéfinii, soit la phase Hessed.
Au niveau théologique, le dieu premier (mobile) est à relier à l’ écrit et le dieu qui en découle, qui émane correspond à à l’oral. L’écrit est fixe et l’oral est mutable.
JHB 10 10 25
mercredi 8 octobre 2025
jacques halbronn Linguistique. Avenir de la communication écrite au XXIe siècle. La prévalence du français
jacques halbronn Linguistique. Avenir de la communication écrite au XXIe siècle. La prévalence du français.
Nous avons montré que l'écrit était sensiblement plus dépouillé que l'oral et qu'il n'était pas souhaitable que l'écrit s'alignât sur l'oral, comme cela avait souvent été le cas. Or, actuellement, la communication écrite tend à dominer, par le biais d'Internet, des réseaux sociaux, de l'IA, des textos etc. C'est donc le bon moment pour sauvegarder l'écrit dans toute sa pureté, dégagé des adaptations aléatoires de l'oralité.
Une telle entreprise devrait privilégier le statut du radical par rapport à l'ensemble des affixes de toutes sortes qui gravitent autour de lui avec pour effet de mettre en évidence les passerelles entre les langues et donc l'inter-communication par le biais de l'écrit sous une forme révisée. Cela implique d'adapter les programmes scolaires dans ce sens en prenant le contre pied d'un enseignement des langues prenant un malin plaisir à multiplier les différences d'une langue à l'autre. Cela passe par le recours à l'étymologie. Le français aurait tout à gagner à une telle orientation didactique car l'on constaterait, ce faisant, sa position centrale.
Il s'agit de mettre fin à des redondances: prenons le cas de "toilettes", terme figurant dans les espaces publiques et qui cohabite avec 'toilets" en anglais. Il nous semble totalement inutile de faire figurer les deux termes, comme si l'anglophone qui lit "toilettes" n'était pas capable de faire le rapprochement avec son "toilet"; Comme si la forme "communique" ne renvoyait pas l'anglophone à son "communicate" Il y a là un sous développement de la capacité de connexion, assez dommageable pour l'éveil des éléves. Il ne s'agit pas ici d'avoir pour objectif d'apprendre à parler une langue mais à lire des textes écrits dans un certaine langue; Inversement, que l'on ne nous dise pas qu'un francophone ne fera pas le lien entre nourrir et nurish, Parlement et Parliament, gouvernement et government etc en s'aidant éventuellement du contexte de la phrase. Ne prenons pas les gens pour plus bêtes qu'ils ne le sont! Il y a là un souci de précision tout à fait ridicule! L'intelligence se révéle quand on rapproche des données ne diffèrant que marginalement. C'est ainsi que les moteurs de recherche passent outre nos erreurs ou nos coquilles qui affectent nos messages et d'ailleurs, la tendance à l'abréviation va dans notre sens. Nous dirons que l'oral compléte l'écrit et par conséquent, l'écrit est dispensé d'être exhaustif, ce qui lui permet d'entretenir une certaine polysémie. L'écrit est donc réducteur, abrège mais en fait il serait plutôt le point de départ, le "radix", la racine (de l'arbre), le radical. L'oral est l'arborescence.
Ce constat nous conduit à réfléchir sur la génése du langage. Pour nous, la langue serait un don des dieux à restaurer, à reconstituer en raison de sa corruption et non un processus en évolution dont l'origine importerait peu.
wikipedia
" L’origine du langage humain a toujours suscité l’intérêt des penseurs. De nombreux mythes tendent à donner aux langues une origine surnaturelle. La Bible explique ainsi la multiplicité des langues par le mythe de la Tour de Babel, selon lequel la langue unique des origines aurait été divisée en une multitude de langues pour apporter la discorde entre les hommes et les empêcher de se concerter en vue d'une action commune.
Pour éviter les querelles stériles et les thèses farfelues, la Société de linguistique de Paris avait en 1865 informé ses membres dans ses règlements qu'elle ne recevrait plus « aucune communication concernant […] l'origine du langage »[ Aujourd'hui, le sujet est étudié scientifiquement dans le cadre de plusieurs disciplines, notamment en paléontologie, en psychologie, en biologie moléculaire et en linguistique historique."
JHB 08 10 25
jacques halbronn Linguistique. Les traductions et les calques Le cas des formes en "where" et en "body'", en back, full
jacques halbronn Linguistique. Les traductions et les calques Le cas des formes en "where" et en "body'", en back, full
En 1981 nous avions rédigé un mémoire de DEA (Université de Lille III) sur le processus de traduction du français vers l'anglais à propos d'un traité d'astrologie d'Auger Ferrier de 1550 publié au XVIIe siècle en montrant que le traducteur tendait à user de mots empruntés au français, et donc assez semblables au lexique du texte de départ. Mais il convient aussi de prendre en compte le cas des calques où l'original français n'apparait pas directement puisqu'il fait l'objet d'une traduction qui vient fausser les pistes. Or, le calque permet de prendre une mesure plus ample de l'influence du français, car on ne peut se contenter du simple emploi du lexique français, il importe de montrer aussi sur le plan morphologique que des affixes français peuvent être combinés avec un lexique non français, comme dans le cas de la finale en "ed" qui marque le préterit et le participe de l'anglais à partir d'une forme archaique du français qui est devenue obsoléte en français;
Prenons le cas de la série anglaise en "where" laquelle est calquée sur la forme "part" du français: no where vient de nulle part, elsewhere vient d'autre part, everywhere vient de partout (de toutes parts). Somewhere et quelque part, Mais cela vaut aussi avec les mêmes préfixes pour "body" no body, everybody, somebody, someone else, body étant le calque de personne.
Autres exemples de calques
Le français " tout de même" a donné le calque All the same. On trouve le calque de "tout", dans not at all, pas du tout, dans "all of a sudden" (tout d'un coup) Peut être trouverait-on une influence française dans "all right".(tout droit)
Forgive vient de Pardon et Understand viendrait (cf notre article à ce sujet) de contre tenir. Intéressons- nous à l'anglais less et least qui serait à rapprocher de moins et de moindre.(cf la Cigale et la fourmi, pas son moindre défaut); cette forme moindre pourrait être rapprochée de better.. Nevertheless de néanmoins, unless de à moins Nearly viendrait de "Presque"
Il est clair que les adaptateurs du français ont choisi d'appliquer systématiquement des équivalences Ainsi, "
samedi 4 octobre 2025
jacques halbronn Linguistique Sur la relation de dépendance de l’anglais par rapport au français . Réponse à Ernest Weibel.
jacques halbronn Linguistique Sur la relation de dépendance de l’anglais par rapport au français . Réponse à Ernest Weibel.
L’ouvrage de Weibel « Histoire de l’Angleterre. Des Normands à Charles III », Ed Ellipses, 2024, tend à montrer, à souligner, la centralité de l’Angleterre et du monde anglo-saxon dans le monde, force arguments à l’appui. Dans le chapitre « L’empreinte de l’Angleterre et l’anglosphère » (ch 20), l’auteur, suisse, note à quel point « les mots anglais ont infusé une grande partie du monde moderne: no comment, breakfast, clean, weekend, tea time, whisky, internet, podcast, gentleman pour n’en citer que quelques uns » (p.419) Que dire de ce texte trouvé sur le web?
« Historiquement, les anglais parlaient français pendant plus de trois cents ans, entre 1066 et le début du quinzième siècle, le français a été la langue officielle de la cour d’Angleterre. De cette manière, le français a eu beaucoup d’influence sur la langue anglaise qui lui a même emprunté quelques mots comme « juge » (judge), « mariage » (marriage) ou « moutarde » (mustard). Quoi qu’il en soit, si la haute société a effectivement utilisé le français normand pendant plusieurs centaines d’années en Angleterre, l’anglais a été la langue du peuple et il a fini par s’imposer pour tous les Anglais ».
La mention de ces quelques mots révéle la méconnaissance linguistique de l’auteur de ce texte, quand on connait l’impact massif du français sur l’anglais. Se moque-t-on du monde?
Sur le web
« Selon Laura K. Lawless, plus d’un tiers du vocabulaire anglais actuel est d’origine française. Selon la linguiste Henriette Walter, les mots d’origine française représentent plus des deux tiers du vocabulaire anglais. En réalité, les estimations vont de 29% à 41% de mots français selon les sources ».
L’Avant Propos de l’ouvrage de Weibel, par ailleurs, (p. 5) évoque le « Couronnement de Guillaume le Conquèrant en 1066 à l’abbaye de Westminster, il y a plus de 1000 ans. Au vrai, la liste de mots anglais universellement adoptés, fournie par Weibel nous semble pourtant bien dérisoire tout comme nous semble étrange de commencer par ce Guillaume Le Conquèrant, venu de l’autre côté de la Manche (Channel) et qui reléve de la colonisation. Certes « de 1066 à nos jours, toutes les tentatives d’invasion du sol anglais ont échoué » (p. 7) mais précisément pas celle de 1066. Excusez du peu! Invasion au combien matricielle et qui combine emprunt et empreinte.
Wkipedia
« Cette conquête fait de lui (Guillaume) l’un des plus puissants monarques de l’Europe occidentale et conduit à de très profonds changements dans la société anglaise, dont l’élite anglo-saxonne disparaît au profit des Normands ».
Que l’on songe à cette « Round Table » du Roi Arthur qui est le pendant automatique de la Table Ronde! Encore faudrait-il faire la part des calques comme dans le cas du breakfast (rupture du jeune), cité par Weibel, qui n’est autre que le pendant du « déjeuner » ou de gentleman qui vient de gentilhomme. Décidément, la question de la langue serait bien le point aveugle chez ces auteurs qui ne voient que par le petit bout de la lorgnette. L’anglais est une langue bâtarde (comme Guillaume de Normandie) qui n’est ni vraiment germanique, ni vraiment latine. En fait, pour nous l’anglais est un pis aller pour ceux qui ne parviennent pas à maitriser pleinement le français, c’est le français du pauvre, du profane et l’on parle souvent en anglais par défaut, comme solution de continuité, de succédané plus accessible. C’est en prenant la mesure de la complexité phonologique du français, notamment dans la dialectique de l’écrit et de l’oral, que nous avons compris à quel point l’anglais était un second choix, plus accessible. La mauvaise monnaie chasse la bonne! Comment une langue aussi mal en point pourrait-elle prétendre à cette mondialité que Weibel lui confère (p.419? Charles Darwin, d’une certaine façon, présente l’évolution de l’Humanité « selon le même processus que pour l’anglais: une sorte de tatonnement, de bricolage au petit bonheur la chance. Sur le web: au petit bonheur ; au hasard ; sans faire de plan ; sans faire de prévision ; en se laissant guider ; au jugé ». Jardin à l’anglais face au jardin à la française.
JHB 04 10 25
mercredi 1 octobre 2025
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